Q pour Q (chapitre 9)

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Publié par Stormyeros

Temps de lecture : ~ 6 min

Lorsqu’il rentra au domicile de son père le dimanche soir, malgré un esprit encore embrumé par les moments vécus auprès de sa mère et de sa sœur, la fatigue avait fini par l’emporter et Kylian s’endormit rapidement. Seul son réveil le tira de son sommeil. Comme à son habitude, le jeune homme se changea et retrouva Olivier et Mélissa au salon pour prendre le petit-déjeuner avec eux, avant de faire un dernier brin de toilette et de quitter l’appartement pour se rendre à ses cours.

Assis seul au fond du bus qui l’emmenait à l’université, Kylian essayait d’imaginer la meilleure façon d’aborder avec sa belle-mère le sujet du rôle qu’elle avait pu jouer dans les évènements du week-end. Il espéra de toutes ses forces que son père ne fût pas présent au domicile familial, à son retour de la faculté.

Durant la matinée, le jeune homme parvint à se concentrer sur ses leçons et les explications des professeurs. Lorsque la pause de midi arriva, préférant s’isoler, il alla acheter une salade César dans un supermarché et mangea son maigre repas dans un parc. En raison de la fatigue occasionnée par le volume important de matière des cours du matin et de l’impatience qu’il éprouvait à l’idée de confronter Mélissa, Kylian éprouva plus de peine à se concentrer sur les enseignements prodigués.

À la fin du cours, il nota quelques échéances dans son agenda électronique puis s’empressa de quitter l’auditoire pour prendre son bus et rentrer chez lui. À son arrivée, le jeune homme déposa ses affaires de cours dans sa chambre et se dirigea vers le salon. Il y trouva sa belle-mère, seule, en train de regarder son feuilleton. La jeune femme tourna la tête vers lui.

– Comment se sont passés tes cours aujourd’hui ?

– Très bien, Maîtresse.

Mélissa éclata de rire.

– Il ne me semble pas t’avoir demandé de te mettre à poil. Tu peux m’appeler par mon prénom… pour le moment.

– D’accord… Mélissa.

– Alors, ces cours étaient vraiment intéressants ?

– Oui, oui. Il y avait pas mal de nouvelles notions à connaître, aujourd’hui, mais je m’accroche.

– Très bien. Au fait, je me rends compte que nous n’avons pas eu l’occasion de beaucoup nous parler ce matin et je sais que ton père n’aime pas trop aborder le sujet mais comment s’est passé ton week-end chez ta maman ?

En entendant sa belle-mère lui poser cette question, Kylian sourit intérieurement en songeant qu’elle venait de lui rendre la tâche facile.

– J’imagine que tu as une petite idée de la réponse.

– Je ne vois pas de quoi tu parles.

– Ma mère m’a dit que tu es allée la voir et que tu lui as tout raconté à propos de nous deux.

– Oui, c’est vrai, je suis allée la voir. Elle a été très choquée quand je lui ai montré les photos…

– Pourquoi tu as fait ça ? Je croyais que ça allait rester entre nous tant que je t’obéirais.

– Tu as la mémoire courte, on dirait. Tu as déjà oublié la façon dont tu t’es soustrait à mon autorité dans la forêt ? Je t’ai dit ce jour-là que je te punirais.

– Mais tu m’as baisé le cul après.

– Tu pensais vraiment que le fait que je te prenne avec un gode un peu plus gros allait être ta punition ?

Mélissa rit de nouveau à gorge déployée puis se reprit.

– Je dois admettre que c’était plutôt brillant comme fausse piste, mais pas très juste de ma part, je l’avoue. J’aurais dû être plus claire avec toi sur ce qui allait t’arriver si tu me désobéissais. Je vais donc rattraper cette erreur : le fait de t’avoir dénoncé auprès de ta mère et de ta sœur était ma façon de te punir pour ce qu’il s’est passé dans la forêt. J’ai choisi de commencer par elles car, au vu de votre lien familial, elles étaient les moins susceptibles de porter plainte contre toi. Tu l’auras compris : à chaque fois que tu me désobéiras, je te dénoncerai à l’une des autres femmes et tu prendras le risque qu’elle porte plainte. Sommes-nous d’accord sur cette règle, désormais ?

– Oui, Maîtresse Mélissa.

– Maîtresse Mélissa ? Je crois que ça m’intéresse. Raconte-moi ton week-end en compagnie de ta mère et de ta sœur.

– Lorsque je suis arrivé chez elle, ma mère m’a tout de suite fait venir dans le salon. Ma sœur était là aussi et elle me regardait avec beaucoup de colère. Ma mère m’a montré les photos et m’a dit que tu étais allée la voir et que tu lui avais tout raconté au sujet de notre arrangement. Elle m’a dit qu’elle ne voulait pas que j’aie d’ennuis avec la justice mais qu’elle ne pouvait pas laisser passer ça. Elle m’a donc proposé le même arrangement que toi : soit je me soumettais à ma sœur et elle en échange de pouvoir m’occuper de leurs culs et de l’assurance de leur silence, soit elles me dénonçaient à la police.

– Je suppose que tu as choisi la première option.

– Oui, Maîtresse.

– « Maîtresse Mélissa », ça sonne bien. Continue de m’appeler comme ça.

– Bien, Maîtresse Mélissa. Oui, j’ai choisi de me soumettre à ma mère et ma sœur.

– J’imagine que tu les appelles « Maîtresse Mélanie » et « Maîtresse Fanny ».

– Oui, Maîtresse Mélissa.

– Et comment ont-elles traité leur nouveau soumis ?

– Pour commencer, elles m’ont fait mettre à quatre pattes. J’ai vénéré le cul de ma mère pendant que ma sœur me donnait des fessées. Elles ont ensuite échangé les rôles. Au bout d’un moment, elles sont parties faire des courses et m’ont demandé de faire le ménage pendant leur absence. Lorsqu’elles sont revenues, elles m’ont fait faire la même chose, à la différence près qu’elles m’ont frappé le cul avec des cravaches. Elles m’ont dit aussi qu’elles avaient d’autres joujoux à tester sur moi.

– Hum… voilà qui pourrait me donner quelques idées pour les prochaines fois. En attendant, au vu de ta journée et de ce que tu viens de me raconter sur ton week-end, je t’accorde un peu de repos.

– Merci, Maîtresse Mélissa.

Kylian se retira pour gagner sa chambre, content d’avoir obtenu davantage d’éclaircissements sur les raisons ayant poussé sa belle-mère à agir comme elle l’avait fait et sur les modalités de leur relation. De son côté, surprise par ce qu’elle venait d’apprendre au sujet de Mélanie, Mélissa estima qu’une nouvelle visite s’imposait. 

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