Je m’appelle Olivier, j’ai 43 ans, et je suis prof de français dans le lycée d’une petite ville de provinces. Marié, deux enfants aujourd’hui en hautes études, tout ce qu’il faut, donc, pour être un homme heureux et comblé.
C’est la raison pour laquelle je ne me m’attendais à vivre l’histoire que je vais devoir narrer aujourd’hui. Je dis « devoir », car croyez-moi, ça n’est pas de gaieté de cœur que je le fais, je m’y mets un peu trop en danger mais simplement parce que Jennifer m’en a donné l’ordre aujourd’hui. Un des « exercices de rédaction » qu’elle affectionne de donner à son prof de lettres.
Jennifer est parmi les plus jeunes élèves de mes classes de Terminales, mais elle est loin d’être la plus naïve ni la plus innocente. Et ce qu’elle m’oblige à faire aujourd’hui, coucher noir sur blanc, aux vues de tous sur le net, l’état de servitude dans laquelle elle m’a peu à peu contraint, n’est que la moindre de ses perversités.
Tout a commencé un matin où, avant de rejoindre le lycée, je trouvais un mail d’une certaine « Suly ». Rien à voir avec les spams qui envahissent nos boites mails, le message, laconique, disait simplement « J’ai réussi à obtenir votre adresse mail, après bien des recherches, et je désire vous parler. ».
J’y pensais de façon distraite toute la journée, en me demandant qui pouvait être cette Suly. J’avais déjà oublié l’affaire en rentrant chez moi le soir, après une première journée de cours éreintante, lorsque je trouvai un second mail de ma correspondante, m’envoyant cette fois des photos de moi, prise au cours de la journée au lycée. Cette fois, je frémis, j’étais assuré qu’il ne pouvait s’agir d’une inconnue qui aurait, au gré d’un caprice, tapé par hasard ma propre adresse mail. Suly me connaissait, et je la connaissais certainement aussi.
Avant de m’endormir, je ne pus m’empêcher de passer en revue toutes les filles de mes classes de la journée, me demandant laquelle aurait pu envoyer ces deux mails, innocents au demeurant, mais qui ne laissaient pas de m’intriguer. Elle devait déjà me connaître, ce devait être une élève que j’avais déjà eu en cours l’année précédente.
– À quoi penses-tu, mon chéri ? m’interrogea ma femme, se rapprochant de moi sous les draps, me trouvant sans doute trop pensif.
Quand sa main glissa le long de ma cuisse, qu’elle remonta très lentement, laissant savamment le temps à ma verge de se gonfler un peu, je compris qu’elle était disposée à ne pas s’endormir en lisant, ce soir.
– Rien… répondis-je évasivement.
– Des soucis ? demanda-t-elle, se rapprochant encore, et prenant délicatement mon sexe dans sa main chaude, en le décalottant de son pouce. Je vais t’aider à dissiper tout ça, c’est toujours la même chose à la rentrée, tu es trop tendu. Vraiment très tendu… Hum…
Et elle disparut aussitôt sous les draps, pour joindre son geste à sa parole. Alors que je faisais défiler les visages de mes élèves féminines, je sentais mon sexe se durcir un peu plus sous les coups de langue experts de Nicole, et plus encore lorsqu’elle faisait très lentement glisser mon pénis entre ses lèvres fines et bien humectées.
Le lendemain, je trouvais un nouveau mail de Suly, pour le moins énigmatique, qui disait simplement « Es-tu prêt ? » et, deux lignes plus bas, un « Réponds ! » que je trouvais quelque peu autoritaire. D’humeur joueuse ce matin, je sais ce qui me prit de vouloir jouer le jeu, et de répondre « J’en serais ravi, mais à qui dois-je m’adresser ? Suly… comment ? ».
Je pensais sincèrement reprendre le dessus avec cette réponse, repousser cette élève un peu tumultueuse au fond de sa timidité, et mettre un terme à ce jeu stérile. C’était compter sans la personnalité de Jennifer, alias Suly… Ce jour-là, je n’avais pas cours l’après-midi et lorsque j’ouvris ma boite de mail en rentrant à midi espérant sans vouloir tout à fait l’admettre un mail de ma correspondante , je trouvais un nouveau message qui, cette fois, n’était plus signé Suly.
Cette fois, et contre toute attente, elle y dévoilait sans fard son patronyme, et pire encore, elle joignait une photo d’elle. Pas à proprement parler une photo d’écolière… Elle y était habillée très légèrement, dans un déshabillé transparent qui aurait pu appartenir à sa mère, sans rien dessous, et se tenait assise, jambe écartée, face à l’objectif, sans la moindre pudeur, les deux bras appuyés en arrière et la tête un peu basculée sur le côté. Un petit sourire qui ne trahissait aucune gêne parachevait le tableau.
Je ne pus m’empêcher de rougir en reconnaissant cette élève que j’avais eu le matin même dans ma salle de cours, au troisième ou quatrième rang, je ne savais plus exactement. Jennifer C. C’était bien elle, et je fus encore plus gêné de ne pas tourner le regard de ce cliché, d’admettre que ces formes, que ce corps, ne me laissaient aucunement indifférent.
Je relus cette phrase qui m’avais choquée à la première lecture, et qui concluait son mail.
– ps : si tu as envie de te branler sur ma photo, ne te gêne surtout pas. Mais n’oublie pas de prendre un cliché pour moi. Avec ton iPhone. Envoie-le moi en MMS. Et elle concluait en donnant son numéro de téléphone.
J’étais rouge de honte, mais son mail avait fait l’effet d’un bombe incendiaire qu’on aurait propulsé au cœur de ma libido. Je bandais. Peut-être, si Nicole avait été là, j’aurais pu dresser les barrières convenables à cette pulsion qui me poussait à lui obéir, mais ma femme, prof elle aussi, était restée dans le collège du centre ville où elle enseignait pour la journée.
Bouillant, j’ouvris mon jean, baissai mon slip, sorti mon sexe qui me faisait mal, et commençai à me branler en admirant la posture provocante de cette Jennifer que je ne reconnaissais pas alors que je la croisais toutes les semaines. J’avais au moins raison sur un point : ce n’était pas une nouvelle élève, je l’avais déjà eu l’année précédente, une élève assez médiocre, immature. De toute évidence, les vacances scolaires semblaient l’avoir métamorphosée.
Il ne me fallut pas plus de deux minutes pour jouir entre mes doigts, et la honte m’envahit à nouveau. Sans attendre, après m’être lavé les mains et rhabillé, après avoir nettoyé le sperme qui avait coulé sur le parquet de notre bureau, je jetai le mail à la poubelle et la vidait sans attendre.
J’y pensais toute l’après-midi, et Nicole dût s’apercevoir de mon malaise lorsqu’elle rentra. Je n’osais la regarder dans les yeux, encore sous le coup de la honte. Heureusement, elle semblait d’humeur enthousiaste, et bavarda beaucoup toute la soirée, presque en monologue, autour d’un verre de vin, me racontant sa rentrée à elle, et les charmants nouveaux et nouvelles collègues dont elle avait fait la connaissance.
Alors que je feignais de l’écouter, souriant de tant à autre à ses éclats de rire, mes pensées ne pouvaient se détacher du souvenir du dernier mail de Jennifer. Du dernier mail et de sa photo… de ses formes… de sa désinvolture… de ses cuisses écartées dévoilant son pubis duveteux, de l’audace incommensurable qu’il lui avait fallu pour oser me contacter de la sorte. Je sentais son insidieuse puissance, sa force redoutable. Mais ce que je redoutais par dessus tout, le feu aux joues quand j’y revenais, c’était ce lundi à venir. Un simple week-end me séparait du moment où j’allais devoir rentrer dans la classe et me trouver face à Jennifer. Qu’allait-il se passer ?… Comment réagirais-je ?… Quelle attitude feindre pour, surtout, surtout, ne pas me trahir ?… Je n’en fermai pas l’œil de la nuit.
Après un premier week-end scolaire quelque peu perturbé mais studieux, je me présentais donc au lycée, le poing crispé sur la poignée de mon cartable, redoutant plus que tout de tomber au hasard d’un couloir sur Jennifer C..
Par chance, je pus regagner ma première salle de cours de la semaine sans fâcheuse rencontre. Je fis distraitement mes cours toute la matinée, consultant cent fois ma montre dont les aiguilles me rapprochaient inexorablement de l’heure, 15 heures pour être précis, où je devrais prendre en charge la classe de Terminale L4. La classe de Jennifer C.. Je craignais ce moment plus que le plus délicat des examens que j’avais eu à passer dans ma vie.
Et rien ne pouvait me résonner. J’avais beau me répéter qu’elle ne savait rien, qu’elle ne pouvait se douter d’encore moins, qu’elle n’avait, au fond, reçu de moi que quelques mots sans conséquence, me retrouver face à elle me terrifiait.
L’heure fatidique finit par arriver et, comme je me l’étais promis mille fois au cours du week-end, je pénétrai dans la salle de cours avec la plus grande décontraction, me dirigeai droit vers mon bureau sans passer le regard sur les élèves qui s’installaient bruyamment à leur table, en chahutant toujours trop fort. Je ne voulais en aucun cas croiser le regard de ma jeune élève. Pas encore en tout cas, pas comme ça. J’ouvris mon sac et en sortis mes livres, en lâchant dans le vide un « On s’installe en silence s’il vous plaît » qui ne trouva aucun écho entre les rangs de la classe.
– On s’installe en silence ! dus-je réitérer plus fort, en tapant cette fois l’Anthologie de poésie qui devait servir de support à ce cours contre ma table de bureau.
Le calme se fit à contrecœur et je me retournai, toujours avec le plus de naturel possible, vers mon jeune auditoire. Je m’étais figuré, en imaginant mille fois la scène, trouver Jennifer le regard braqué sur moi, sourire aux lèvres, la mimique ironique. Ma première surprise fut de ne pas la trouver à sa place habituelle, mais de l’autre côté, sous une des fenêtres. Elle ne me regardait pas, chuchotait avec sa voisine en feuilletant distraitement un livre.
Pendant tout le cours, je pus me demander si je n’avais pas tout bonnement rêvé. Jennifer ne trahissait aucun signe, aucun regard, aucune attitude, qui aurait pu faire indiciblement allusion à nos échanges de la semaine précédente. C’était comme si rien ne s’était passé. Et je commençai à me ranger à l’idée que tout ça n’avait été qu’un traquenard fomenté par un autre de mes élèves. Il s’était fait passer pour Jennifer, lui avait subtilisé une photo compromettante ; avait peut-être même utilisé son ordinateur pour me transmettre ces mails avec plus de crédibilité. Jennifer n’avait rien fait, et son air innocent, même lorsque nos regards se croisaient furtivement, me le confirmait bientôt sans doute possible. Une chance que je n’ai pas répondu de façon enhardie à ses apocryphes !
Je me rassurai tout à fait, et je me sentis même, dans la dernière demi-heure de cours, sur un petit nuage enchanteur. Tout ça n’avait été qu’une sombre farce. Comment avais-je pu prendre cela au sérieux ! Et même si quelque chose, au fond de moi, regrettait quelque part qu’il n’y ait rien eu de vrai dans cette correspondance, je pouvais enfin reprendre mon souffle. Et je me promis de faire l’amour à Nicole dès qu’elle rentrerait.
Je conclus le cours avec enthousiasme, saluant les élèves qui quittaient la salle d’un grand sourire, un à un, fanfaronnant même sur l’importance de la poésie dans nos vies contemporaines, à l’heure où les banquiers faisaient la loi. Je fis même un semblant de révérence à Jennifer C. lorsqu’elle passa avec sa copine devant mon bureau, ne pouvant tout à fait oublier les formes parfaites que dévoilaient à peine la robe longue qu’elle portait en ce beau début de mois de septembre. J’ironisais intérieurement sur le fait qu’elle ne pouvait qu’ignorer ce qui était à l’origine de cette marque joyeuse de déférence.
Je n’avais plus qu’une heure de cours, après l’entracte de la récréation, et je pourrais alors rentrer chez moi, retrouver Nicole, et oublier ce mauvais petit épisode. Oui, je lui ferais sauvagement l’amour. Les élèves avaient tous désertés la salle de classe quand je finissais de recharger les livres dans mon sac en sifflotant.
Mais alors que je me retournais pour rejoindre la sortie, je vis Jennifer revenir dans la salle de classe, d’un pas souple, fermer la porte derrière elle, et s’asseoir à moitié sur la poignée qu’elle gardait dans sa main.
Mon sang se glaça, je me figeai sur place, sur l’estrade, juste entre ma chaise et mon bureau.
Elle resta ainsi un moment, dos appuyé contre la porte, à passer son regard au-dessus des tables vides. Je n’osai prononcer un mot, espérant encore que cela n’avait rien à voir avec autre chose que mon précédent cours. Une coïncidence, il ne s’agissait que d’une simple coïncidence.
– Alors ? Ma photo vous a plu ? Vous m’avez rien dit.
Ma gorge s’était soudainement asséchée, j’étais incapable de répondre. Ma langue était fixée à mon palais. Elle me toisa, insolante, avec un regard hautain et faussement teinté de reproche, loin de l’écolière que je venais de quitter.
– Je sais, une photo, ça n’est pas la réalité. Après tout, j’aurais pu la photoshoper, pas vrai ? Retoucher mes seins, mes cuisses, comme dans les magazines.
Puis je la vis lâcher la poignée de la porte, et glisser ses mains le long de sa robe.
– Attendez, vous allez pouvoir vous faire une idée plus juste.
– Mademoiselle, je…
– Taisez-vous, lança-t-elle avec un soupçon d’autorité.
Puis elle remonta lentement la robe, la tête baissée comme si elle découvrait le tableau avec moi, dévoilant ses cuisses magnifiques affermies par la position verticale que lui imposait ses talons surélevés. Le bas de la robe remonta et je découvris bientôt qu’elle ne portait aucun dessous.
– Reluque-moi ça, cochon, et dis-moi si la photo était truquée.
Oh non, la photo n’était pas truquée, et la réalité était encore plus électrique que le cliché. Elle se retourna lentement vers la porte, tenant toujours la robe plissée sur ses hanches, et se cambra en arrière pour tendre ses fesses vers moi. Elles étaient magnifiques et je voyais, tout en haut entre ses cuisses, les deux lèvres arrondies, recouvertes d’un fin duvet d’un noir de cendre froide.
– Approche, tu verras mieux, m’ordonna-t-elle avec un peu plus de fermeté.
– Je dois… aller préparer mon cours, balbutiai-je idiotement, sans prendre conscience des deux pas que je venais faire dans sa direction.
– La récré ne dure pas éternellement, si tu veux savoir. Alors si tu comptes te branler sur mon petit cul d’élève, tu n’as pas de temps à perdre en bavardage.
Je ne pouvais détacher mon regard de ses reins, de ses fesses parfaitement dessinées, de ses cuisses fermes et fines. Je bandais, et j’étais à deux doigts de céder à sa pression.
– À moins que tu ne préfères venir te loger par ici, ajouta-t-elle froidement en glissant un doigt sur son sexe, écartant légèrement ses grandes lèvres pour y coucher son majeur. Je sais que tu bandes, alors ne fais pas de chichi. Approche, viens te rendre compte par toi-même que tout ça est bien vrai. Branle-toi sur moi.
Elle se cambra un peu plus.
– Viens me toucher, poursuivit-elle avec un gémissement adulte, en faisant aller et venir lentement son doigt entre ses lèvres, que je devinais humides. Viens te faire plaisir avant ton cours… Personne ne le saura, promis…
Je n’en pouvais plus. Mon sexe ruait dans mon slip, je le sentais déjà humide lui aussi, il avait besoin de liberté, et ce cul… ce cul… ce cul… je m’approchais de la porte, et plaquait sans brutalité mes mains sur les rondeurs gracieusement offertes. Jennifer tourna légèrement le visage vers moi, pour la première fois, avec un sourire satisfait.
– Oui… C’est bien… Laisse-toi aller, gros cochon… Montre-moi ce que tu as fait en cachette devant ma photo… Tu t’es branlé, hein ? Avoues…
Je lâchai un « oui » entre mes dents. Elle sourit à nouveau.
– Alors maintenant, tu vas sortir ton engin tout dur, et venir éjaculer juste-là, entre mes fesses, sur ma raie… Je veux finir la journée en sentant ton sperme de prof sécher sur la raie de mon cul, sur mon anus… Je veux pouvoir le lécher pendant le prochain cours.
Elle me rendait folle. Je lâchai une de ses fesses pour venir ouvrir avec fébrilité les boutons de ma braguette, plongeai la main dans mon slip pour sortir mon membre dont le gland bavait.
C’est alors que la sonnerie retentit. Avec une désinvolture ne trahissant aucune agitation, Jennifer se redressa, relâcha les plis de sa robe, qui retomba souplement sur ses chevilles et se retourna vers moi en remettant ses cheveux en place. J’étais là, bêtement debout devant elle, la bite entre les mains, qu’elle dévisagea un moment froidement avant de remonter le regard vers mon visage qui s’empourprait.
– J’espère que tu feras mieux la prochaine fois, lâcha-t-elle avec une ironie cinglante. Je te dirai quand ! Puis elle tourna les talons et quitta la salle en laissant la porte grande ouverte sur le couloir. Je me rhabillai précipitamment. Par chance, aucun élève n’était encore monté, et j’eus quelques poignées de secondes pour tenter de reprendre mes esprits, mort de honte, et rejoindre ma dernière classe de la journée. Les derniers mots de Jennifer C. résonnaient encore en moi : « Je te dirai quand ! ».
J’étais encore singulièrement bousculé lors que je rentrai chez moi. Je ne savais même plus comment j’avais pu venir à bout de ma dernière heure de cours, ni comment j’avais été capable de rejoindre l’appartement en voiture sans provoquer un accident. J’étais dans un état second, secoué de pulsions contradictoires et je ne voyais devant moi qu’un grand gouffre.
Et la tension intérieure était trop forte. J’avais une irrésistible envie de me masturber, de décharger tout ce que cette Jennifer C., cette petite garce, avait fait monter en moi. Plus qu’une envie, cette masturbation s’imposait comme d’une urgente nécessité. Nicole n’était pas encore rentrée, je savais qu’elle terminerait tard ce lundi soir. C’était ma chance.
Je me précipitai dans notre chambre après avoir jeté mon cartable dans le salon, ouvrit la penderie où Nicole pendait ses robes, pourquoi une robe, ça ne me sembla pas du tout évident sur le moment… et en choisit une, légère, bariolée de myosotis. J’avais envie de venir sur une de ses robes, sans bien comprendre pourquoi. J’avais suffisamment de lucidité pour me dire qu’il faudrait justifier pourquoi j’avais mis ensuite cette robe à laver, mais je me faisais confiance pour trouver une raison convaincante.
Je me déshabillai rapidement devant la robe étendue sur le lit, puis m’en ressaisit pour m’en servir comme d’un gant dont je me mis à me masturber avec entrain. Mon membre ne s’était pas relâché depuis que Jennifer avait quitté la salle de cours. Non, je ne voulais pas penser à Jennifer, je ne voulais pas voir son cul, magnifique, cambré vers moi, son majeur glissant entre les grandes lèvres de son sexe, entre ses cuisses translucides. C’était mon élève, tout de même…
Je fermai les yeux pour tenter de chasser cette vision fantasmatique, mais rien n’y faisait. Et je pressai si fort mon sexe que ma tête commençait à me faire mal. La tension, elle, ne baissait toujours pas, même après de longue minute de ce régime effréné.
– Mais qu’est-ce que tu fais, mon chéri ?…
Mon sang se glaça. Nicole… Elle rentra dans la chambre, elle avait quitté son manteau, mais avait gardé son sac à la main. Son visage était empreint d’un improbable mélange d’incrédulité et d’amusement.
– Hé bien, je… je…
– Oui, je vois, tu te masturbes. Tu te masturbes dans une de mes robes.
J’étais là, debout au milieu de la pièce, nu, tenant encore à la main la robe, mais plus mon membre, qui avait brutalement perdu de son raideur. Nicole s’assit sur le lit devant toi, ou plus exactement elle s’y laissa tomber, le sac toujours à la main, interloquée.
– Ça t’arrive souvent, de faire ça en mon absence ?
– Je te jure que non ! m’empressai-je d’affirmer avec une sincérité qui, en l’occurrence, ne pouvait sembler que suspecte.
Elle me dévisageait de la tête au pied, comme le parfait inconnu que j’étais tout à coup devenu pour elle. Puis elle eut un petit ricanement.
– C’est la rentrée qui te met dans cet état ? De jolies petites élèves ?
– Mais non voyons…
Elle marqua une pause puis se mit à sourire malicieusement.
– Ça me plaît assez que tu fasses ça dans une de mes robes. Je dirais même que c’est assez… excitant.
Puis elle se leva et rejoint une commode dont elle tira le premier tiroir.
– Mais ça ne doit pas être très pratique, une robe… commenta-t-elle en cherchant quelque chose à l’intérieur du tiroir. Puis elle se retourna triomphalement avec l’une de ses culottes en soie.
– Tiens ! Ça, ça sera beaucoup mieux !
Elle s’approcha de moi, me tendit le sous-vêtement en reprenant de l’autre main la robe, et vint se rasseoir sur le bord du lit, jambes croisées.
– Allez, continue… Fais comme si je n’étais pas là.
– Voyons, chérie, je…
– Oh, ne fais pas de manière. Si je n’étais pas rentrée plus tôt que prévue, tu serais allé jusqu’au bout, non ?
– Je ne sais pas…
– Tiens, regarde mon chéri, je vais te motiver un peu.
Et elle dégrafa les premiers boutons de son chemisier, retira son soutien-gorge par les bras, dévoilant sa superbe petite poitrine.
– Allez ! Je suis certaine que ça va m’exister, de te voir te masturber sur mes vêtements, ajouta-t-elle doucement.
Obéissant, je fis donc de la petite culotte un nouveau gant, beaucoup plus doux que le premier, et redonnai en quelques mouvements de la consistance à mon membre. La tension était encore si forte, et le désir de jouir si impérieux, que je n’eus aucune peine à me laisser aller.
Devant moi, Nicole commençait à passer délicatement sa main sur ses seins, avec un mouvement de tête approbateur qui ne pouvait que m’encourager.
– Allez, petit coquin qui se branle en cachette dans les dessous de sa femme.
Je commençai rapidement à lâcher des petits gémissements libérateurs qui semblèrent attiser son propre désir, ses propres gémissements. Je fermai les yeux, par je ne sais quel sentiment soudain de honte et d’envie poursuivre, jusqu’au bout.
– Non, ouvre les yeux ! Regarde-moi.
Quand je rouvris les yeux, elle avait déjà desserré ses jambes et ouvert son pantalon de flanelle. Il y glissa une main qu’elle retira aussitôt pour faire tomber son chemisier.
– Branle-toi mieux que ça… Je veux que tu m’en mettes partout, ici… dit-elle en caressant d’un doigt l’espace ouvert entre ses seins. Je veux que tu m’éjacules dessus… comme un petit cochon que tu es.
Un « cochon »… C’était la seconde fois de la journée qu’on m’affublait de cet attribut. Les deux seules fois de ma vie, et le même jour, à deux femmes d’intervalle… Venant de Nicole, cela m’étonna quand même, et eut l’effet de m’électriser tout à fait ; jamais elle ne m’avait appelé comme ça, même dans le feu des ébats.
– N’est-ce pas que tu es un petit cochon, ajouta-t-elle, comme si elle avait deviné mes pensées.
Je murmurais timidement un « oui » entre deux gémissements.
– Mieux que ça, petit cochon, je n’ai pas entendu.
– Oui… je suis un petit cochon…
– Un petit cochon qui se masturbe en cachette dans les dessous de sa femme.
Elle semblait s’emballer de ses propres répliques, replongea sa main dans son pantalon en se pinçant les lèvres.
– Oui, je suis un cochon qui se masturbe dans les dessous de ma femme.
Cette fois, ses gémissements devenaient plus précis, alors que ses doigts, au travers de la flanelle, s’agitaient entre ses cuisses alors qu’elle ne quittait pas des mieux mon sexe qui disparaissait et réapparaissait, de plus en plus vite, de la soie de son sous-vêtement.
– Allez cochon, branle-toi, branle-toi bien dans ma petite culotte…
Cette vision qu’elle m’offrait finit de me rendre fou, Nicole s’était déjà masturbée devant moi, mais dans l’intimité d’un soir, d’un lit, déshabillée, jamais de cette façon, bizarrement si distante.
Je sentis le désir monter, fulgurant, irrésistible, et je me rapprochais d’elle rapidement, pour décharger plusieurs salves d’un sperme libérateur sur ses seins redressés, qu’elle tendit vers moi, et dont la peau trahissait encore l’empreinte du haut de maillot de bain des dernières vacances à la mer. Elle lâcha en même temps que moi un long râle en ouvrant bien la bouche, en s’enfonçant,je le devinais, un ou peut-être deux doigts profondément dans le vagin.
Elle retira brutalement la main de culotte, et vint saisir à deux mains, comme une gourde après une traversée de désert, mon membre encore dur et l’engouffra dans sa bouche. Elle le pompa comme elle ne l’avait jamais pompé, le gardant à l’intérieur, tout en libérant une main pour étaler sur toute la surface de ses seins la semence que je venais de projeter.
Puis elle sembla se relâcher, et libéra de l’étau de ses lèvres mon membre devenu mou.
– Je voudrais que tu fasses une dernière chose… demanda-t-elle après avoir retrouvé son air malicieux.
– Oui, quoi ?
– Non… Je n’ose pas…
– Si, vas-y. Allez, vas-y.
– Je voudrais… que tu lèches ton sperme sur ma poitrine. Que tu me nettoies bien.
Elle baissa le regard vers sa poitrine, luisante.
– S’il te plaît…
Après avoir marqué un temps d’étonnement, je lui souris, m’agenouillai entre ses cuisses habillées, et, lentement, me mit à lécher d’abord son ventre, puis le haut de sa poitrine et, consciencieusement, l’un après l’autre, ses deux petits seins que je sentais tendus de désir, et qui lui arrachait un gémissement chaque fois que j’en léchais le téton. Lécher mon propre sperme ne me procurait aucune espèce de plaisir, si ce n’est celui d’en donner à Nicole, ni aucune forme de dégoût.
– Oui, c’est bien, continue, consciencieusement.
Je découvrais Nicole. Peut-être, comme moi, regrettait-elle en cet instant d’avoir attendu vingt-et-un an pour goûter à de tels jeux. Mais elle n’en dit rien. Elle se leva bientôt, en me repoussant doucement d’un baiser.
– Je vais prendre une douche. Il faudra faire mieux, la prochaine fois, ajouta-t-elle avec un petit rire.
Et, provocante, elle fit tomber d’un seul geste son pantalon et sa culotte devant moi, son cul, encore parfaitement formé malgré ses 41 ans, était superbe et se dirigea vers la salle de bains. Mais alors qu’elle allait franchir la porte, elle revint sur ses pas, ramassa la petite culotte de soie imprégné de mon sperme qui gisait sur le sol, et l’enfila avec sensualité.
– Je vais en profiter pour nous nettoyer toutes les deux, dit-elle en passant la main sur la soie entre ses cuisses.
Je rejoignis notre bureau où j’avais l’habitude, en temps ordinaire, d’allumer dès mon arrivée mon ordinateur pour en vérifier les mails.
Jennifer C. m’était presque totalement sortie de la tête lorsque je reconnus son adresse dans la liste des messages qui se téléchargeaient.
Que pouvait-être cette fois la teneur de son message ?… J’hésitais. Ne devrais-je pas, raisonnablement, le déposer dans ma corbeille, sans l’ouvrir, sans le lire ? Ajouter même un filtre à mon Thunderbird pour que ses messages soient automatiquement détruits, sitôt téléchargés ?… Je restais un moment la main sur la souris, le pointeur sur le titre du message, à hésiter entre clic gauche et clic droit.
À suivre…


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