Il la convoqua chez lui. Quand elle arriva, il l’attendait, vêtu à peine de son caleçon sur le canapé. Sans parler, elle s’approcha, et n’osa pas trop s’approcher, par timidité, malgré les nombreuses fois où ils avaient pu être intimes. Puis, comme mue par un élan nouveau – ou peut-être simplement le rappel mental qu’il la voulait autant qu’elle le voulait – elle vint s’asseoir à califourchon sur lui et l’embrassa. Ou du moins, fit semblant de l’embrasser. Elle avait arrêté ses lèvres si près qu’ils respiraient le souffle de l’autre. Puis, ne tenant plus, il la saisit par le cou et l’embrassa de force. Elle résista de prime abord, pour le jeu (et le principe) mais elle finit par fondre dans ce baiser. Il lui demanda alors si elle était prête. Elle lui répondit un oui hésitant, ne comprenant pas trop ce qu’il voulait lui dire par là. Ce fut quand il lui ordonna de se faire à genoux qu’elle comprit et elle s’exécuta de bonne grâce, non sans lui dire de la laisser respirer, ce par quoi il répondait inlassablement : « ça ne m’intéresse pas » et par quoi elle réagissait « bah moi si donc tu le fais », comme si elle avait le moindre contrôle sur la situation.
Mais cette fois serait différente. Il ne le savait pas encore mais elle y avait pensé. Elle commença à avaler son membre épais, le titillant avec sa langue, le suçant par moment. Brusquement, comme s’il en avait assez d’être torturé de la sorte, il lui saisit la nuque et enfonça son pénis dans sa gorge, imprimant à sa tête de lents va-et-vient. Arriva le moment fatidique où elle ne pu plus respirer. Elle tapât alors sur la cuisse de son partenaire, qui se fit un malin plaisir à ne pas retirer sa main. Ni une, ni deux, elle mit son plan en action : sortir les dents. Réaction immédiate. Il relâcha la pression exercée. Mais elle n’allait pas s’en tirer à si bon compte. Il la reprit par le cou, la monta sur ses genoux et commença à lui demander si elle savait ce qu’elle avait fait, ce à quoi elle répondit non avec un sourire faussement innocent sur le visage. Il lui annonça alors qu’il n’avait d’autre choix que de la punir, ce qu’elle accueilli avec un plaisir malsain. Une fessée. Deux fessées. Au bout de cinq, elle avait perdu le compte, ses dents se plantant dans l’épaule de l’homme.
La ‘punition’ terminée, il l’embrassa, la souleva et l’emmena dans sa chambre. Il l’intima alors, d’un ton qui ne laissait pas de place au doute, de se déshabiller. Elle le fit alors, lentement, d’une manière qui frôlait une danse de strip-tease. Ou peut-être en était-ce, elle ne savait pas. Ce qu’elle savait, en revanche, c’est qu’elle voulait le sortir de ses gonds et elle allait réussir, elle en était certaine.
Cela ne loupa pas : il grogna, la prit par les hanches, et enfonça ses doigts dans son intimité, sans même prendre le temps d’enlever le dernier sous-vêtement. Il s’aperçut, agréablement surpris qu’elle était déjà trempée et bien dilatée. Elle s’était préparée avant de venir et l’excitation du moment avait pris le relais. Alors, n’y tenant plus, il la posséda, encore et encore, tendit qu’elle était à quatre pattes, tantôt lui mordillant l’oreille, l’épaule, tantôt prenant son cou pour mieux l’embrasser ou mieux lui faire contempler leur reflet dans le miroir. Délicatement, sournoisement même, il fit glisser sa main vers le clitoris de la jeune femme puis imprima à son doigt de lents mouvements circulaires. Il ne fallait pas plus à cette dame pour qu’elle se retrouve au bord du précipice, entrainant cet apprenti dictateur avec elle, qui s’écroula alors sur le côté.
Pas tout à fait épuisés de leur intercourse mais repus, elle l’embrassa une dernière fois tandis qu’il la prenait dans ses bras, afin de redescendre en douceur. Plus tard, ils conviendraient de se voir plus souvent, et de tester différentes choses. Pourquoi pas le faire debout ? Ou attacher ses mains ? Elle lui vouait une totale confiance, ils avaient déjà discuté maintes et maintes fois des envies et des limites de chacun, donc pourquoi pas explorer plus loin ? Mais ça, ils verraient plus tard.
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