Le jour des dix-huit ans d’Emma, la fille de Sylvie, il était prévu qu’on le fête en famille. Emma le fêterait aussi avec ses copains, mais dans un second temps.
Dans la famille de Sylvie, mon épouse, il est de tradition de marquer les dix-huit ans de chacun par une fête avec des rites — initiatiques ou pas — auxquels chaque membre est préparé depuis tout petit. L’éducation y joue un rôle fondamental. Et dans cette éducation, certains principes simples ont toute leur place : personne ne doit jamais être contraint, toute situation s’arrête à la seconde où l’un des participants en exprime le souhait, et tout dogme religieux ou contrainte sociétale est écarté.
Le repas de midi a eu lieu chez les parents de Sylvie, en présence de la famille du côté de Sylvie. Les proches connaissant cette tradition et y adhérant étaient présents : les parents de Sylvie bien sûr, ses deux sœurs, leurs enfants et bien sûr Emma, Sylvie et moi.
Tout le monde resterait jusqu’au moment où les membres de la famille non concernés par ce rite devraient quitter la maison. Il s’agissait des jeunes mineurs. Deux cousins d’Emma, majeurs, pouvaient rester. Emma avait le droit d’accepter la présence d’une personne n’étant pas passée par ce rite si elle le souhaitait — pas de mineur, et uniquement parmi les invités établis par Marie, la matriarche. Emma avait choisi ses deux oncles, les maris des sœurs de Sylvie.
Elle portait une tenue assez classique de jeune femme : un chemisier blanc attaché en nœud sur son ventre, et un short en jean qui mettait ses jolies fesses en valeur. Elle savait que j’adorais cette tenue. Son soutien-gorge rouge se devinait sous le tissu, même si tout le monde savait qu’Emma avait des petits seins qui n’en avaient nul besoin. Mes yeux pétillaient.
Avant de passer à table, Emma reçut pas mal de cadeaux qu’elle ouvrit avec gourmandise : beaucoup de lingerie parfois très coquine, des jouets en tous genres — ou plutôt, en un seul genre —, certains que je n’identifiais même pas, alors que Sylvie en possédait un certain nombre, voire un nombre certain.
Le repas se passa, chacun attendant, moi le premier, le moment où la maîtresse de cérémonie donnerait le top du départ des non encore initiés.
Une fois entre nous, Marie, ma belle-mère, prit la parole et s’adressa à Emma :
– Emma, ma chérie, c’est un grand jour pour toi. Je ne vais pas faire un long discours. Tes parents, tes oncles et tantes, tes cousins et cousines ici présents, et bien sûr ton papi et moi-même avons, par l’éducation que tu as reçue, par les histoires qui t’ont été racontées, contribué à faire que ce jour soit extraordinaire pour toi. Et maintenant, je me tais. À partir de maintenant, tout ce qui va se passer, c’est toi qui l’as choisi ou vas le choisir. Tu peux dire stop si quelque chose ne te convient pas.
Emma s’est alors tournée vers moi. Elle m’a regardé droit dans les yeux, calme et décidée.
– On commence, papa.
Quelque chose a basculé dans ma poitrine. Je me suis levé.
Mes mains tremblaient légèrement — pas de peur, de désir trop longtemps contenu. J’ai pris Emma dans mes bras et j’ai commencé à déboutonner son chemisier. Je sentais sous mes doigts la chaleur de sa peau à travers le tissu fin, la légère résistance des boutons, le nœud que j’ai défait lentement. Le chemisier est tombé. J’ai dégrafé son soutien-gorge et l’ai retiré aussi. Ses jeunes seins, petits et fermes, se revendiquaient fièrement. Ses tétons étaient durcis — par l’émotion, peut-être, ou par l’air de la pièce, ou par les regards de tous ceux qui nous entouraient en silence — et pointaient comme pour prendre de la hauteur.
Quand j’ai fait glisser son short, puis baissé sa culotte, j’ai senti mon sexe frémir. Ma petite nouille, comme l’appelait Sylvie — petite nouille de cocu, de candau —, identité que la famille ici présente connaissait bien. J’ai vu la chatte lisse d’Emma apparaître. J’ai retiré la culotte. Je l’ai portée jusqu’à mon beau-père, comme prévu dans le scénario qu’Emma avait validé, et je me suis reculé.
Je ne mesurais plus le temps. Je ne me mesurais plus à rien. Une tension sereine et électrique s’était emparée de la pièce.
Paul, un cousin d’Emma qui avait connu ce rite l’année précédente, l’avait aidée à s’allonger sur la table débarrassée et nettoyée. Elle avait un peu écarté ses jambes. Mon beau-père était à côté d’elle, nu et en érection. Je voyais ses mains sur elle — l’une caressant ses seins, l’autre remontant lentement à l’intérieur de ses cuisses, s’attardant sur sa chatte déjà lubrifiée. Quel était donc ce fantasme de ma fille qui guidait cette scène ? Je l’ignorais, et c’était une partie du vertige.
J’étais follement excité. Et je restais là, à regarder — c’était mon rôle, mon désir à moi, la place que j’avais choisie.
Pendant ce temps, Sylvie avait été déshabillée par Paul, Jean et les deux beaux-frères. Patrick — le beau-frère et amant de Sylvie — l’avait fait se tourner, debout, face à un canapé, un pied gauche posé sur le rebord. Croupe offerte, elle se laissait caresser par Patrick tandis que François, Paul et Jean, debout derrière le dossier, se faisaient masturber et sucer par ma femme. Après l’avoir pénétrée de ses doigts, de plusieurs godes, après l’avoir dégustée longuement, Patrick enfonçait maintenant son sexe dans la chatte de Sylvie. Je l’entendais jouir sans retenue, et ce son familier — ce son que j’aimais — me traversait comme une décharge.
Mes deux belles-sœurs m’avaient fait mettre à poil, avaient tripoté ma nouille en se moquant de sa taille ridicule, l’avaient léchouillée, puis m’avaient ordonné de la mettre en cage. Ce que j’avais fait, humilié et excité, en bonne lopette que j’adorais être. Elles soupesaient et malaxaient maintenant mes couilles. Marie s’était approchée de moi, appareil photo en main, et m’avait regardé avec ce sourire qu’elle avait :
– Christophe, ça te va tellement bien, cette identité de lopette, de cocu, de candau. Je vois que ta nouille aimerait bien grandir. Pauvre fiote que tu es. Si tu es sage, je ferai en sorte de te faire cracher quelques gouttes.
Puis elle était repartie immortaliser les tableaux qui s’offraient à elle.
De là où j’étais, j’entendais Emma. Je l’entendais respirer fort, gémir, et cette voix-là — sa voix à elle — était la chose la plus troublante de tout ce que je vivais. Mon beau-père avait présenté son sexe à l’entrée de sa chatte et la pénétrait lentement. Patrick et François tenaient chacun une jambe d’Emma relevée et écartée, une main sur la cheville, l’autre sur un poignet qu’ils maintenaient au-dessus de sa tête. Les deux nièces s’occupaient de leurs pères et de leur oncle entre deux saillies.
Sylvie était en levrette sur le canapé. Paul tenait ses hanches et la pénétrait sans retenue, tandis que Jean avait sa bite au fond de la gorge de ma femme. La voir ainsi — soumise et demandeuse, l’une dans l’autre —, savoir que Marie photographiait tout et que ces images m’attendraient plus tard, faisait tout de même durcir un peu ma nouille, qui commençait à se sentir à l’étroit dans sa cage. Je sentis que mon gland crachait quelques gouttes, sans éjaculation pour autant.
Mes deux belles-sœurs s’étaient chacune installées dans un fauteuil et se godaient copieusement en discutant et en rigolant, les yeux sur moi. Visiblement, j’étais leur spectacle préféré du moment. J’étais aux anges.
La suite — un temps que je ne mesurais pas — vit les corps se redistribuer, les places changer, les jouissances se multiplier. Seul mon beau-père eut le droit, ce jour-là, de pénétrer Emma. Ma belle-mère, par contre, reçut les sexes qui se présentaient à elle avec son hospitalité légendaire.
Quand Patrick se fut vidé dans ma femme, Marie m’intima l’ordre de nettoyer Sylvie — avec la langue, bien entendu. Ce que je fis avec honte et délice. François, Paul et Jean fécondèrent ensuite Sylvie à leur tour. Elle jouissait et prenait en bouche le sexe de celui qui venait de se vider en elle, et réussissait à les faire redurcir. Une fois pour Patrick et François, deux fois pour Jean. Paul, lui, put saillir Sylvie à trois ou quatre reprises. Je nettoyai la chatte de ma femme après chaque saillie, même si la quantité de semence diminuait à chaque éjaculation.
Les orgasmes emplissaient la maison d’expressions sonores diverses. Les bites éjaculaient dans les chattes et les bouches de Sylvie et d’Emma — mais pas qu’elles. Et puis Marie s’agenouilla devant moi, retira ma cage, et dans une chorégraphie maintes fois éprouvée — sa langue experte, ses mains non moins expertes —, elle réussit à me faire bander. Un peu. Pas longtemps. Mais juste assez pour que j’éjacule sur son visage les quantités de foutre qui attendaient dans mes couilles pleines.
Après ça, Marie mit un terme aux agapes, invitant Sylvie et Emma à aller se doucher pendant que les autres, dont moi, nettoieraient le théâtre des opérations.
Sans nous préoccuper du temps passé, nous avions toutes et tous vécu un moment de fusion, un brouillard de luxure et de plénitude qui n’arrivait qu’une fois — le jour des dix-huit ans d’un membre de la famille.