Dentelles et cyprine 1/4

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Publié par Christel

Temps de lecture : ~ 7 min

Lundi matin, 8 h 15.

Je pousse la porte vitrée du bâtiment. L’air frais de septembre me caresse le visage. Mon corps porte encore les traces délicieuses du week-end avec Hélène : marques discrètes sur les hanches, rougeurs sur les fesses, pointe des seins sensible sous le chemisier blanc que je porte sans rien dessous, juste pour sentir le tissu frotter à chaque pas.
Michel est aux États-Unis depuis dix jours. Pas de message pressant, pas de convocation matinale, pas de regard possessif. Pour la première fois depuis longtemps, le couloir est calme. Juste le claquement de mes escarpins, l’odeur de café qui se répand, et ce silence presque reposant.
Je m’installe, ouvre l’ordinateur. Les mails défilent, banals. Mon corps apprécie cette pause. Après la nuit chez Marcus, les heures de plaisir intense, les pénétrations multiples, le sperme sur nos peaux, les câlins tendres du dimanche… j’ai joui plus en un week-end que durant les six mois précédents. Mes muscles intimes se contractent par moments, comme un écho involontaire. Mais ce matin, pas de désir urgent. Juste une fatigue heureuse et l’attente douce du retour d’Hélène.
Son dernier message, depuis Dubaï :
« Atterrissage 16 h 30 samedi. Chez toi à 20 h. Prépare-toi. Nue, bas blancs, escarpins. Un peu de vin rouge. On fête ça. Toute la nuit. Je t’aime. ❤️‍»
Je relis, sourire aux lèvres. Une tiédeur familière naît entre mes cuisses. Pas la sauvagerie des orgies. Juste elle. Sa peau mate, ses seins fermes, son parfum boisé, sa voix grave qui murmure « mon amour » contre mon oreille. Nous n’avons plus besoin de rôles. Juste nos corps qui se reconnaissent, nos langues qui se cherchent, nos regards qui disent tout.
La semaine s’annonce longue, mais apaisée. Repos pour mon corps, impatience délicieuse pour mon cœur. Samedi soir, ce sera nous deux. Amoureuses, complices, affamées l’une de l’autre.
Plusieurs mois plus tard, un mardi pluvieux de février. Vers 14 h 30, mon téléphone vibre. Michel, depuis Chicago :
« Salut Christel, j’espère que tout va bien au bureau. Je reste encore deux mois et demi aux États-Unis. Hariett est seule dans la maison près de Toulouse. Sa famille est en Suède, elle s’ennuie énormément. Pourrais-tu passer la voir de temps en temps ? Un café, un resto, une balade… n’importe quoi pour lui changer les idées. Elle t’apprécie beaucoup. Son numéro : 06 ** ** ** 78. Merci, tu es un ange. Michel »
Je relis. Mon pouls s’accélère légèrement. Hariett. La femme discrète aux cheveux blonds, aux yeux bleus clairs, au sourire timide que j’ai croisée plusieurs fois. Son parfum léger – jasmin et vanille – et cette façon de rougir quand nos regards s’attardaient.
La grande villa suédoise, jardin clos, piscine couverte, salon cosy avec cheminée… vide sans Michel. Et moi, je suis là.
Une curiosité douce monte en moi. L’idée de m’asseoir près d’elle sur le canapé crème, face au feu, de parler tard, de peut-être effleurer sa peau… Sa timidité qui se fissure quand elle se sent désirée.
Je tape un message, simple et chaleureux :
Moi (14 h 42)
Bonjour Hariett,
Michel m’a écrit depuis Chicago. Il m’a dit que tu étais seule et que tu t’ennuyais un peu.
Si tu as envie d’un café, d’un resto ou juste de discuter, je suis là. Dis-moi quand tu es libre.
Bisous
Christel
❤️‍

Moins de deux minutes plus tard :
Hariett
Bonjour Christel ! ☺️ Merci, c’est adorable.
Oui… je m’ennuie beaucoup. La maison est trop grande sans lui.
Demain soir ça te va ? Un verre chez moi ? J’ai du vin suédois et des bougies…
Bisous
Hariett


Mercredi soir, 19 h.

Je me prépare avec soin. Douche brûlante, gel douche figue et santal – l’odeur qu’Hélène adore. Je rase tout avec minutie, laisse ma peau chaude, légèrement moite. Pas de crème. Je veux qu’elle sente ma chaleur naturelle.
Tenue choisie comme une offrande : chemisier soie blanche ultra-fin, col grand ouvert, boutons défaits jusqu’au nombril, tissu qui moule mes seins et laisse deviner les aréoles. Jupe crayon blanche courte, fendue haut sur les cuisses, bas autofixants blancs à large dentelle, escarpins Louboutin vernis 12 cm. Rien dessous. À chaque pas, la soie frotte, la jupe remonte, la dentelle mord la peau. Mon maquillage est léger : smoky eyes, rouge mat profond. Cheveux lâchés, un peu sauvages.
Je sens déjà l’humidité perler le long de mes cuisses. Je passe deux doigts entre mes lèvres, les lèche. Goût de mon désir pour elle.
20 h 05. Je sonne. Hariett ouvre, sourire timide, joues rosies. Robe-pull cachemire gris perle, fine, mi-cuisses, sans soutien-gorge – tétons qui se devinent sous le tissu. Pieds nus. Odeur de jasmin poudré et de vin déjà ouvert.
Bise prolongée, lèvres effleurant la peau. Elle frissonne, sent mon excitation.
Nous passons au salon : immense, baies vitrées sur le jardin sombre, piscine bleue éclairée, canapé d’angle crème, cheminée monumentale où le feu crépite. Bougies à la vanille-santal, odeur de bois brûlé et de Bordeaux puissant.
Elle prépare deux gin-tonic au sureau, doigts qui tremblent légèrement quand ils frôlent les miens. Nous nous asseyons côte à côte, cuisses presque collées. La chaleur du feu nous enveloppe.
« Merci d’être venue… La maison est trop silencieuse sans lui. »
Elle baisse les yeux, joue avec son verre.
« On ne fait presque plus l’amour. Même quand il est là, il est épuisé. Moi… j’ai un manque terrible. Physique. »
Silence. Elle relève la tête, regard vulnérable.
« Et toi, Christel ? Tu es libre ? Tu as quelqu’un ? Ou… plusieurs ? »
Je pose mon verre, me rapproche.
« Je suis libre. J’aime les corps, les sensations, les odeurs. Les hommes… et les femmes. Beaucoup. »
Mon regard glisse sur ses lèvres, sur le renflement de ses seins sous le cachemire.
Elle rougit, croise les jambes très fort.
« Les femmes… ? »
Ma main se pose sur son genou, caresse doucement, remonte sous la robe. Sa peau est chaude, douce.
« Comme toi, par exemple. »
Le feu crépite plus fort. Elle ouvre légèrement les cuisses.
Je l’embrasse – d’abord léger, puis profond. Sa bouche s’ouvre timidement, langues qui se mêlent, goût de gin et de désir. Ses mains remontent sur mes seins, pincent doucement les pointes à travers la soie. Nous gémissons ensemble.
Nous nous allongeons sur le canapé. Je relève sa robe : rien dessous. Son sexe luit, lèvres gonflées. Je descends, embrasse l’intérieur de ses cuisses, puis ma langue trouve son clitoris. Elle tremble, mains dans mes cheveux, hanches qui ondulent. Goût salé-sucré. Deux doigts en elle, courbés, qui pompent doucement. Elle jouit en silence, corps arqué, un filet discret sur ma langue.
Elle me retourne, défait mon chemisier, prend mes seins en bouche. Puis relève ma jupe, découvre ma vulve trempée. Ses doigts entrent en moi, lents, précis. Sa langue suit. Je jouis contre sa bouche, spasmes violents, cri étouffé.
Nous restons enlacées des heures. Caresses lentes, baisers sans fin, doigts qui se cherchent encore et encore. Pas de hâte, pas de brutalité. Juste nos corps qui se parlent jusqu’à l’épuisement heureux.
Vers 2 h, je me redresse doucement.
« Reste… » murmure-t-elle.
« Samedi, viens chez moi à 15 h. Sauna, massage… et j’ai une amie à te présenter. Nous serons trois. »
Ses yeux brillent.
« Trois… ? »
« Oui. Hélène. Tu vas l’adorer. »

Je l’embrasse tendrement, m’habille lentement. Elle me raccompagne, robe froissée, sourire comblé.
« Samedi 15 h. Je viendrai. »
Dehors, la nuit est fraîche. Mes escarpins claquent sur l’allée. L’odeur d’Hariett reste sur ma peau. Je rentre, m’effondre sur mon lit sans me déshabiller, déjà impatiente.
Hélène atterrit samedi 16 h 30.
Samedi soir, nous serons trois.
La fête ne fait que commencer.

L’histoire au complet :

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