« Je t’aime… laisse moi t’aimer » En quelques jours je suis passé par des sentiments contraires; de la crainte d’héberger une jeune fille à la simple tolérance, puis à la joie de recevoir un innocent bisou de reconnaissance, je suis arrivé enfin au regret de ne pas pouvoir espérer un rapprochement plus intime avec cette Noémie dont la présence quotidienne semble si plaisante. Oui, je me féliciterais presque d’avoir admis de l’accueillir. Sauf que…
Hélas je m’y suis mal pris dès le début. J’ai saboté mes chances d’établir une relation que rien ne pourra faire évoluer. Ma maladresse et ma timidité ont dressé entre nous un mur de pudeur. La promesse de Noémie de garder ses distances, destinée à me rassurer, mue en sentiment de frustration. Noémie m’a cru inaccessible et a renforcé mes précautions excessives en dressant entre nous ce paravent. L’objet délimite notre domaine, c’est vrai. Mais il me permet de regarder sans scrupule dans la direction de celle qui se croit illusoirement protégée de ma curiosité. Elle se sent chez elle derrière le paravent, elle y évolue librement, se dévêt, se meut mi habillée ou nue, tourne sur elle, se penche, adopte des poses que j’observe en ombres chinoises floues certes, mais suggestives et si troublantes.
Tout doucement j’ai pris goût au spectacle offert le soir à l’heure du coucher. Progressivement ma déception de n’avoir pas su attirer vers moi plus d’attention a crû. Mon désir d’établir une relation amicale et éventuellement amoureuse est née, a couvé, grandi. Je désespère de pouvoir rétablir une ambiance plus favorable. Je me sais désormais amoureux de cette fille. Hélas plus je souhaite la conquérir, moins je peux l’espérer. Plus je l’observe ,plus elle me plaît, plus j’en suis épris. Voilà, nous cohabitons amicalement, c’est agréable. Cependant je désire » UN PLUS » auquel Noémie a solennellement renoncé pour obtenir une place dans mon appartement. Comme j’aimerais que…
Or…Noémie vient de tout bouleverser. Elle m’a embrassé sur la bouche avec passion, avant de me supplier de me laisser aimer, avant de tenter de me convaincre de la force de son amour. Allez demander à un assoiffé s’il accepterait un verre d’eau ! J’en rêvais sans oser l’espérer. Elle comble mes vœux les plus ardents mais ne m’accorde pas la possibilité d’exprimer mon bonheur. Je n’ai pas le choix. Impossible de la repousser si j’en avais l’intention ou la fantaisie. Sa bouche reprend la mienne, gloutonne, vorace. Son baiser de nouveau me cloue le bec, m’impose silence, veut me persuader et me faire accepter sa volonté de me convaincre de son amour.
Qui résisterait à une telle fougue? Qui ne fondrait pas sous un tel assaut? Noémie a franchi la limite, a renversé le mur. Elle a osé ! Je reçois son élan avec allégresse. La surprise passée, je m’applique à lui montrer qu’elle prêche un converti. Bien que novice en la matière je réponds de mon mieux. Mes lèvres suivent les mouvements des siennes, s’ouvrent sous leur pression. Quand sa langue pénètre entre mes dents, la mienne la rencontre, lutte contre l’invasion et la poursuit si elle recule. L’échange dure, nos souffles se mélangent. Un trouble étrange s’installe, la respiration s’exaspère, le sang s’affole. Je suis toujours allongé sur le dos sous le poids de Noémie courbée sur ma poitrine. Sa main droite glissée sous ma tête me maintient soumis à son baiser envoûtant. Sa gauche ouvre ma veste de pyjama, caresse ma poitrine. Sur mon torse ainsi dénudé je sens la douce chaleur de sa poitrine si peu protégée par la dentelle de sa légère nuisette. Le baiser s’emballe, je m’améliore, nous nous aimons ! Que c’est bon.
Où va cette main qui se déplace sur ma peau, des premiers poils de ma poitrine à mon nombril, sur mon ventre, sur ma hanche, sur l’autre? Quand un doigt se pose sur mon sexe raidi, j’ai une réaction instinctive. Mon bras gauche se détend brusquement, repousse sans ménagement le corps qui m’immobilisait. Sans doute ai-je voulu cacher l’érection provoquée par la situation si nouvelle et si excitante. Je ne tiens pas à scandaliser l’aimée ou à rebuter mon amoureuse. La révélation brutale de l’effet produit sur mes sens par notre premier contact physique pourrait l’effrayer. Il n’est pas délicat d’inaugurer par une exhibition sexuelle une relation amoureuse naissante. Enfin c’est ma conception de néophite.
– Aie, s’exclame Noémie écartée par mon bras. Elle se redresse vivement. Debout elle se frotte le sein voilé et s’étonne :
– Mais, Jean. Pourquoi ? Je croyais que cela te plaisait. Ne m’aimes-tu pas ? Même pas un peu ? Tu embrassais si bien. Là tu m’as fait mal. Regarde.
Elle fait glisser la bretelle de sa nuisette. Là… Elle dégage un sein, veut que je regarde. Ciel, quelle merveille, que ce demi globe de chair blanche est beau. J’en suis ébahi. Je n’aurais osé ni demander à voir ni faire un geste pour découvrir cette différence. Oh ! C’est ça un sein. Beau, admirable, attendrissant, Evidemment après l’admiration naturelle de celui qui reçoit le choc de la révélation, je reviens à la réalité. Il paraît que j’ai fait mal. Sans l’intention de blesser pourtant.
Noémie frotte le sein, me regarde, incrédule. Je ne remarque pas de blessure apparente, la vue troublée par la honte d’avoir mal contrôlé mon mouvement. Comment ai-je pu, je n’aurais pas dû. Penaud je tente
– Pardon. Je n’ai pas voulu te faire mal. Je suis confus. Mais si ; je t’aime. Pardonne, excuse ma brutalité involontaire.
– Ah ! Bien, tu m’aimes . Alors si tu veux que je pardonne, lève-toi. Maintenant donne-moi ta main.
Elle serre mes doigts, les conduit sur le sein blessé. Ça ne brûle pas. C’est tiède, tendre, lisse et doux.
– Allez, caresse-le, la douleur s’atténuera. Là, doucement sur le téton. Oui, encore, caresse. Tu sais, tu peux l’embrasser. Oui, avec la bouche. Allez. N’aie pas peur, au contraire je n’ai plus mal. J’adore la douceur de tes lèvres, suce lentement. C’est bon, mon chéri.
À ma première hésitation succède un immense plaisir. J’obéis bien volontiers aux conseils de ma victime. Elle recommande de lécher, je lèche l’aréole. Elle veut que je suce la framboise rose foncé, j’enveloppe la pointe de chair qui durcit entre mes lèvres et je suce délicatement. Noémie se trémousse, se réjouit, m’encourage. Pour me remercier elle m’enlace et me gratifie d’un nouveau baiser passionné. La gourmande n’en finit que pour m’annoncer :
– Tu sais, j’en ai deux. L’autre est jaloux. Il réclame le même traitement.
Ce disant elle dégage le deuxième sein. Je comprends aussitôt et je prodigue caresses et bisous à la deuxième merveille. On ne compte pas quand on sait combien on donne de satisfaction. Les baisers suivants sont encore plus ardents. La nuisette reste accrochée aux hanches. Noémie remarque mon regard et sourit Ses mains quittent ma nuque, je les sens descendre entre nos deux corps, La nuisette tombe sur nos pieds.
À n’en pas douter, cette chute du dernier rempart n’est pas le fruit du hasard. Ce n’est pas le résultat d’une maladresse de Noémie; non, les mains de Noémie n’ont pas tenté de rattraper la nuisette qui tombait. Je suis persuadé que le succès de l’exhibition de ses seins a incité mon amoureuse déclarée à engager un combat définitif. S’il faut battre le fer tant qu’il est chaud, il faut savoir mettre à profit l’enthousiasme du timide dès sa première manifestation. Or de l’enthousiasme, à cette minute du premier baiser et des premiers attouchements vertigineux, j’en ai à revendre et la rusée assaillante l’a compris.
J’ai dit mon émerveillement à la vue de la jeune poitrine, j’ai bien voulu caresser ces protubérances magnifiques sorties de leur écrin, je les ai couvertes de salive avant de lécher et sucer avec une incroyable avidité les arrondis délicats et des tétons durcis sous mes doigts fiévreux, enfin je me suis enivré de la douceur de la peau si lisse livrée à ma gourmandise. Noémie demande, je me soumets docilement. Noémie en conclut logiquement que l’heure est venue de parfaire mon initiation sexuelle sur le champ. Elle est comblée par mon attitude et veut me faire bénéficier dans la foulée d’un don sans limite.
Il n’y a que le premier pas qui coûte. Son audace de fille déterminée l’a amenée à m’embrasser en plein sommeil, c’était la partie la plus facile de son projet amoureux. Elle a ensuite dû fournir un plus gros effort afin de proclamer son amour fou et de m’inviter à me laisser aimer. Le long baiser qui m’a alors été imposé a refoulé chez moi toute velléité de protester. Il faudrait être fou d’y penser tant l’action engagée se révèle irrésistible quand on a vécu en l’espérant secrètement. Noémie d’instinct a choisi le moment propice.
Par chance pour elle et surtout pour moi, son audace a payé.Par Bonheur, je suis à cet instant précis dans les meilleures dispositions possibles, comme je l’ai déjà fait remarquer. Je mourais d’envie d’entendre ses paroles, de recevoir ses recommandations et ses encouragements à agir. Je lui accorde sans résistance tout ce qu’elle désire. L’élan de mon accueil a de quoi la surprendre; j’affiche clairement ma grande satisfaction. La voilà rassurée. Notre bonheur est totalement partagé; ma réponse à son nouveau baiser le confirme.
Que n’ai-je bousculé plus tôt sa divine poitrine. Je l’ai priée de croire que mon mouvement brutal était involontaire, avec une sincérité absolue, sans malice. Le résultat obtenu fait de moi un homme heureux. Alors le léger frottement de la nuisette sur mes pieds devrait me transporter d’aise. Encore occupé à honorer les seins de ma locataire, ravi de faire frissonner la peau de l’audacieuse et soucieux de lui prouver que mon amour lui est acquis, je suis soudain pris de panique à la pensée de ce qui m’attend.
Au collège j‘ai reçu comme tout le monde ce qu’on appelait « une éducation sexuelle ». Notre professeur de sciences a dû respecter le contenu du programme. C’était une jeune fille d’environ 22 ans. À y réfléchir aujourd’hui, je me dis qu’elle devait exposer une matière qu’elle n’avait pas pratiquée. Donc son cours avait été bâclé. À l’appui de mon avis actuel il y avait eu un incident qui m’avait si fort étonné que je m’étais interdit d’en parler.
Ce jour-là, après les cours, j’ai constaté que j’avais oublié mon agenda. Un surveillant m’a autorisé à retourner en classe pour le récupérer. J’arrive à hauteur de la salle. Avant d’entrer je jette un coup d’œil par la première fenêtre située à côté de la porte. Et là j’ai la surprise de voir ma professeure Josiane collée contre sa collègue Michelle. Leurs lèvres sont jointes. Ce qui me frappe c’est la durée de ce baiser. Jamais je n’ai vu des gens qui se saluent s’embrasser aussi longuement en se serrant aussi langoureusement. J’attends, je n’ose pas interrompre ces effusions interminables. Je me lasse de les regarder s’étreindre et se tordre debout. Je pars.
Aujourd’hui l’évocation de ce souvenir enfoui remonte. Je comprends l’excès de pudeur de cette jeune femme. Je sais que deux filles peuvent s’aimer, qu’elles s’interdisent alors souvent d’avoir des rapports sexuels avec des hommes. Faute d’expérience, elles abordent avec gêne les leçons d’éducation sexuelle. Mademoiselle Josiane avait escamoté le chapitre dont je n’avais retenu que le croquis simplifié d’une verge déversant une petite graine dans la représentation d’un vagin.
À mon tour, tout à coup d’entrer en terre inconnue. La chute de la nuisette précède la concrétisation de l’acte d’amour. A l’évidence Noémie est nue, elle voudra que nos corps s’unissent comme nos âmes. L’acte de chair couronnera la rencontre des sentiments. Je devine le chemin qu’elle me fera emprunter et je ne me trompe pas.
Noémie se détache de moi, recule , s’adosse à la paroi, appuie sur l’interrupteur et apparaît en pleine lumière.
– Eh bien ! Ne baisse pas les yeux. Tu m’as bien dit que tu n’avais jamais vu une femme nue. Regarde, je suis la femme. « Ecce femina » peut-être bientôt « mulier »
J’ose ! Je lève les yeux, je suis ébloui, muet devant ce corps splendide que je contemple. Que c’est beau un corps de femme. Que c’est beau. Je ne trouve pas d’autre mot. Que Noémie est belle. Oui, là elle représente toutes les femmes. Elle est LA FEMME. J’admire en silence –
– Quoi, tu ne dis rien ? Je ne te plais pas ? Parle. Je n’aurais pas dû ? Tu es choqué, tu es scandalisé. Faut-il que je me rhabille ?
– Oh ! Non, tu es merveilleuse, éblouissante. Laisse-moi le temps de t’examiner, de découvrir tout ce qui fait ta beauté. Toute cette grâce, toutes ces courbes adorables ; belle, tu es si belle !
– Ah ! Il te faut du temps. Prends tout le temps nécessaire. Regarde à ton aise…Mais pas trop.
Noemie a pris la pose, de face. Elle scrute mon regard. À deux mètres d’elle, j’essaie de tout voir.Déjà j’ai embrassé sa bouche, caressé et sucé la pointe de ses jeunes seins. La nudité de tout son corps superbe me permet de découvrir sa taille fine, le minuscule trou de son nombril. Plus bas un buisson de poils frisés bruns sépare les muscles fins de ses cuisses.Cuisses à dévorer. Mais je devine à peine sous la toison, à la pointe inférieure du triangle, entre deux bourrelets tendus comme des tampons, un creux. Mon regard se fixe sur ce début de sillon. Noemie rit:
– Ah, tu vas à l’essentiel. Bien sûr il se situe là. Ta juste curiosité me plaît, mon amour.Tu n’en aperçois qu’une partie. Sois patient ! Attends, je t’offre le profil.
Elle effectue un quart de tour, présente son côté droit, met en évidence la cambrure du dos et le léger relief de sa poitrine , la courbe de la fesse et , à la jonction des membres inférieurs et du postérieur gracieux, le pli de la limite de l’arrière de la cuisse et de la fesse. Les chairs sont fermes, luisantes; tout est beau, de côté comme de face.
Noémie lit ma satisfaction et ne s’attarde pas. A présent ce que cachaient ses vêtements de son dos m’apparaît. Les épaules moins larges que les hanches, la finesse de la taille et , entre les fesses rebondies un creux plus long mais discret et fuyant, l’entrefesse. Avec audace Noémie se penche en avant , le mouvement de bascule du torse accompagné d’un écart des jambes , provoque un recul de l’arrière train. Fait-elle exprès de laisser voir le cratère plissé de son cul et plus à l’avant la partie arrière de ce qui doit être sa vulve, son sexe. Ici la peau de l’abricot comme on le désigne, semble moins lisse et même plissée, revêt un rose plus sombre. Cependant mon examen intéressé est interrompu par une pirouette . Nous nous retrouvons face à face.
Noémie se rit de ma déception affichée, Elle ne m’a pas laissé le temps de bien examiner sa féminité ;
– Ca va. Tu risques l’apoplexie à trop vouloir tout explorer du premier coup. D’ailleurs nous avons mieux à faire. En premier nous devons établir une certaine égalité. Puisque la femme est l’égale de l’homme, puisque tu l’affirmes aussi, prouve que tes propos sont sincères et applique maintenant dans ta vie les beaux principes que tu professes en public. Comme moi tu dois montrer ton corps. Quitte ce pyjama, rends-moi la politesse et donne-moi enfin le plaisir de te découvrir tel que ta mère t’a fait. Allez, à poil mon coeur.
– Comme à ma naissance? C’est un peu tard: j’ai grandi. Si tu l’ordonnes… voilà la veste du pyjama.
– Comme si je n’avais jamais vu ta poitrine. Allez, plaisantin, baisse ce pantalon. Je veux voir si tu es vraiment un homme doté de tous ses attributs. Je veux tout inspecter, je veux me convaincre d’avoir fait le bon choix. Je ne peux pas me contenter de supposer qu’il ne te manque rien. Tu as vu que je suis femme. Je m’assure qu’en homme tu as tout ce qu’il faut pour faire mon bonheur.
-Tu en doutes ? Dans ce cas, arrêtons là cette comédie. Je…
– Que tu es susceptible. Allons , dois-je te supplier ? N’oublie pas, je t’aime, je te l’ai dit, je te le prouve. Ca tu ne peux pas en douter. Pourquoi cacher ton corps à ton amoureuse? Ne fais pas l’enfant. Ne m’aimes-tu plus? Le spectacle de mon corps t’a-t-il rebuté au point que tu veuilles te défiler ? As-tu le sentiment que je joue une comédie quand je me livre ainsi,complètement nue, sans retenue, de façon presque impudique ?
C’est vrai. Quelle autre fille ferait ça pour moi? Noémie a raison, elle a osé, elle fait fi de sa pudeur pour m’instruire et m’aimer. L’amour permet tout. Il est temps que je devienne un adulte. Faire confiance sera ma devise
– Voilà
-Ah, tu vaincs ta pudeur, enfin. Mais oui. Oh mon chéri. Approche. Je vois, tu es si beau. Tout est présent. Cet indispensable surtout. Que tu es bien monté ! J’adore!… Permets que je touche.
L’inattendu se produit. J’ai fait un pas vers elle. Elle en fait deux, tend une main, saisit hardiment mon pénis. Après quelques signes d’évolution lors de nos premiers baisers il est resté hésitant. La main de Noémie le ragaillardit. La caresse, la chaleur de l’enveloppement et le mouvement de poignet me bouleversent. Je ne m’attendais pas à une attaque aussi rapide et aussi franche. Je rends immédiatement les armes. » Faire confiance » Aussitôt prisonnier des intentions de cette fille magnifique, je bande dur.Je l’aime, je souhaite qu’elle m’aime, j’autorise tout ce qu’elle voudra. De bonheur je ferme les yeux.
Mais, quoi, comment ? Mes paupières s’ouvrent, je dois comprendre. Je vois, c’est incroyable. Noémie est accroupie devant moi. Ses lèvres effleurent mon sexe. Elle lève les yeux. Elle paraît hésiter. Osera, n’osera pas ? Elle craint un rejet brutal.Son regard quémande une permission. Je feins de ne pas saisir, je lève les épaules. Noémie interprête à sa manière mon indécision, sa bouche s’ouvre et enveloppe soudain l’extrémité de mon gland. Si elle le fait, ce doit appartenir aux rites de l’amour. C’est bon, un peu étrange, mais si bon de se sentir au chaud dans un bain de salive .
Pendant un premier temps je savoure cette sensation nouvelle. Quand un mouvement de la tête m’enfonce dans la bouche, me frotte à la joue interne, me remet entre les lèvres à plusieurs reprises je crois atteindre la béatitude. Noemie sait que j’accepte ce traitement. Elle varte le jeu. Tantôt elle lèche, tantôt elle engloutit quelques centimètres de ma verge en érection, tantôt elle aspire, suce tout en exerçant une pression des mains sur la partie restée à l’extérieur. Dans mon corps courent des tensions. Mon bas-ventre connaît une révolution. Que m’arrive-t-il?
– C’est bon, mon amour ? Tu aimes?
Répondre est pratiquement impossible tant c’est violent. Le ciel, le paradis, cela doit ressembler à ça. Hélas toutes les bonnes choses ont une fin. Cela se vérifie. Noémie vient d’abandonner son activité. Elle tire sur mes mains pour se redresser, me regarde et sourit très satisfaite.
– Je crois qu’il est temps d’arrêter. J’ai reçu les premières gouttes de ton plaisir. C’est trop tôt. Au nom de l’égalité déjà invoquée je réclame de toi un peu de réciprocité.
– Ah! Je veux bien, mais que dois-je faire ?
– Puis-je m’allonger sur ton lit ? Tu vas savoir.
Noémie vient de se laisser tomber sur l’extrémité de mon matelas, glisse et recule sur son arrière train. Maintenant elle s’allonge sur le dos et me sourit, l’air heureuse de constater mon manque de réaction. Occupé à observer ses mouvements je n’ai pas pensé à faire remarquer qu’elle a envahi mon lit. Elle s’installe, prend ses aises.
La tête se soulève, elle me guette par-dessus sa poitrine qui s’étale discrètement. Mes yeux parcourent ce corps découvert. Quand les jambes bougent, les genoux montent, s’écartent et les talons se calent en tâtonnant sur les coins du matelas. Cette fois Noémie m’offre généreusement le spectacle sans limite de son ventre, de son pubis touffu et, en dessous de sa vulve. C’est là, la révélation attendue. Je comprends pourquoi j’ai entendu parler de « l’abricot ». Le bas du corps féminin est arrondi, comme gonflé, mais une ligne fend de haut en bas la bosse entre les deux cuisses. Ce trait entre deux bourrelets m’intrigue. Il disparaît tout en bas.
– Alors, mon amour, tu vois ? Tu n’avais jamais vu un sexe de fille ? Je suis la première ? Ça te gêne ? Ça te fait quoi ? Mais te voilà muet ! Chéri, dis-moi quelque chose… Bon, prends ton temps.
Bien sûr, je regarde, ma vue se trouble, mon cerveau se brouille, je panique tant la découverte a été simple, rapide, presque brutale. Quelle surprise ! Oui, c’est nouveau, c’est beau, c’est formidabo. Ce n’est que ça ?
– Eh bien…Tu es déçu ? Suis-je bête ! Oh ! Pardon mon amour.
Les deux mains de Noémie s’abattent sur son bas-ventre. Les index appuient sur les chairs de chaque coté de la ligne de séparation,
– Évidemment au repos ma vulve est close. Attends, là, tu vois mes doigts ouvrent la porte, j’écarte mes grandes lèvres. Maintenant tu vois ce que je ne peux pas voir. C’est comment?
– Euh! Rose, luisant, au milieu il y a encore des chairs fines, je…
– Ce sont mes petites lèvres. On les appelle aussi les « nymphes » Regarde, elles aussi peuvent se séparer.
Un index s’introduit effectivement dans le bas de ces feuilles de viande rose bordées d’un liséré sombre et remonte vers le haut. Le doigt arrête sa course lente:
– Voilà l’entrée de mon vagin. Je recommence en bas. C-est par là que peut pénétrer le sexe de l’homme… que tu pourras me pénétrer pour me faire l’amour si tu le désires, comme je le souhaite. Je remonte. Tout en haut, il y a mon clitoris. Mon doigt le dégage. Tu sais, tu peux toucher, ça ne mord pas. Pose un doigt.
Cette invitation me bouleverse. Ai-je bien entendu ? Je peux toucher. Comment ? Du bout d’un index ? Où exactement ? Il ne faut pas faire mal. Je suis paralysé par la peur de me montrer maladroit.
Noémie est moins timide. Je me souviens qu’elle a eu un petit ami, le dénommé Geoges….Elle constate mon embarras, saisit ma main, me fait effleurer les lèvres, me guide entre les nymphes, m’amène sur ce bouton qu’elle nomme son « clito » et je finis mon exploration à la fois contrainte mais consentie, acceptée, avec enthousiasme. Je dois m’enfoncer, me retirer, sentir les contractions du tube mouillé, j’apprends à titiller le clitoris. J’entends le souffle de la fille amoureuse s’accélérer.
Ouf ! Mon Dieu. Est-ce possible? Je ne rêve pas. Incroyable ! Formidable.
– Alors, chéri, ça te plaît ?
– Mais oui, Noémie. Quelle expérience. J’aurais dû te dire plus tôt que je t’aime
– C’est vrai. Alors on pourrait aller plus loin. Tu es d’accord ? Viens m’embrasser mon amour. On y va ?
– Où ? Que dois-je faire ?
– Tu n’as pas oublié que j’ai embrassé ta verge et que je l’ai sucée. Tu peux à ton tour donner des bisous à mon sexe, le caliner librement avec tes doigts, le presser entre les lèvres de ta bouche, le lécher avec ta langue…
– Ça se fait?,
– Uniquement si tu en as envie.
L’envie naît sur le chant. Puisque Néomie semble le désirer, puisque je suis curieux d’essayer, de découvrir l’effet de ces pratiques sur moi et sur Noémie, puisque….Je plonge entre les cuisses blanches toujours ouvertes, je baise la chatte, mes lèvres explorent les abords, je lèche, j’ouvre, je visite aussi loin que possible l’antre offerte. Je deviens gourmand, goulu, vorace. Le ventre de mon amoureuse se soulève, ses fesses bondissent, elle respire fort. Ses gémissements m’excitent. Ses mains s’emparent de ma verge, la frottent sur ses nymphes, me poussent. J’entre en Noémie, je la prends, je m’agite sur son corps en transes. Nous sommes unis.
Merveilleux. Sublime. Noémie je t »aime
– Oui, mais tu viens d’éjaculer en moi. Mon amour, je t’aime, je t’aimerai toujours. Je n’aimerai plus que toi… Non ne t’en fais pas. Il n’y a pas de risque que je sois enceinte. Voilà, je t’explique…
Quand on apprécie on recommence. Noémie et moi avons énormément apprécié. C’est vous dire que nos nuits ont souvent été agitées. Et plus nous recommencions, plus nous nous apprécions . Nous vivons désormais en couple en semaine et le week-end.

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