Il faisait un temps splendide en cette fin juillet et les terrasses des cafés parisiens avaient été prises d’assaut. Attablée à l’une d’elles, Mireille, jolie petite brune approchant la quarantaine profitait du soleil devant une menthe à l’eau. Elle était venue d’Aix en Provence passer quelques jours à Paris.
Derrière ses lunettes de soleil elle regardait distraitement les tables alentours : une famille dont les deux fillettes dégustaient leur glace en pépiant, un couple de touristes anglais, un petit groupe de touristes italiens… Son attention se porta sur un homme attablé non loin d’elle. C’était un quinquagénaire vêtu d’une chemisette bleu ciel, d’un costume d’été beige clair dont il avait soigneusement posé la veste sur une chaise. Mais Mireille s’était aperçu que bien qu’apparemment plongé dans la lecture il la reluquait à la dérobée par-dessus son journal. Elle décida de s’en amuser. Comme sans qu’elle le veuille, sa robe remonta un peu sur sa cuisse, puis elle se pencha sur son sac posé à terre, faisant ainsi bailler son décolleté pour permettre d’apercevoir deux jolis seins ronds libres de tout soutien-gorge.
Elle riait intérieurement de voir l’homme, qui ne se savait pas observé, ne pas perdre une miette de ce qui lui était offert. Elle releva encore un peu plus sa robe, écarta innocemment les jambes, permettant ainsi à son observateur d’entrevoir entre ses cuisses la tache blanche de sa petite culotte.
Mireille poursuivit un certain temps ce manège, puis se leva tranquillement, prit son sac et son verre et s’approcha nonchalamment de son admirateur : « Vous permettez ? » dit-elle en pointant la chaise libre et sans attendre de réponse elle posa sa menthe à l’eau sur la table et s’assit en face de l’inconnu éberlué. « Je m’appelle Mireille. J’espère que je ne vous dérange pas dans votre lecture.
– Euh… non… pas du tout. Gilbert, je m’appelle Gilbert ; enchanté. »
Un silence s’installa. Mireille le fixait en souriant. Gêné, il aurait voulu rompre ce silence mais ne trouvait rien à dire. Ce fut la jeune femme qui, après avoir porté un regard appuyé sur l’endroit du pantalon où s’était formé un renflement révélateur, dit calmement : « Il me semble que je ne te déplais pas ; alors on va chez toi ou à l’hôtel ? »
Pris de court, il bredouilla : « Oui… enfin je ne sais pas… combien…je veux dire, vous prenez… »
Mireille éclata de rire et répondit sur un ton faussement offusqué : « Enfin monsieur, pour qui me prenez-vous ? (elle rit) Mais non voyons, rassure-toi, c’est juste pour le plaisir » Puis elle effleura l’alliance que portait l’homme et ajouta : « Bon, je crois que ce sera à l’hôtel.
– Oh non ! Je veux dire… ma femme et les enfants sont à la campagne. Je dois les rejoindre début aout.
– Mais c’est très bien ! Alors, chez toi ? C’est loin ?
– Non, non, à quelques centaines de mètres seulement.
– Très bien, alors allons-y. »
Elle s’était levé. Un peu dépassé par ce qui lui arrivait, il saisit sa veste et ils quittèrent la terrasse.
Ils marchaient en silence, elle un léger sourire aux lèvres et lui se demandant s’il était vraiment sur le point de tromper sa femme avec cette inconnue. Il espéra que sa concierge ne le verrait pas passer avec elle. Il fut soulagé de passer devant la loge sans encombre. Ils gravirent toujours en silence les deux étages et il la fit entrer chez lui.
« Excuse-moi, le ménage n’est pas fait…
– Ne t’inquiète pas, je ne suis pas venu faire un contrôle.
– Assieds-toi. Tu veux boire quelque chose ?
– Merci ; allez, viens plutôt me rejoindre. »
Elle s’était installée sur le canapé et avait retiré ses chaussures. Il vint s’assoir gauchement auprès d’elle.
« Toi, j’ai l’impression que tu es du genre mari fidèle, je me trompe ? (elle déposa un rapide baiser sur ses lèvres) Détends-toi, ça va aller. »
Elle l’embrassa à nouveau, un baiser prolongé cette fois-ci. Elle s’interrompit : « Tu crois que je n’avais pas remarqué ton manège, derrière ton journal ? Vous êtes naïfs, vous les hommes. Et puis quand on vous plait, il y a des indices qui ne trompent pas ! »
Disant cela elle avait posé la main sur l’endroit du pantalon révélateur. Le désir de Gilbert était évidant, en effet. Mireille entreprit calmement de déboucler la ceinture et de déboutonner la braguette pour mettre au jour le membre en érection. Elle le prit immédiatement en bouche pour le sucer lentement.
Médusé, Gilbert se laissait faire. Sa femme ne lui avait prodigué que de rares fois ce genre de plaisir, et d’ailleurs avec le temps leurs rapports sexuels s’étaient peu à peu raréfiés. Il prit enfin une initiative : il glissa la main dans le décolleté de Mireille pour caresser un sein rond et ferme. Elle se redressa un instant pour se délester de sa robe et reprit en petite culotte sa fellation. Gilbert n’avait qu’une inquiétude, celle d’éjaculer trop rapidement, mais comme si elle avait lu sa pensée sa partenaire s’interrompit : « Tu ne crois pas qu’on serait mieux sur un lit ? »
Ils sont à présent dans la chambre à coucher, nus, étroitement enlacés, échangeant baisers et caresses. Et puis Mireille lui glisse à l’oreille : « J’ai envie que tu m’encules. » Cette demande directe et imprévue laisse Gilbert sans voix. Il faut se souvenir qu’à cette époque, le milieu des années 60, cette pratique est beaucoup moins courante que de nos jours et qu’il faut généralement pour cela s’adresser à des prostituées. Or à part quelques brèves visites à la serveuse « montante » d’un bar équivoque de la ville de garnison où il avait effectué son service militaire à laquelle il n’avait pas demandé ce service, il n’avait connu que sa femme. Quand il avait timidement proposé la sodomie à celle-ci elle s’y était fermement opposé et il n’avait pas insisté.
« Tu ne l’as jamais fait, c’est ça ? Et bien il y a un début à tout, mon chou. Tu vas voir, ça va bien se passer » conclut-elle en riant.
Pour comprendre la proposition insolite de Mireille il faut revenir deux décennies plus tôt. En 1946, au sortir de la guerre, Mireille avait obtenu son baccalauréat, ce qui était alors source de légitime fierté. Elle vivait chez ses parents, une famille bourgeoise d’Aix en Provence, et pour la récompenser son parrain, vieil ami de son père, l’avait invité à passer une semaine à Paris ; il lui ferait découvrir la capitale.
Il habitait à Vincennes, un pavillon en bordure du bois, proche du château. Ils passèrent les premiers jours à visiter la Tour Eiffel, le Louvre, les Champs Elysées… Mireille était aux anges. Bob, son parrain, était un homme énergique. Il avait rejoint très tôt la Résistance, était entré dans Paris avec la 2ème DB du général Leclerc et jouissait du statut de héros aux yeux de sa filleule.
Ce soir-là, après une flânerie sur les quais de la Seine et un dîner dans un petit restaurant du quartier latin, Mireille s’apprêtait à éteindre sa lampe de chevet quand après trois coups discrets à sa porte son parrain entra dans sa chambre. Le cœur battant elle le vit s’approcher, en robe de chambre, et s’assoir au bord du lit.
« Je ne te dérange pas, princesse ?
– Bien sûr que non, parrain.
– Tu as passé une bonne journée ? Pas trop fatiguée ?
– Non, c’était très chouette, parrain. Ce séjour est merveilleux ! »
Ils restèrent un moment silencieux, se regardant en souriant, puis Bob se pencha vers elle et posa ses lèvres sur les siennes. Son cœur battant la chamade elle lui rendit maladroitement son baiser, un long baiser qu’il interrompit pour l’embrasser dans le cou, puis reprendre sa bouche tandis qu’une main s’insinuait sous son haut de pyjama pour caresser un de ses seins.
L’instant d’après et sans qu’elle sache comment, ils étaient tous deux nus sous les draps. Bob l’avait enlacée et l’embrassait encore, tantôt sur la bouche, tantôt dans le cou. Elle sentit une main glisser de sa poitrine à son ventre, atteindre son pubis, effleurer la fine toison qui entourait sa chatte, enfin se poser délicatement sur celle-ci, une main d’homme pour la première fois sur son sexe. Retenant son souffle elle attendait la suite.
Une autre main vint prendre la sienne et ma conduire jusqu’au pénis de Bob. Elle le saisit timidement. Il lui parut gros, raide, dur, et elle ne savait que faire. Elle commença par le tâter, le palper, puis le branla maladroitement.
Un doigt glissa lentement sur la fente serrée de son abricot, de haut en bas, de bas en haut, s’insinuant peu à peu dans cette fente étroite. Ce faisant, Bob observait en souriant l’adolescente qui fixait le plafond, bouche entrouverte, le souffle court, la main crispée sur sa bite. Elle frissonnait, avait la chair de poule, gémissait doucement de plaisir.
Quand le pouce de son parrain vint enfin titiller son clitoris, Mireille se cabra soudain, prise de soubresauts, la chatte inondée d’un liquide tiède, les yeux exorbités de surprise, en proie à son premier véritable orgasme, un orgasme tel que ne lui avaient jamais procurées ses caresses solitaires. Elle reprit peu à peu ses esprits, un sourire radieux illuminant son visage.
Mais son parrain n’avait pas l’intention de s’en tenir là. Il rejeta le drap et demanda :
« Mets-toi à plat ventre, princesse. »
Elle s’exécuta de bonne grâce. A genoux entre ses jambes, il entreprit de promener ses paumes sur son dos, moitié caresses moitié massage. Il poursuivit ainsi sur les fesses rondes et douces, glissa entre les cuisses pour flatter à nouveau la chatte entrouverte, offerte. Confiante et impatiente, Mireille était prête à se donner à lui. Mais lorsqu’elle sentit qu’il posait le doigt sur son anus, elle sursauta :
« Parrain ! Qu’est-ce que tu fais ?
– J’ai envie de toi, princesse. Mais je veux que tu gardes ton pucelage pour ton prince charmant. Alors on va faire autrement.
– Qu’est-ce que tu… »
Bob avait déjà introduit une phalange dans le petit orifice qui, d’abord très crispé, se détendit progressivement sous l’action experte de l’homme. Il faisait pivoter son doigt, l’enfonçant peu à peu. Muette et curieuse, Mireille s’abandonnait. Quand la queue de son parrain vint prendre la place de son doigt elle ne put retenir un petit cri de douleur, une douleur fugace à laquelle succéda un plaisir croissant au rythme du va-et-vient du sexe qui la pénétrait.
Sur le point de jouir et sans cesser d’enculer sa filleule Bob glissa la main sous elle et vint à nouveau titiller son clitoris. Sous cette double action et aussi brutalement qu’auparavant la jeune fille jouit en poussant un long cri rauque tandis que le sperme giclait entre ses fesses.
Les soirs suivants et jusqu’à la fin de son séjour, Mireille et Bob se retrouvèrent pour partager ce plaisir en préservant intacte le pucelage de la jeune fille. Cette première expérience orienta durablement sa vie sexuelle et elle eut dès lors une préférence marquée pour la sodomie plus que pour toute autre pratique.
Voilà pourquoi Gilbert se trouve sur le point de réaliser ce qu’il pensait devoir demeurer un fantasme inaccessible. Mireille lui présente son derrière et il est derrière elle, hésitant, partagé entre trac et excitation, comme un jeune adolescent s’apprêtant à faire l’amour pour la première fois. Il se décide, lui caresse les fesses, pose l’index sur la rosette ocre, exerce une légère pression et constate qu’il peut l’introduire facilement Mireille, la tête dans les bras, le laisse agir.
Il présente enfin sa queue sur l’orifice légèrement dilaté, son gland entre sans problème, puis sa bite qu’il sent glisser, bien serrée dans le cul accueillant. Satisfaite de sentit le pénis bien enfoncé, Mireille initie un mouvement du bassin d’avant en arrière ; son partenaire se met au diapason et leurs gémissements de plaisir se mêlent bientôt, de plus en plus bruyants. Au comble de l’excitation les coups de reins de Gilbert se font plus vigoureux tandis que sous lui la femme se doigte énergiquement. Elle jouit enfin dans un long cri et se laisse aller à plat ventre. Allongé sur son dos, pesant de tout son poids, Il poursuit son action jusqu’à l’éjaculation libératrice et se laisse rouler près d’elle, haletant.
« Hé bien mon coco, pour une première tu t’es plutôt bien débrouillé. Tu vas pouvoir faire profiter ta femme de tes découvertes.
– Oh je ne crois pas, non. Elle n’a jamais voulu faire ça.
– Tu n’as peut-être pas su être assez persuasif. Tu veux que je lui fasse un mot d’encouragement ?
– Ah surtout pas; merci ! »
Ils éclatèrent se rire tous les deux.
« Bon et maintenant si tu me faisais l’amour de façon plus traditionnelle ? J’apprécie aussi, tu sais. Tu as des capotes ?
– Non, on n’a pas l’habitude de…
– Alors fais attention, je n’ai pas envie de rentrer à Aix avec un petit parisien dans le tiroir comme souvenir de vacances. »
Après le départ de Mireille, ravi de cette aventure mais un peu désemparé Gilbert était resté un long moment à rêvasser sur son canapé, ne sachant trop quoi faire. Il décida enfin de sortir faire un tour.
Quand il passa devant la loge de la concierge celle-ci parut et l’apostropha :
« Bonsoir monsieur Prévôt, vous allez bien ?
-Très bien madame Lagarigue, je vous remercie.
-Alors on a eu de la visite aujourd’hui. »
Catastrophe ! Il croyait pourtant avoir été discret ! Il imaginait à présent les allusions et les sous-entendus que cette commère ne manquerait pas d’adresser à sa femme.
« Oui, en effet, une cousine de province… Elle était de passage.
– Ah c’est bien, c’est bien. Une cousine du côté de madame Prévôt ?
– C’est ça, oui.
– Quel dommage que madame Prévôt n’ait pas été là. »
La concierge avait dit cela d’un ton légèrement moqueur. Elle poursuivit d’une voix plus aguicheuse :
– « Mais entrez donc un moment, monsieur Prévôt. »
Gilbert se dit que s’il fallait en passer par là pour s’assurer la discrétion de la pipelette, il était prêt à se dévouer pour préserver la paix familiale.
La porte de la loge se referma sur eux et ce qui advint ensuite est une autre histoire.
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