Je me réveille tôt. Trop tôt. La lumière du store barre le mur d’en face. J’ai chaud. J’ai mal dormi, à cause de la veille, de Léa dans l’embrasure, le regard baissé pile là où mon short ne cachait plus rien. Je reste une minute sur le dos, une main sur le ventre, puis je me lève. Je sors dans le couloir en caleçon et t-shirt, pour aller déjeuner.
La porte de la salle de bain est entrebâillée. De la buée s’en échappe. Dedans, maman se douche. Je la vois de profil sous le jet, un bras levé pour se rincer la nuque. Seins lourds, luisants. Hanches larges. Quand elle pivote d’un quart, son sexe fourni ruisselle ; la mousse glisse le long de sa cuisse et s’écrase au genou.
Je m’arrête. Ma queue s’allonge dans le coton, déjà dure, chaude d’un coup contre le tissu encore frais du matin. Je déglutis. Je devrais continuer mon chemin. Je reste. Ma main passe sous l’élastique, serre, trouve le gland déjà humide, trop sensible au premier frottement. Je me branle là, contre le chambranle, le poing court, les yeux sur ma mère qui se lave.
Je n’entends pas Léa tout de suite. Quand je la vois, elle est déjà à deux mètres. Short de pyjama, t-shirt trop large, cheveux châtains en bataille. Les joues roses. Son regard va de ma main à la porte, à maman, et revient.
Elle parle bas.
– Maman t’excite aussi.
J’ouvre la bouche. Rien.
– Je te suffis plus. Je sais que tu m’as vue, hier.
Le sourire en coin me vient trop tard, de travers. Je retire enfin la main. Ça ne change rien : ma bite est déjà trop visible sous le caleçon.
– Léa…
Elle jette un coup d’œil vers l’escalier, puis vers moi.
– Viens. ne restons pas là. On va dans ma chambre.
Elle se retourne. Je la suis.
Elle pousse la porte assez pour couper le couloir. Le lit est défait, un oreiller par terre. Elle s’adosse au bord du sommier, me cherche des yeux.
– Depuis la tente, j’y pense tout le temps. Toi qui te branlais en croyant que je dormais. Ta main, après, sur moi.
– On avait dit qu’on ne disait rien.
– Je te dis à toi. Ce n’est pas pareil.
Elle s’approche. Sa paume se pose à plat sur mon entrejambe. Sous le coton, la chaleur de sa main arrive. Je bande net, le gland coincé contre l’élastique. Je serre les dents. Un frisson me file dans les cuisses.
– Léa.
– Chut.
Elle glisse les doigts sous le tissu, sort ma bite. L’air de la chambre sur la peau tirée me fait tressaillir. Elle me caresse d’abord un peu trop serré : ça tire plus que ça ne glisse. Puis le mouvement de sa paume s’ajuste, et le plaisir monte.
Je pose une main à son épaule pour tenir.
Léa s’agenouille.
Elle approche la bouche, hésite une seconde, assez pour que je sente son souffle sur le gland, chaud, irrégulier. Puis elle l’ouvre.
La première seconde me coupe. Une chaleur qui m’entoure d’un coup jusqu’à mi-verge. Sa langue est large, mal posée au début : trop de dents d’un côté, un frottement sec qui me fait grimacer ; trop de salive ensuite, qui déborde et coule le long de ma queue. Elle se corrige. Ferme mieux les lèvres. Une main à la base, ferme, l’autre contre ma cuisse.
Je vois ma queue disparaître entre les lèvres de ma sœur. Je sens le palais, lisse, puis le fond plus serré quand elle descend. Chaque remontée laisse le gland à l’air une fraction de seconde – froid – avant que la bouche ne le reprenne, plus chaude encore. J’ai les genoux mous. Le ventre contracté. La nuque chaude.
– Putain… que c’est bon…
Elle ne répond pas. La vibration de sa respiration me passe dans la verge. Elle tète plus sûrement à présent : joue creusée, une succion courte qui tire le sang vers le gland, langue plate sous la veine. Parfois elle s’arrête tout en haut, ne garde que la tête, tourne la langue autour, et sa main pompe le reste, glissante maintenant, bruyante à force de salive. Je sens la pression s’accumuler bas, derrière les couilles, trop vite, trop nette. Les hanches veulent pousser. Je me retiens. Ça pulse contre sa langue. Hier, ce matin, maman derrière la porte, Léa à genoux, la bouche pleine.
– Je vais…
Elle ne recule pas. Elle descend plus fort, le nez presque contre le pubis. Le fond de sa gorge se resserre.
Le sperme part par saccades, chaud, épais, contre sa langue d’abord, puis plus loin. Je jouis les cuisses tremblantes, une main dans ses cheveux sans serrer, chaque jet suivi d’un vide qui se remplit encore. Le plaisir est trop violent après m’être retenu dans le couloir : ça me vide les couilles d’un coup.
Léa étouffe à peine, pas assez pour lâcher. Elle avale au fur et à mesure, la gorge qui travaille autour de moi. Une dernière goutte lui reste au coin des lèvres. Elle la ramène du pouce, puis de la langue. Elle a les yeux un peu brillants, les joues brûlantes, un filet de salive au menton.
Elle se recule, s’essuie, lève les yeux. Satisfaite. Elle se relève, s’allonge, soulève le bassin, tire le short et la culotte d’un seul geste un peu gauche. L’air du matin sur sa vulve lui fait écarter les genoux toute seule. Cuisses claires. Ventre plat. Pubis rasé, luisant. Elle est ouverte, chaude, les lèvres gonflées.
– À toi, maintenant. Lèche-moi.
Je m’agenouille au bord du lit, je l’attire vers moi. Mes paumes ouvrent un peu plus l’intérieur des cuisses. Elle sent d’abord ma respiration – je le vois au ventre qui se creuse – puis ma langue.
Le premier contact la fait lever le bassin. Je commence à la lécher timidement, puis plus précisément. Le clitoris sous la langue, petit, sensible.
– Comme ça… oui – là.
Trop vite. Elle n’a pas le temps de faire durer. La vague la prend basse, brutale, les cuisses tremblantes de chaque côté de mon visage, le bassin soulevé contre ma bouche. Elle jouit la gorge ouverte, un son trop aigu qu’elle rattrape trop tard.
Puis c’est trop. Elle me pousse.
– Stop… stop.
Je m’arrête, lèvres brillantes. Le goût d’elle me reste – salé, un peu sucré, chaud. Léa reste dans cette position encore une seconde, le clitoris qui bat, avant de refermer un peu les genoux.
Plus loin, la douche s’est tue. Des pas vont vers la chambre des parents.
Léa tourne la tête vers moi. La voix encore un peu cassée, les joues en feu.
– La prochaine fois, je te veux en moi.