« Oh ! Mon chéri, il faut que je te dise, mon patron exige que ses employés sachent utiliser à la perfection tous les outils informatiques. Il a décidé de nous envoyer à un stage de perfectionnement d’une semaine par binôme. Dans trois jours, dimanche soir, je prends le train pour Paris avec ma collègue Virginie. Le service formation nous a réservé une chambre pour deux par souci d’économie. Le prochain binôme sera composé de deux hommes. »
« Dans trois jours tu me laisses seul pour une semaine? Enfin c’est pour un motif professionnel louable. Tu partageras une chambre avec la Virginie que tu m’as présentée il y a un bail? Toujours bien en chair?… Ah! Elle a fait une cure de six mois avec « Comme j’aime »…Seize kilos? dis-tu. C’est appréciable, bravo Benjamin Castaldi!. Je suis heureux d’apprendre que les binômes ne sont pas mixtes. Tu te vois logée dans la même chambre qu’un collègue homme? Pourquoi pas, en poussant à peine, par souci d’économie, loger le binôme de stagiaires dans un lit double. »
« Tu admettrais ça ? Jean seras-tu capable de ne pas toujours envisager des situations choquantes. »
« Je relève uniquement que ton service formation, plein de sagesse, ménage intelligemment l’argent et la bonne humeur des conjoints. Il faut croire que tout est bien organisé pour éviter les problèmes de couples.”
« Tu pourrais demander à ta mère de venir préparer tes repas pendant mon absence? »
« Je suis capable de cuisiner. Des oeufs, des pâtes, du riz, des steaks hachés ou des boîtes de ravioli, de cassoulet. Je me débrouillerai, sois sans inquiétude. Tiendrai-je le coup pendant cinq jours de célibat ? Tu ne me recommandes personne pour me tenir chaud la nuit? »
« Vois-tu ce couteau ? Tu sais ma menace…Je te les coupe…Mais excuse-moi, une semaine fait sept jours. Tu tiendrais deux jours de plus ? Sept jours ? ! C’est que. .. Virginie a une tante âgée à Paris. Elle a pris contact avec elle. La tante nous accueillerait deux nuits, si… Virginie me ferait visiter des monuments qu’elle connaît. Nous profiterions du déplacement et joindrions l’agréable à l’utile pour une fois ? Tu y vois un gros inconvénient, mon gros nounours ? »
« Tu devines ce qui me manquera le plus. Est-ce que je pourrai me passer de ton amour aussi longtemps? Pas de petite femme à baiser, pas de fesses à caresser, rien aussi longtemps. Et toi, sans moi, comment supporteras-tu la privation de câlins ? Pas de matou pour ta chatte ? »
« Et puis, zut, tu peux bien te passer de faire l’amour pendant quelques jours. Pense à la joie des retrouvailles. Nous rattraperons le temps perdu. Le manque mettra en valeur la fête du retour. Vois les choses du bon côté. Ne sois pas égoïste. Enfin, à titre exceptionnel tu auras droit à un cinq contre un. Hihihi !”
Laure a préparé l’annonce du stage dans les détails. Elle a réplique à tout. Elle n’est pas habituellement bégueule ou excessivement prude, mais elle vient de m’en boucher un coin avec sa dernière phrase et ce fou rire à propos de l’allusion au plaisir solitaire. Cela fait longtemps que nous projetions de consacrer quelques jours à la visite de la capitale. Ensemble. Bon, l’occasion donnera de l’avance à ma femme. Tant mieux pour elle.
J’ai reçu confirmation de l’heure d’arrivée du train de retour. Ce sera dimanche soir à 23 heures à la gare. Chaque soir j’ai reçu un appel WhatsApp. J’ai vu le beau visage de Laure, plus maquillée, enjouée. J’ai vu les deux lits simples séparés, j’ai vu Virginie en pyjama. et même les deux femmes en petite culotte et soutien-gorge. J’ai tiqué en remarquant que Laure avait une culotte rose et un soutien-gorge bleu layette, alors que Virginie arborait à l’inverse une culotte bleu layette et un soutien-gorge rose. Le binôme fonctionne bien si elles se livrent à ces enfantillages.
Le troisième soir, pour je ne sais quelle raison, Laure a été déséquilibrée. Son portable a filmé pendant quelques trop courtes secondes non le visage de mon aimée interlocutrice, mais, en arrière plan, la croupe de sa collègue grimpant sur son lit. Une croupe somptueuse avec un abricot pressé dans son étroit logement entre deux cuisses délicieuses, sous le point noir d’un cul au fond d’un entonnoir. Oui, j’ai aperçu le sexe nu surmonté du point d’orgue, une vue qui a chauffé mon sang de mari privé de sa femme. Y avait-il malice de la part de ma femme ? Était-ce un coup monté par deux complices ? Ce pouvait être un accident. Je suis entré en érection, j’ai évité de peu la masturbation.
L’image de ces deux orifices associés a hanté ma soirée, mes rêves, mon réveil. Les rondeurs callipyges qui les encadraient ne s’effacèrent pas avant le rendez-vous suivant. Sur mon écran sont apparus deux visages de jeunes femmes heureuses, deux visages tout proches, rieurs, dominants deux poitrines elles aussi à moitié dénudées. Les coquines s’amusaient à m’exciter. Devant mon air perplexe, elles ont pouffé de rire. Pour terminer l’entretien deux voix m’ont envoyé des gros bisous, deux voix mêlées à l’unisson.
Je n’ai pas reçu d’appel le vendredi soir. Un sms m’a appris qu’elles déménageaient. Le samedi soir se sont succédé des images de la tour Eiffel, de l’arc de triomphe, de notre-dame, du sacré coeur, du moulin rouge, du panthéon, de la gare de Lyon et de statues diverses et des deux stagiaires soufflant des bisous dans ma direction. « À demain, mon amour, ta Laure qui t’aime. »
Le train arrive. Les voyageurs sont rares. Virginie et Laure avancent , Laure m’étreint amoureusement. Virginie l’imite mais très timidement, comme ma femme elle passe ses bras autour de mon cou, elle n’embrasse pas ma bouche comme Laure mais appuie un baiser sur chaque joue. Laure nous observe, Laure semble contente de cette familiarité qui me surprend. Laure m’interpelle :
– « Mon amour, le compagnon de Virginie a dû s’absenter. Elle n’a pas la clé de son appartement. Nous devrions l’héberger ce soir. Dis, tu veux bien ? »
Ni l’une ni l’autre n’attend ma réponse. Valisette en main, elles quittent le quai.
« Où est la voiture. Nous te suivons. »
C’est décidé, Virginie se laisse inviter par Laure et par moi qui n’ai pas eu le temps de refuser ou d’accepter. Le repas préparé pour deux est partagé entre nous trois. Ces dames prennent une douche, à deux dans la salle de bain. Je les entends rire.
« Non, mon gros nounours, ne te donne pas la peine de faire le lit dans la chambre d’amis. Le nôtre est assez large pour trois personnes. Virginie et moi ne prenons pas beaucoup de place. Tu dormiras de ton côté, je me coucherai au milieu et Virginie se serrera contre moi. Va prendre ta douche et te brosser les dents pendant que nous enfilons nos chemises de nuit. »
A mon retour dans la chambre à coucher, le plafonnier est éteint, ma lampe de chevet éclaire pâlement les deux corps couchés sur le flanc droit, emboîtées comme deux cuillères, cachés sous la fine couette d’été. Laure parle :
– « Je crois que ça ira comme ça. As-tu assez de place ? »
« Plus que d’habitude. Tu peux reculer et venir contre moi. Tu m’as manqué. »
– « C’est vrai. Mais ce soir nous sommes fatiguées. »
Laure s’approche de mon oreille droite et me confie dans un murmure:
– » Sois raisonnable, nous ne sommes pas seuls. »
Elle m’avait promis une fête pour les retrouvailles ! Pourvu que le compagnon de Virginie revienne vite et la récupère. La fête est reportée. Mon célibat se poursuit à côté de deux belles femmes, c’est un comble.
« Bonne nuit, les petites. »
En choeur elles répondent ;
– » Bonne nuit, Nounours. »
Nounours, c’est mon surnom habituel pour ma femme. Virginie le trouve plaisant et l’utilise en écho. Il est tard, je m’endors.
Laure bouge dans le noir. Laure et Virginie échangent des mots. A moitié endormi, j’entends:
– « Il dort ? – Oui, il dort. – Tu m’aimes? – Bien sûr, je t’aime.- Un bisou ? – Oui, tourne-toi. »
Laure se déplace, Virginie se tourne vers elle. J’entends le froissement des draps. Silence, elles s’embrassent dans le noir.
– « J’ai envie, caresse mes seins.”
Tu es folle, il va se réveiller.
– Non, il fait des nuits complètes
– Sûr? Tes seins sont si doux.
– Ne remue pas trop. Non n’embrasse pas mon téton, Virginie, arrête !
Je reconnais la voix énervée de Laure. L’autre reprend après un court répit :
– « J’aime tes poils soyeux. Ma main ne fait pas de bruit. Oh ! Poils de chatte. Ton clito. »
– « Tu es folle, laisse-moi dormir. Arrête ou je vais crier ? Arrête, c’est trop fort. »
– » Tu n’aimes plus ? Pourtant depuis quatre ou cinq nuits, tu en demandais et tu m’en rendais. Allez viens. Embrasse-moi, ça t’empêchera de gémir. »
– » Je t’en supplie; c’est trop risqué. »
– » Puisqu’il dort si bien. Bon j’arrête, à condition que tu me bouffes l’abricot. Descends entre mes jambes, lèche et suce. »
Dans mon dos le contact avec celui de ma femme est rompu. Avec précautions, Laure glisse vers le bas du lit. Maintenant je suis vraiment éveillé. Je ne bouge pas, j’essaie de respirer régulièrement. Si j’imaginais… Laure. On me l’aurait dit, je ne l’aurais pas cru. Mais là… il faut que je sache jusqu’où ça ira. Laure gouine ? Est-ce possible ? Laure est en train de lécher la fente de Virginie.
Laure lui suce le bouton. Dans notre lit, juste à côté de moi. Il a dû s’en passer de belles à Paris. Ah! Oui, ces photos et vidéos, j’aurais pu comprendre. Maintenant c’est évident. Virginie a corrompu Laure, l’a convertie au saphisme.
Au coucher Laure n’était pas disponible. Elle a objecté la fatigue du voyage et des promenades dans Paris. Pas devant Virginie, ça ne se fait pas, bien entendu. Le compagnon de Virginie n’est pas absent. Virginie, dans notre lit, sert de prétexte, de bouclier. Virginie met Laure à l’abri de mes envies. Suis-je bête. Ces deux salopes se paient ma tête. Une femme me vole la mienne, elles sont complices, je suis cocu.
– » Chérie, un soixante-neuf, viens, je veux ta cramouille. Tourne doucement, donne-moi ton sexe. J’aime tes senteurs, j’adore ton jus »
Le désir monte, fait oublier la prudence, le discours enfle, le mouvement est plus important. Je continue à faire semblant. Semblant de ne pas entendre, semblant d’être insensible au déplacement. Si Laure touchait ma verge elle sentirait mon érection, elle saurait que j’écoute et que ça me fait bander comme un nounours de chair et de sang. Mais Laure a placé son bijou sur les lèvres goulues d’une Virginie en chaleur. Elles sont tête bêche, au-dessus de la couette et prennent leur complément alimentaire, se gavent de cyprine, perdent le contrôle. Laquelle a lâché la première plainte d’amour ?
J’allume le plafonnier, elles se figent dans la position, se croient-elles invisibles parce qu’elles sont immobiles ? J’envoie une grosse claque sur les fesses de ma femme. Elle fait :
« Aïe ! »
Elle roule sur le côté vers moi, veut cacher sa comparse. Virginie veut savoir pourquoi il y a de la lumière, se tourne vers Laure, expose sa magnifique poitrine, la cache avec un bras dès qu’elle me voit. J’interroge :
– » Qu’est-ce qui se passe ? Que vous arrive-t-il ? Qui a crié ? Qui a mal ? Mais que faites-vous nues ? Où sont passées vos chemises de nuit ? Laure, manques-tu de place ? Pourquoi couvrais-tu ton amie ? Je vous croyais fatiguées, exténuées. Vous allez prendre froid.
Virginie plaisante :
« Trop fatiguée pour dormir; alors on joue »
» Ah! Je suis réveillé; je peux jouer avec vous ?
Oh ! J’ai osé. Je n’en reviens pas. Que m’arrive-t-il ? Jamais je n’aurais osé en temps ordinaire, mais il n’y a rien d’ordinaire cette nuit. A commencer par la présence de deux jolies femmes dans mon lit. Ma femme a voulu héberger une amie qui avait un problème de logement. Elles portaient des nuisettes quand elles sont sorties de la douche. Par correction j’ai détourné le regard. Elles sont nues à mon réveil. Qu’est-ce que Laure faisait couchée sur Virginie, la tête coincée entre les cuisses de sa collègue? Que faisait Virginie, les mains accrochées aux fesses de ma femme, la tête enfouie entre ses cuisses ? L’invitée résume en un mot : elles « jouent » !
J’ai écouté avant d’éclairer, ma question a sa réponse. Elles jouent. Les deux femmes se léchaient la chatte, y fourraient leur nez, se frottaient, se suçaient, se faisaient du bien. Sans gêne : là, à côté de l’homme qu’elles croyaient endormi. C’est fou d’oser prendre le risque de me réveiller et d’être surprises. Un reste de pudeur a jeté Laure contre moi quand j’ai fait la lumière. Elle est presque passée du corps de Virginie sur le mien, toute chaude et le sexe ruisselant de plaisir sur mon menton. Si elle veut jouer à ça, je suis son homme.
Depuis son départ en stage, il y a une longue dizaine de jours et de nuits, j’ai vécu sans femme, sans ses câlins, sans relations sexuelles. En raison de la présence de sa copine Virginie, ce soir, Laure a prétexté une grosse fatigue et a reporté à plus tard la célébration de nos retrouvailles. Tout cela pour profiter de mon sommeil et se livrer à des mamours entre femmes. Non, mais, Laure, il y a dix jours, n’était pas lesbienne, enfin pas à ma connaissance. Elle le serait devenue pendant sa semaine de stage en compagnie de cette Virginie. Comme ça, subitement ? Étrange, étonnant, presque impossible ! Laure aurait eu des prédispositions. Son invitée est une plante vénéneuse, une salope de gouine qui casse mon ménage. Elle a servi de révélateur, fait éclore les tendances cachées. Elle a pourri ma femme ; elle me prive d’activités sexuelles puis s’adjuge ma place dans la foulée, dans mon lit ! Elle va voir que je ne me laisse pas déposséder aussi facilement.
A ma proposition de me joindre à leurs jeux a répondu un silence gêné chez ma femme. Virginie n’a pas crié au scandale, a eu une moue coquine. La salope est belle et désirable; JE NE DIRAIS PAS NON SI ELLE DISAIT OUI. Je me passe de réponse pour l’instant. Je tire sur la cuisse gauche de Laure, j’ajuste sa position, ses cuisses sur mes épaules. Maintenant la cible est exactement disposée sur ma bouche.
Je vais rappeler à ma belle que je suis aussi capable que Virginie de m’occuper de sa moule. Mon nez cale le clitoris déjà décapuchonné, mes lèvres serrent les bourrelets de la vulve et ma langue se lance dans l’exploration des nymphes et de l’entrée du vagin. Le terrain a été préparé, tout roule, je lèche à mon tour, à mon tour je vrille dans l’ouverture lubrifiée. Je suis irrésistible et les gémissements de ma femme accompagnés de sauts de carpe que je contiens des deux mains plantées dans les muscles de ses fesses le proclament à Virginie stupéfaite.
Quand je sens que le fruit est mûr, je renverse ma légitime entre moi et Virginie, je saute entre les jambes et je m’apprête à la pénétrer. Une plainte douloureuse de notre témoin me stoppe à la lisière du sexe en chaleur, un cri étrange, une sorte de « Nonnn ! » inattendu.
Laure s’exclame :
-« Oh ! Pardon. Mon amour, attends. Juste une minute. Le temps de t’expliquer. Je commence par la fin. J’ai promis à Virginie que tu lui ferais l’amour. Attends ! Je lui ai précisé que pour connaître le plaisir le plus intense, il est souhaitable de se faire prendre par un homme qui est en pleine possession de ses moyens. »
-« Elle t’attendait pour l’apprendre ? »
-« Toi, par exemple, après une période d’abstinence imposée par mon absence, tu dois avoir une forme olympique, les couilles pleines et la verge ferme, raide et dure au premier attouchement, sans compter une envie extraordinaire de baiser. Il suffit de toucher ta queue pour savoir que tu remplis toutes les conditions favorables à la réussite d’un rapport sexuel inoubliable. »
-« Ainsi, tu as décidé de faire de moi un étalon pour ton amie lesbienne. Lui aurais-tu promis une passe réussie en récompense des caresses dont elle te couvre. Je suis une monnaie d’échange ? Ou tu paies mon pardon en partageant cette femme avec moi ? »
– Tu es un vilain jaloux débordant de susceptibilité. Laisse-moi t’exposer la situation dans le détail. En stage, Virginie et moi avons sympathisé. »
– Tu appelles sympathiser ce que je viens de surprendre ? Le terme me semble léger. J’aurais compris des caresses et des bisous sur les joues ; des attouchements sur la poitrine auraient créé de l’étonnement. Mais que dire quand on entend ou voit deux nénettes en train de se siphonner les fentes, certainement autre chose que « sympathiser ». »
-« Je reconnais avoir pris plaisir certaines nuits de la semaine à échanger des gestes de tendresse avec Virginie. Nous couchions dans le même lit. Volontairement ou non nos corps se sont rencontrés, une main s’est égarée sur un bras ou dans le dos, des jambes se sont emmêlées… Enfin des contacts nous ont conduites de frôlements en étreintes à mieux nous connaître. Moi, loin de toi et privée de la présence de ta chaleur, j’ai connu un réconfort à me sentir proche d’elle, à me réchauffer contre elle. Notre surprise réciproque nous a fait rire. »
– « Comme c’est drôle ! Mdr ! C’est tout ?
– On s’est embrassées, caressées, on a approfondi la connaissance de l’une et de l’autre, nous n’avons pas vu de mal à laisser examiner nos corps, à ressentir du plaisir dans les contacts à tous les niveaux. Je crois mieux connaître mon corps depuis que j’ai pu observer le magnifique corps nu de Virginie. Elle est mon miroir et je suis le sien. Les parties de moi qui échappent à ma vue, je les découvre chez elle, elle lit sur moi celles du sien qu’elle ne peut que deviner sur elle. »
« – Autrement dit vous découvrez que l’une complète l’autre, vous finissez par vous aimer dans l’autre et ça finit à poil dans mon lit, par des » je te bouffe la chatte, je te caresse la fente, » avec l’obligation pour moi de saillir cette dame avant de te posséder. Je comprends, c’est normal, c’est hyper naturel… et je suis l’idiot qui avait oublié de l’imaginer ! »
« – Attends, tu n’as pas fini de railler notre conduite. Ce que tu es tout à fait incapable d’imaginer arrive maintenant »
– Parce que tu me réserves plus fort ? Tu t’offres à une autre femme, ensuite tu m’offres à la même femme. Vu d’ailleurs, comme on mène la vache au taureau, tu conduis à moi cette Virginie que tu viens de chauffer de manière qu’elle ressente des sensations extraordinaires, mouille abondamment. Ainsi elle est réceptive, je vais la pénétrer d’un coup, elle jouira dès l’union .Soit. Puisque tu le veux, je me plie à ton bon plaisir. Sous tes yeux et avec ta bénédiction je suis prêt à combler cette dame. Virginie, prenez position, que préférez-vous ? »
– Merci mon amour de réaliser nos souhaits. Je t’ai annoncé une nouvelle stupéfiante, tu ne m’as pas laissé le temps de te la révéler, te voilà déjà prêt à te lancer comme une bête sur cette chère amie. Maîtrise-toi. Écoute l’inimaginable : »
– Cesse de jouer à la mystérieuse ! Virginie a deux vagins ? Virginie aime la pénétration anale ? Virginie a besoin de gode ? Virginie exige l’utilisation de préservatifs ? »
– Tu adores faire l’idiot. Voici ce que tu ne devineras jamais : Virginie est vierge, elle n’a jamais connu d’homme, aucune verge ne l’a pénétrée. »
– Oh! Pas possible ! Excusez-moi Virginie, je fais ce qui ne se fait pas, mais permettez cette question : quel est votre âge ? »
– Mon âge ? J’ai trente ans aujourd’hui. Pourquoi ? »
Cette femme est un phénomène. Elle a trente ans et ne s’étonne pas d’être encore vierge. Je lui demanderais volontiers si elle sort d’un couvent. Ce serait stupide, je sais qu’elle travaille avec Laure depuis des années. Vierge ! Mais elles m’ont parlé d’un compagnon ? Laure brise le silence que j’ai observé.
– Mon amour, quand j’ai parlé de toi à mon amie, elle a déclaré qu’elle aurait aimé connaître et aimer un homme comme toi. En passant tu remarques que j’ai fait de toi un portrait flatteur. Tu es mon homme, celui que j’aime et auquel je reconnais des qualités exceptionnelles. »
Quand Laure veut obtenir un résultat, elle sait flatter.
Donc Virginie regrette de ne pas connaître ton pareil. Je me souviens alors qu’elle est célibataire. Questions, réponses, tendresse. Elle m’avoue sa virginité, regrette…Comment ne pas être attendrie. Je l’en aime plus fort, je vante tes mérites d’amant doux et fort à la fois, de mari compréhensif. Je la persuade de mettre fin à son célibat. Le meilleur moyen est de faire l’amour avec un homme patient, gentil, attentif et je lui propose de recourir à tes services. «
– Quoi ? Que d’hommes donneraient cher pour cueillir une fleur ! Tu me désignes pour déflorer cette belle femme ? Te rends-tu comptes de l’importance de cette démarche ? N’as-tu pas peur d’outrepasser tes prérogatives d’épouse ou de mettre notre couple à l’épreuve ? Pourquoi moi plutôt que Pierre, Paul ou Jacques ? »
– Mon amour, te souviens-tu de notre première fois ? Malheureusement quand nous nous sommes connus, j’avais déjà vu le loup. Je n’ai pas pu te donner ma virginité. Virginie veut bien compenser cette perte ancienne. Par amitié pour moi, mais aussi pour l’homme qui m’aime, elle t’offre sa fleur. Elle sait que tu auras la patience d’agir avec force et douceur, avec enthousiasme, calme, maîtrise, sans la brutalité du novice, sans la violence d’un égoïste mais avec la fermeté que procure l’expérience acquise longuement. »
– Tu as raison, c’est plus qu’extraordinaire. Moi, je dois percer l’hymen d’une vierge de trente ans ! Virginie, êtes-vous décidée à vous donner à moi ? Vraiment ? »
– Oui, mais cela ne semble pas vous enchanter. Est-ce trop difficile à cause de mon âge ? Suis-je moche ? Quel défaut caché a éloigné de moi les autres hommes ? Vous refusez ? »
– Votre compagnon parti avec vos clés ? Est-il d’accord ? Saura-t-il ? Est-il impuissant ou candauliste ? »
Laure et Virginie éclatent d’un rire qui secoue leurs seins. Elles essuient les larmes de leurs yeux. Laure dévoile leur secret ;
– Il fallait introduire Virginie, te persuader de la garder et de l’admettre dans notre lit. J’ai inventé ce personnage indélicat. Il n’existe pas de compagnon. »
– Enfin, chérie, tu aurais pu être plus directe. »
– Comment attirer un homme en lui racontant qu’on est encore vierge à trente ans ? Ta série de questions suffit à appréhender la difficulté du problème. J’estime que tu peux rendre service à Virginie en lui faisant l’amour.
– Si c’est pour rendre service dans ces conditions, compte tenu du charme de cette amie, ce sera un plaisir et un honneur. Si je comprends bien, toi, ma femme tu as reporté à plus tard nos effusions afin de me livrer neuf et en pleine forme à Virginie.
– Nous avons également poussé très loin nos caresses pour t’émouvoir et pour te rendre réceptif à la charge avancée. Oui, nous avons osé des caresses et une mise en scène propres à te réveiller et à exciter ta libido. Ta façon de me bouffer le con indique le succès de notre plan. Il me reste une tâche à accomplir. Virginie, veux-tu te coucher au milieu du lit ?
Virginie est charmante. Laure l’a convaincue mais aussi mise sur des charbons ardents. Je comprends sa retenue, qui ressemble à de la gêne. Connaissez-vous beaucoup de femmes amenées à exposer leur vie puis leur intimité ? Ajoutez que je reste un étranger pour cette femme. Laure l’a mise à nu physiquement et mentalement. Et voici que Laure l’enjambe, s’assied sur la belle poitrine, se penche sur l’entrejambe, pousse les cuisses vers l’extérieur, pose ses mains sur le sexe. Virginie ne voit que le dos de l’amie. Laure, avec la fermeté de celle qui pense agir pour votre bien m’interpelle :
– Mon amour, vois ce que tu n’as jamais vu. J’écarte les petites lèvres, l’hymen, c’est cette peau. C’est cette peau que tu dois déchirer, mais avec délicatesse. La défloration ne doit pas laisser le désagréable souvenir d’une douleur due à la brutalité masculine. Je suis sure que tu sauras faire.
– Ne seras-tu pas jalouse ?
– Puisque c’est mon idée. Je vous laisse, c’est trop intime. Aimez-vous cette nuit. Après je récupérerai ce qui m’appartient. Mon époux, je t’aime. Fais cela par amour de moi.
Qu’on me permette d’emprunter au premier chapitre de cette histoire deux paragraphes : Le troisième soir, pour je ne sais quelle raison, Laure a été déséquilibrée. Son appareil a filmé pendant quelques trop courtes secondes non le visage de mon aimée interlocutrice, mais, en arrière-plan, la croupe de sa collègue grimpant sur son lit. Une croupe somptueuse avec l’abricot pressé dans son étroit logement entre deux cuisses délicieuses, sous le point noir d’un cul au fond d’un entonnoir. Oui, j’ai aperçu ce sexe nu, une vue qui a chauffé mon sang de mari privé de sa femme. Y avait-il malice de la part de ma femme ? Était-ce un coup monté par deux complices ? Ce pouvait être un accident. Je suis entré en érection, j’ai évité de peu la masturbation.
L’image de ces deux orifices a hanté ma soirée, mes rêves, mon réveil. Les rondeurs callipyges qui les encadraient ne s’effacèrent pas avant le rendez-vous suivant. Sur mon écran sont apparus deux visages de jeunes femmes heureuses, deux visages tout proches, rieurs, dominants deux poitrines elles aussi à moitié dénudées. Les coquines s’amusaient à m’exciter. Devant mon air perplexe elles ont pouffé de rire. Pour terminer l’entretien deux voix m’ont envoyé des gros bisous, deux voix mêlées à l’unisson.
Laure, ma femme, a tout prévu, tout combiné. Elle a promis à Virginie un dépucelage en douceur par moi, Jean, dit Nounours. Par WhatsApp elle a fait la promotion de Virginie. Après ses dernières révélations, je sais que l’envoi de cette vue sur la croupe de sa collègue était intentionnel. Le procédé avait connu le succès escompté si on reprend mes mots dans ces deux paragraphes. J’avais bien enregistré l’image, comme on dit actuellement je l’avais imprimée, dans mon cerveau évidemment mais aussi dans ma chair.
Quand les deux complices « jouent » dans le noir, je vois malgré l’obscurité ce cul somptueux aussi bien que l’inoubliable popotin de ma tendre épouse. Pendant qu’elles papotent, qu’elles bougent et émettent des bruits humides, je me souviens de la forme allongée de l’abricot de la copine grimpant dans son lit, nuisette remontée sur le dos, comme je me souviens de la vulve de Laure à jamais gravée dans ma mémoire de mari amoureux. Une image est présente en permanence depuis des années, l’autre ne me quitte guère depuis que ces « rondeurs callipyges » sont apparues sur l’écran trop étroit de mon smartphone.
Après avoir fait bouillir mon sang au cours de ces rencontres virtuelles, Laure a introduit la louve dans notre bergerie. Elle a poussé l’audace jusqu’à coucher Virginie dans une couche conjugale auparavant réservée à nos deux corps exclusivement. Elle a joué sur ma corde sensible : la pauvre femme se retrouvait à la rue. Comment condamner à errer dans la rue une personne dont j’avais vu ce qui ne se montre qu’aux intimes ? … et encore…
Entre femmes, la pratique de la nudité c’est souvent banal. On compare les seins, ceux-ci sont gros, ces autres mignons, les uns frottent, les autres sont séparés; on compare sa taille, son tour de hanches, on compare sa touffe, son tour de cuisse, la longueur de ses jambes, la profondeur de son nombril, le bonnet du soutien-gorge, l’arrondi de son postérieur, la finesse des ficelles de son string etc…Entre femmes tout est permis sinon toujours conseillé.
Dans mon monde, une femme n’expose la nudité de son bas-ventre, de son sexe ou de son cul, pour appeler les choses par leur nom, ni à ses connaissances ni à un étranger, à un homme qu’elle ne fréquente pas. En général, dans la vie quotidienne, le spectacle de l’intimité est réservé au conjoint. Parfois un autre bénéficie de ce privilège, on dit que c’est son amant et on ne parle pas de ce chanceux au cocu. En dehors des plages naturistes, il n’est pas courant d’exhiber sa zézette, ses troutrous et pire encore l’exhibitionnisme du sexe mâle est puni, s’il n’a pas le cachet d’œuvre d’art ou de représentation théâtrale d’un personnage historique ou d’un dieu de l’Olympe.
Les conseils du corps médical ont fait reculer l’étalage des seins nus sur les plages, le fameux « topless » ou « oben ohne », coupable de cancers et des mutilations engendrées par une trop longue exposition au soleil. Depuis les possibilités offertes par le web, on peut me contredire, il y a foule de parties intimes offertes aux amateurs…vues sans coutures.
Animé par un sentiment de pitié, je dois me montrer solidaire, a calculé Laure. Au fond de moi, la petite voix me rappelle combien était appétissante la croupe large et ses environs en creux et bosses aux surfaces pileuses de sa colocataire… Pitié, solidarité justifient un autre sentiment, diffus celui-là : un désir, en principe, inavouable à une épouse, mais un désir inoculé par la mienne depuis Paris. Son smartphone a agi comme une seringue invisible, inodore et sournoise. Malgré moi, la vision de cette femme sur le point de se coucher m’obsédait, m’obsède et m’obsédera. C’est, comme le tableau de Courbet, la naissance du monde mais vue à l’envers. Inoubliable !
Or voilà que mon épouse Laure me confie la mission de dépuceler sa collègue, vierge de trente ans. Pour me convaincre de la nécessité d’avoir avec cette vieille pucelle (tout est relatif, trente ans c’est le bel âge selon Balzac) un rapport sexuel dès cette nuit, Laure neutralise l’intéressée, en s’asseyant cul nu sur son torse nu, chair sur chair, impose une attitude hors du commun, écarte les obstacles, expose la vulve, ouvre et étire les grandes et les petites lèvres et désigne le voile de la virginité avec ce tout petit trou destiné aux écoulements menstruels. Je deviens le voyeur maudit. A l’image qui me hantait, lointaine, imprécise, se substituera désormais celle du vestibule écartelé du vagin de Virginie, son clitoris en pointe, son méat urinaire et l’hymen à percer, à déchirer, à rendre inutile.
Mais qui suis-je pour oser cette entreprise ou pour qu’on me la confie ? L’homme le moins expérimenté en la matière. Comme Laure l’a rappelé, je n’ai aucun souvenir personnel de l’acte. Ma femme n’était plus vierge quand je l’ai connue. Comme beaucoup de filles elle avait eu hâte d’essayer ses charmes. Un heureux l’avait délivrée de ce voile gênant quoique naturel. Je n’avais pas voulu reconstituer l’événement. Ce qui était fait n’était plus à faire ; un point, c’est tout. Sans la pratique, je ne vaux rien, car c’est en forgeant qu’on devient forgeron et que c’est en déflorant qu’on devient dépuceleur. Certains de mes amis avaient évoqué devant moi cette corvée sanglante, parfois douloureuse et parfois traumatisante pour la fille et/ou pour le garçon.
Laure me place au pied du mur. Elle me donne commandement de détruire cette muraille anti-plaisir. Par ouï-dire, dans mon état d’ignorance, j’ai retenu que la petite peau ne s’usait pas avec les ans mais durcissait et finissait par ressembler à de la corne. C’est une plaisanterie grivoise de comptoir, je vais savoir si elle contient une part de vérité. Laure nous a laissés seuls. Qui de Virginie et de moi est le plus embarrassé ?
Le portrait flatteur dressé par Laure à Virginie, aussi engageant fût-il, ne m’a pas transformé en sacrificateur de pucelage averti, doué de qualités rares de patience, d’adresse ou de douceur. S’il suffisait de creuser un trou dans une paroi, j’utiliserais ma perceuse. En quelques tours de foret le trou serait réalisé. Le mur ne se plaindrait pas. Si le problème consistait uniquement à faire disparaître une peau à l’entrée d’un conduit, un chirurgien muni d’un écarteur et d’un bistouri serait plus indiqué que moi pour pratiquer une incision et pour enlever les lambeaux de chair. Mais la situation est différente.
En face de moi est allongée une femme, un corps et une âme, un cœur et un esprit, un être qui a eu peur de la défloration. Peur de perdre d’abord sa virginité si précieuse, puis peur de la possible douleur liée au premier rapport sexuel, enfin peur de ne pas perdre sa virginité, peur du symbole d’un retard peu justifiable ou d’une errance bizarre ? Comme tout homme je possède l’instrument naturel destiné à créer le passage nécessaire à la procréation. Certains possèdent d’instinct l’art et la manière d’utiliser leur sexe bandé pour parvenir à leur fin. Tous ne se heurtent pas à la difficulté supplémentaire de la peur. Des filles ou femmes brûlent de l’envie de libérer l’accès de leur intérieur, de connaître l’extase amoureuse ; elles ont le courage d’affronter l’épreuve sans trembler, quitte à serrer les dents quand l’ouverture se fait sous la poussée d’une verge rageuse.
Je possède l’instrument, je comprends que je devrai me placer au bon endroit, dans le bas de la vulve, face au conduit et pousser vigoureusement, lutter contre l’élasticité de la redoutable membrane, avancer un peu, prendre du recul et de l’élan avant de repartir à l’assaut, autant de fois que nécessaire, tenir compte des imprévisibles réactions de la femme à la probable douleur, à ses craintes encore présentes. Quel boulot, surtout si on y met la manière. J’en tremble de la peur de mal faire ou de faire mal…
Quand, par ailleurs, les deux membres du couple engagé dans cette voie sont amoureux, ils agissent avec la ferme volonté de s’unir. Leurs efforts s’additionnent sous l’influence de leur désir de ne plus faire qu’un. L’amour sentiment permet de vaincre les peurs et facilite grandement le don de soi qui surmonte victorieusement le possible désagrément de la toute première pénétration. L’amour partagé, cet élément essentiel nous manque. C’est à peine si je connais la femme qui attend de moi le miracle de la pénétration sans douleur. Il existe un traitement pour l’accouchement sans douleur. Quand jugera-t-on nécessaire d’inventer une péridurale pour le premier accouplement sans douleur ? C’est à peine si cette femme, méfiante par nature, en sait plus sur moi et sur ma capacité à combler ses attentes. Elle n’est pas amoureuse de moi, je suis amoureux de Laure, non de Virginie. Le moteur puissant de l’amour nous fait défaut.
J’avoue être décontenancé par la tâche soudaine. De son côté, Virginie guette mes états d’âme. Laure a beaucoup travaillé le sujet avec elle. Elle n’a pas de raison d’être ébahie. L’effet de surprise n’intervient pas pour elle, devenue la demandeuse et automatiquement l’impétrante. A toutes ses peurs, d’après mon épouse, elle n’ajoutera pas celle d’être repoussée. Laure a su vanter son propre savoir-faire avec son mari. De moi elle obtient tout ce qu’elle veut. Donc si elle me demande de rendre un service éminent à une amie, je me plierai à ses vœux, c’est acquis !
L’entrée en matière est la phase la plus difficile. J’ai longuement cogité, pesé les aspects différents, cherché comment aborder et la femme et la mission à remplir. Pour commencer j’enlève mon pyjama afin de me trouver nu, comme elle est nue. Il faut rétablir une égalité de présentation. Cette égalité est factice, plus théorique que réelle. En dehors de quelques rougeurs récentes héritées de Laure, le corps de cette femme n’affiche pas de véritable émotion évidente. Elle est dans l’expectative, sans signe visible d’émoi sexuel. J’envie cette apparence d’indifférence. Au contraire de moi, elle repère immédiatement mon signe extérieur d’excitation. Je n’ai pas encore parlé, ma voix n’a pas tremblé. Mais allez cacher une érection sans tourner impoliment le dos à votre interlocuteur.
Eh ! Oui, toutes ces considérations n’ont pas fait taire le démon qui habite mon sexe. Si je suis estomaqué par l’annonce de ce qu’on espère de moi, Popol, mon engin viril, est heureux et fier du choix de l’outil par ces dames. Il manifeste sa joie en pointant effrontément vers le ciel. Tous ces jours de privation imposés l’ont humilié et fait souffrir. Il tient sa revanche.
Pour me retirer toute velléité d’abandon de poste, il s’est déployé ostensiblement. Sa hardiesse arrache un sourire de satisfaction à Virginie. Elle reçoit comme un hommage à sa grâce et à sa beauté ce parfait garde-à-vous de ma queue où afflue le bouillonnement de mon sang. Je me suis dit interloqué, ou l’équivalent, à l’énoncé de la quasi-obligation présentée par ma femme de faire de sa collègue une femme véritable, entière, capable d’accueillir l’homme de son choix sans difficulté mentale ou physique. Mon sexe n’a pas hésité. Ce corps de femme si bien bâti sous un visage d’ange, ces seins qui n’ont pas allaité, encore modestes et attachés haut, cette taille fine au-dessus de hanches épanouies, cette croupe généreuse, ce buisson épais gardant le sanctuaire que Laure a osé ouvrir grand, tout a influencé et même affolé mon pivot de la joie.
– Qu’il est beau ! S’extasie celle qui n’en a pas vu beaucoup.
En fait-elle une entité indépendante de moi ? Je rappelle que ce n’est qu’une partie de moi, que ce bout de moi ne peut pas agir sans ma volonté :
– Je suis à votre… à ton service, à ton entière disposition, chère amie.
Cette fois, je marque un point. Ses yeux quittent mon pieu et se fixent sur les miens. Je viens de la tutoyer, brisant la glace et j’ai affirmé que j’accomplirai la tâche promise. Elle s’enhardit :
– Vraiment ? Je suis ravie. J’aimerais me blottir contre toi. J’aimerais te serrer contre moi. J’aimerais t’embrasser. Je veux me donner à toi.
– Ce sera un excellent début, une façon agréable de faire mieux connaissance. Qui commence ?
La question est inutile, car nous nous levons ensemble, nous nous approchons, nous nous enlaçons. C’est délicieux, mais moins que le baiser qui suit. Vierge, oui, je l’ai constaté, mais parfaite dans l’art du baiser bouche à bouche. Quelques mots aimables, un regard, le contact des épidermes, des lèvres ardentes nous lions connaissance, nous entrons en ébullition ! Où est le problème ? Oublions les obstacles, les questions paralysantes et les élucubrations diverses. Un homme et une femme se rencontrent, se désirent et s’enchantent. Ce n’est peut-être pas le grand amour, mais voilà un moteur qui rendra possible ce qu’on pensait irréalisable.
Nous avons du mal à rompre l’étreinte. Nos bouches refusent de se quitter, mes mains appuient sur les fesses pour parfaire le contact de nos pubis et pour rapprocher nos sexes. C’est l’instant choisi par Laure pour réapparaître.
– Ah, le splendide spectacle. Ca y est, c’est fini ? Vous vous remerciez. Bravo, mes chéris.
Virginie, l’ex virgo intouchable, qui ne sera plus vierge bientôt, éclate de rire :
– Mais Laure, tu ne m’avais pas dit que nous devions expédier la chose à toute vitesse. Nous faisons connaissance. Nous n’en sommes qu’aux préliminaires. Crois-tu nécessaire de venir nous aider ? Vois, notre entente est bonne, tout s’annonce pour le mieux. Cependant nous accepterons ta présence si tu veux participer.
– Jure que tu me rendras mon mari et je vous abandonne à vos exercices. Ne me le fatigue pas trop. Bonne baise. A plus tard. Appelez-moi quand vous aurez fini. Je tiens à examiner le résultat pour dormir.
