J’habite cet immeuble, situé dans une rue commerçante non loin du centre, depuis une vingtaine d’années. Mes parents y avaient pris la fonction de gardiens environ un an avant ma naissance. Nous étions logés au rez-de-chaussée; un petit appartement dont la porte vitrée donnait sur le hall d’entrée. La plupart des habitants, propriétaires ou locataires, n’avaient vu grandir. J’avais dix ans au décès de mon père mais ma mère avait gardé l’emploi et je l’avais assistée de mon mieux dès que j’avais été en âge de le faire.
Cet automne ma grand-mère maternelle ayant eu un problème de santé, maman avait dû aller l’assister en Auvergne. Pendant son absence d’une durée indéterminée les copropriétaires m’avaient fait confiance pour assurer l’intérim. C’était un immeuble tranquille mais je n’allais pas tarder à me rendre compte qu’il me réservait bien des surprises.
1-. Mademoiselle Lebon
Un matin, notre facteur habituel me remit pour mademoiselle Lebon un colis qui ne demandait pas de signature mais trop volumineux pour sa boite à lettres. Nadia Lebon, locataire depuis seulement quelques mois, était une belle femme d’une trentaine d’années, toujours vêtue de façon assez provocante, jupes courtes et chemisiers très décolletés. Maman la trouvait un peu vulgaire mais ajoutait : « elle est très gentille », ce qui excusait tout, la gentillesse étant pour ma mère la qualité suprême.
Je décidai de monter aussitôt lui porter son colis. Mademoiselle Lebon m’ouvrit et je demeurai sans voix : elle était très légèrement vêtue, une fin kimono ou déshabillé, je ne sais, mais très court découvrait ses longues jambes galbées. Elle agitait les mains, doigts écartés et m’invita à entrer.
« Je viens de me vernir les ongles, ce n’est pas tout-à-fait sec.
Pose ça sur la table basse. J’allais me servir un thé ; tu en veux ? »
Je ne sais pas pourquoi j’acceptai car je n’aime pas le thé.
« Assieds-toi sur le canapé, j’en ai pour une minute. »
Depuis la cuisine ouverte elle me demanda des nouvelles de ma grand-mère et revint bientôt avec deux tasses. Elle s’assit en face de moi. Je me sentis rougir : son kimono entrouvert laissait paraitre ses seins à peine cachés par un léger soutien-gorge blanc de taille très réduite et elle remuait les jambes, dévoilant par moments une petite culotte tout aussi mini. J’aurais voulu briser le silence, j’avalais difficilement ma salive, ne trouvant rien à dire. Mademoiselle Lebon me fixait avec un petit sourire. Elle se leva enfin et vint me rejoindre sur le large canapé.
« A ce moment, normalement tu devrais dire : je vous trouve très jolie. Je répondrais que tu es bien aimable et j’ajouterais ; as-tu envie de m’embrasser ? Tu devrais répondre oui, bien sûr.
Mais j’ai l’impression que si je ne prends pas les choses en main, ça risque d’être long. »
Elle posa les lèvres sur les miennes, sa langue s’insinua à la recherche de la mienne. Je lui rendis maladroitement son baiser, mais je trouvai l’audace de poser une main sur son sein. Elle dégrafa prestement le soutien-gorge pour libérer deux seins ronds et fermes qui n’avaient d’ailleurs nul besoin de soutien.
Je ne saurais dire comment je me retrouvai bientôt débarrassé de mon jean et de mon boxer tandis qu’allongée devant moi mademoiselle Lebon, écartant le bord de son string, m’offrait une chatte totalement dépourvue de poils. A vingt ans je n’étais certes plus puceau mais les quelques relations adolescentes avec des filles de mon âge au pubis plus ou moins poilu ne m’avaient pas préparé à cela, une chatte parfaitement épilée. La fente médiane à peine entrouverte semblait une mystérieuse invitation érotique. Consciente de mon excitation, elle commenta avec un petit sourire amusé :
« Ça vous fait toujours beaucoup d’effet, une chatte épilée, n’est-ce pas ?
Allez, viens vite. »
L’instant d’après j’étais allongé sur elle, j’étais en elle. Elle m’emprisonnait entre ses jambes repliées sur mes reins, ondulant sous moi qui allais et venais avec fougue. Elle me glissa à l’oreille :
« Tu pourras te soulager librement, je suis protégée. »
Tandis que je sentais approcher ce moment, elle commença à émettre un gémissement d’abord faible puis de plus en plus bruyant pour culminer en un cri tandis que j’éjaculais avec l’impression de déverser des quantités de sperme en jets sporadiques dans son vagin agité de contractions rapides.
Elle me repoussa doucement.
« Je pense que tu es content de m’avoir apporté ce colis. J’ai l’impression que la visite t’a plu.
– Oh oui bien sûr ! C’était… c’était super !
– Oui, en général on m’apprécie dans ce genre d’exercice.
Tu veux une tasse de thé ? »
La sonnerie de son portable nous interrompit, m’évitant une nouvelle tasse de ce breuvage. Je me rhabillai tandis qu’elle répondait :
« Bonjour.
(…)
Oui. Bien sûr.
(…)
Non, ça n’a pas changé. Toujours selon ce que vous voudrez bien entendu.
(…)
Quand voulez-vous ? Dans une demi-heure cela vous convient ?
(…)
Très bien, alors à tout-à-l ’heure. »
Elle s’adresse à moi :
« Excuse-moi mais je vais avoir une visite, il faut que je me prépare.
– Bien sûr. Je vous laisse.
– Tu peux le dire tu. Et si tu veux passer de temps en temps ne te gêne pas. »
De retour dans ma loge, je guettai par curiosité quelle serait la personne attendue par mademoiselle Lebon. Le moment venu un homme d’une cinquantaine d’années, cheveux grisonnant, costume sombre, petite sacoche en cuir à l’épaule traversa le hall en direction de l’assesseur. Ce pouvait être un prof, me suis-je dit. Ce n’est que plus tard que me vint l’idée que mademoiselle Lebon recevait à titre disons professionnel.
Quoi qu’il en soit, les quelques fois où j’allai la voir elle me reçut toujours gracieusement. Seule ombre au tableau : je n’ai jamais osé dire à Nadia que je n’aime pas le thé !

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