Le sabbat

User avatar placeholder
Publié par kristian

Temps de lecture : ~ 18 min

Note : ce récit fictif contient des scènes de violences et thèmes explicites. À réserver aux lecteurs avertis.

La trentaine de personnes se pressait dans cette grande salle privée au centre ville de cette préfecture de province ; les femmes en robe du soir et ces messieurs en strict costume/cravate. On se parlait à mi-voix, on souriait… Mais aucun rire ne troublait le groupe, et quelques visages un peu anxieux se tournaient vers la petite porte qu’il y avait sur le côté ! Quand celle-ci s’entrouvrit, une exclamation se fit entendre, mi-respectueuse mi-amusée…

Un prêtre s’avançait dans la foule, un curieux personnage chétif et imberbe vêtu d’une soutane bariolée ; il avait les mains jointes et saluait tout le monde d’un hochement de tête. Une dame murmura à l’oreille de l’amie qui l’avait accompagnée là :

– C’est lui ! Le Grand Satan ! En personne ! Tu vois, je t’avais dit qu’il viendrait !

Elle battait des mains comme une collégienne qui va à son premier bal, s’extasiant devant le personnage désigné ainsi ! L’autre ouvrait de grands yeux, sans rien dire… Un homme aussi insignifiant, lui, le fameux Grand Satan ? Elle allait répondre quand le prêtre se tourna vers elle et la dévisagea : Son regard était devenu perçant, ses pupilles se dilataient soudain ; et la dame de se sentir paralysée… Elle bégaya, voulut reculer mais elle en était incapable ! Et tout le monde autour d’elle de pousser les hauts cris, de s’exclamer :

– Le Grand Satan l’a remarquée !

– Il va la demander, c’est sûr et certain !

– Oui ! La chance qu’elle a…


Le prêtre posa sa main sur le front de la dame et dit d’une voix douce :

– Une nouvelle ? C’est intéressant… Très intéressant… Elle a l’air de ne pas croire en moi… N’est ce pas ?

Un lourd silence se fit, et la dame se mit à transpirer : Cette main la brûlait, comme si elle était de métal incandescent ! Elle bredouillait des mots incompréhensibles, des onomatopées… Et le prêtre de continuer :

– Là… Là… Tout doux… Tout doux… On se reverra tout à l’heure !

Il la lâcha, et continua ses déambulations au milieu des ces femmes et ces hommes qui s’extasiaient autour de lui ! Ces dames tentant de se faire remarquer par lui, se pressant pour toucher sa soutane du bout des doigts ; et ces messieurs les regardant elles, avec des sourires carnassiers ! Sachant ce qui allait arriver…

Le prêtre fit le tour de la foule et revint tout au bout, levant les bras pour attirer l’attention de tout le monde ; aussitôt, un grand silence se fit : On le regardait avec déférence, quelques murmures se faisaient entendre :

– La messe va commencer…

– Chut ! Il ne faut pas dire ce mot ! La cérémonie… La cérémonie !

– Oui ! Il va officier…


Le ton était très bas, et aussi humble, respectueux à l’extrême… Craintif également, surtout de la part des dames ! Toutes, mis à part la nouvelle qui n’était jamais venue, frémissaient de crainte… Et le prêtre de taper dans ces mains, soudain autoritaire en disant :

– Allons, allons… Un peu de tenue, mes amis ! Nous ne sommes pas à une foire à la saucisse ! Je demande à toutes et à tous de se ranger face à moi, et de rester debout en silence !

Le groupe obéissait tout de suite, chacune et chacun se composant un personnage loin de leur morgue habituelle ; et l’homme face à eux de lever les bras en se mettant à parler un étrange langage incompréhensible :

– tse assim eti…

Il continuait de la sorte, récitant d’une voix désormais grave ces mots qui semblaient du latin mais bizarre… Et la nouvelle de se pencher à l’oreille de l’amie qui l’avait amenée là et murmura :

– Je ne comprends rien ! Quelle langue parle-t-il ?


L’autre la pinça pour la faire taire, en fonçant les sourcils :

– Tais-toi ! Il ne faut pas parler pendant que le Grand Satan officie ! Enfin…

La première soupira, elle s’ennuyait ferme et se disait que cela allait être long ; elle regardait tous les autres autour d’elle, s’étonnait de la ferveur qu’elle lisait dans leurs yeux… Elle songeait à la première fois où son amie lui avait parlé de ces soirées, avec dans sa voix autant de ferveur que cela l’avait interpelée ; lassée des soirées bourgeoises, mondaines, elle cherchait autre chose… Et elle avait fini par se rendre à une de ces séances, avec la seule indication qu’il y aurait « une belle surprise à la        fin », sans qu’elle ait pu en apprendre plus ! Mais elle avait une telle soif de nouveauté qu’elle avait accepté sans en savoir davantage… Son amie, voulant tout de même la renseigner un minimum, murmura d’une voix à peine audible :

– Il dit la messe à l’envers… Il a commencé par la fin, et là remonte vers le début…  En latin, mais en prononçant les mots à rebours !

Le prêtre continuait, imperturbable, son discours incompréhensible tout en tournant sur lui-même ; mais soudain un frémissement parcourut l’assemblée : Deux dames venaient de sortir de la petite pièce sur le côté, en portant des plateaux recouverts d’un tissu ; elles se placèrent face au groupe, de chaque côté du prêtre. Et disposèrent leurs plateaux sur deux petites tables, avant de s’incliner et de se reculer…

Les hommes et les femmes se lâchaient un peu, on murmurait tout en piétinant sur place ; la nouvelle soupira d’aise, enfin il allait se passer quelques chose ! L’officiant tendait les bras vers ses ouailles, et il arrêta son langage si mystérieux pour dire :

– Mes fidèles ! Mes fidèles si précieux ! Nous allons à présent dévorer le corps du diable, pour votre plus grand plaisir… Et le sien !

Aussitôt, tout le monde se rangea en deux groupes face à lui, les hommes à gauche et les femmes à droite ; les premiers se pressant vers une des dames qui avait repris un des plateaux et se mettait à distribuer à chacun un petit biscuit accompagné d’un dé à coudre de liquide brun. Et le prêtre lui-même de donner à chaque femme le même biscuit mais avec une grand verre de boisson… Que chacune avalait en grimaçant, se tamponnant les lèvres ensuite comme pour effacer le goût du produit ! La nouvelle, avant de prendre à son tour cette communion étrange, chuchota à son amie :

– Qu’est ce que c’est ? Ça n’a pas l’air très bon… Hein ?

L’autre la fit taire d’un coup de coude et la rembarra :

– Mais tais toi ! On va prendre le propre corps du Grand Satan ! Écoute le prêtre !

Quand ce fut son tour, elle fut confrontée à cet homme si mystérieux qui eut un petit sourire en la reconnaissant ; il ne dit que les mots suivants, à mi-voix :

– Ah… L’incrédule ! N’est ce pas ? Madame est une nouvelle qui veut de l’exotisme… Nous allons lui en donner… Oui…

Autour d’elle, on murmurait :

– C’est elle qui va être choisie ! C’est elle…

– Oui ! Pour la première fois qu’elle vient !

– Tout de même… y en a qui ont de la chance !


La dame se força à avaler le gâteau et la boisson, qu’elle trouva très acre… Elle déglutit difficilement, grimaça, tandis que derrière elle son amie faisait de même avec délice ! Et que le prêtre continuait de faire des petits commentaires pour chacune :

– Ah, madame est venue… Bien, bien… Madame aussi… C’est bien ! Nous allons avoir une belle séance ! Le Grand Satan sera content ! Très content ! Allez-y, mes très chères… Mangez son corps ! Mangez…

Quand tout le monde eut communié de la sorte, il indiqua la droite et la gauche de la pièce et sépara ses ouailles en deux groupes : Les femmes à sa gauche, et les hommes à sa droite ; puis il fit un signe aux deux dames qui l’assistaient, et l’une d’elles  murmura :

– Encore cinq minutes… Je crois que certaines sont prêtes, mais…

Lui regardait toutes les participantes, l’une après l’autre, les mains jointes sur sa soutane multicolore ; déjà, certaines des femmes présentes autour de lui titubaient, s’appuyaient les unes au autres… Deux d’entre elles tenaient solidement une de leur collègue, sous les bras, pour l’empêcher de tomber au sol ; et lui de dire :

– Madame est prête, je crois ! Nous allons commencer avec elle… Ces messieurs ! Il me faut deux hommes bien décidés ! Allons !

Deux mâles se précipitèrent en ouvrant leur braguette ; la femme désignée gémissait en relevant sa robe longue, dévoilant ses jambes gainées de bas noirs… Le prêtre approuva :

– Je vois que madame a bien suivi les consignes ! Les bas, et… Mais oui ! Elle n’a pas de culotte ! Prête, disons… N’est ce pas ?

La femme avait un curieux sourire sur les lèvres, elle bafouillait des mots incompréhensibles… Le prêtres ordonna :

– Nous allons commencer par elle ! Une autre homme pour la tenir en l’air ! Je veux qu’elle soit prise ainsi ! Levez la à l’horizontal, les cuisses bien ouvertes… Encore davantage ! Dégagez lui bien la vulve !

Il tendait la main, tâtait les grandes lèvres du sexe du bout de ses doigts et s’enfonçait dans le vagin de son majeur… La nouvelle, stupéfaite de la tournure que prenait les événements, dit à son maie :

– Mais… Qu’est ce qu’il fait ? Il… Il la touche… Mais…

Elle aussi titubait, plus très sûre de garder l’équilibre longtemps ; elle s’accrocha à une dame à côté d’elle, qui tomba vers elle avec un petit cri… Et en quelques secondes tout le groupe fut couché sur le sol, toutes ces femmes gémissant des paroles vulgaires en relevant leur robe ou leur jupe :

– J’ai la chagatte en feu ! En feu !

– J’ai envie… Envie… Grand Satan ! Grand Satan !

– Non ! C’est moi qui veut la grosse bite de Satan ! Moi !

– Non, moi… Moi…


Les hommes se précipitaient vers le groupe, tirant des femmes à l’écart pour parvenir à se coucher sur elles… Vers le prêtre, la dame levée à hauteur venait de se faire pénétrer par un mâle au sexe tendu, qui ahanait en la besognant à toute vitesse ! Elle gémissait spasmodiquement, se contorsionnant au point que les deux hommes qui la maintenaient à l’horizontal faillirent la lâcher ! Il imposa ses mains au-dessus d’elle et dit de sa voix la plus douce :

– Tenez la bien ! Tenez la… Il ne faudrait pas qu’elle se fasse mal ! Allons !


Le mâle jouissait rapidement, remplacé par un autre sur les ordres du prêtre :

– On continue avec elle ! C’est la première, il faut la soigner ! Allons, disons quatre partenaires…

Il s’éloignait du groupe, gagnait le milieu de la salle où c’était à présent une véritable orgie : des femmes étaient prises au sol, en missionnaire, leur robe relevée sur le ventre… Par des hommes au pantalon baissé ou simplement braguette ouverte, qui se démenaient en haletant sur elles ! D’autres s’étaient spontanément placées à quatre pattes, offrant leur croupe dénudées à des mâles qui les prenaient en levrette… Vaginalement ou analement, ces dernières pénétrations plus délicates tirant des cris de souffrance des dames… Certaines d’âge mûr et qui se comportaient comme de jeunes vierges effarouchées ! L’épouse d’un directeur d’une grosse usine de pièces automobile, une vénérable dame de 70 ans passé se tortillait au sol entre deux hommes qui la prenaient de concert, dilatant ses orifices intimes en grognant comme des bêtes… Félicitée par le prêtre qui la bénissait de sa main droit en traçant un singe de croix à l’envers :

– Bien ! Bien… Celle-là rend bien grâce au Grand Satan ! Regardez la, vous autres ! C’est notre aînée et elle donne de sa personne, c’est le moins que l’on puisse dire ! Allons, allons mesdames… Une autre pour faire de même ?

Une dame, la trentaine, tourna ses yeux hallucinés vers le prêtre et bégaya :

– Je veux… je veux deux mâles… Dans ma chatte et mon cul… Oui ! Oui !

Une homme se colla à son dos et tenta de la pénétrer analement, mais elle n’arrivait pas à se relâcher suffisamment pour que la pénétration soit effective ! Lui forçait en haletant, pendant qu’un autre la prenait vaginalement sans précaution ! Elle cria, et en même temps celui qui voulait la sodomiser poussa si fort qu’il parvint à ses fins… la malheureuse hurla de douleur, sous les gros rires de ses partenaires ; et du prêtre aussi qui approuvait :

– Bien ! Bien… Continuez, mes braves fidèles ! Vous rendez hommage au Grand Satan, ne l’oubliez pas ! Voyons, et vous ?

Il se tournait vers une jeune fille timide qui baissait les yeux en tentant de repousser les quatre hommes qui s’en prenaient à elle ; il la prit par le menton, et susurra :

– La demoiselle se refuse ? Non ? Allons allons… Même s’il faut la forcer un peu… Ou beaucoup ! Elle a bien pris le corps de Satan, n’est ce pas ?

La communion reçue par toutes ces dames annihilait leur volonté propre, mais certaines personnalités résistaient davantage que d’autres selon leur morale propre. La plupart de ces femmes venaient d’ailleurs là pour oublier le carcan de leur vie bourgeoise, prenant un plaisir rapide et pour certaines y repensant longuement tout au fond de leur lit ! Retrouvant pour un moment leurs nuits d’adolescente tourmentée par des rêves érotiques, et se réveillant au matin épuisées par des séances de masturbation forcenée…

Le produit avalé par les hommes provoquait chez eux des érections à répétition, et même les éjaculations ne les calmaient pas pour autant ! Le prêtre passaient au milieu des couples et des trios, approuvant telle dame qui se retordait sous un partenaire… Puis il arriva à la nouvelle qui hésitait entre deux mâles, eux se masturbant pour retrouver leur verge raidie et la     prendre ainsi… Il joignit ses mains et dit :

– On se retrouve… Voyons, ces messieurs vont me la laisser, n’est ce pas ? Le Grand Satan réclame son plaisir, à travers moi ! Allez… Occupez vous de cette dame, je suis sûr qu’elle est très demandeuse !

L’amie qui avait amené celle sur laquelle il avait jeté son dévolu battait des mains en disant, transfigurée :

– Ma chère ! Quelle chance tu as ! Ta première fois ici et déjà tu es désignée pour être la maîtresse du Grand Satan ! Allons, prépare toi ! Tu vas avoir la jouissance de ta vie !

Les hommes qui voulaient la nouvelle se rabattirent sur elle, debout avec un mâle derrière elle qui la prit vaginalement… Et l’autre par-devant de tenter de s’enfoncer lui aussi dans le même orifice, en grognant de plaisir… Quand il parvint à placer sa membre viril aux côté de celui de son collègue, il râla d’aise :

– Oh putain que c’est serré ! Aaah… Aaah…

La nouvelle, livrée à elle-même, regardait son amie prise en sandwich et gémit :

– Mais enfin… Enfin… Qu’est ce que tu fais ? Qu’est ce qu’il te font ?

L’autre poussa un gros rire en se tordant à la fois le plaisir et de douleur : ces deux pénis en elle la poussaient à l’orgasme en même temps qu’ils tendaient son vagin à la limite de la rupture ! La nouvelle regardait, hallucinée, ses deux verges qui allaient et venaient, repoussant les grandes lèvres vers l’extérieur… Elle ne pouvait détacher son regard de ces trois corps entremêlés, qui s’agitaient, se retordaient, et quand soudain une main s’abattit sur son épaule elle hurla de stupéfaction : Un être immense se tenait devant elle, avec une tête de cerf et des bois immenses… Elle serait tombée à la renverse si les deux dames qui assistaient le prêtre ne l’avaient pas saisie sous chaque bras ! En la rudoyant un peu :

– Allons, pas de gamineries ! Le Grand Satan te veut ! Tu dois lui obéir !

– Oui ! Laisse toi faire ! Il va te prendre… Te prendre avec sa grosse bite… Allons…

Le produit circulant dans ses veines la paralysait presque, l’empêchait de penser normalement… Elle se laissait faire, ces deux dames l’entraînaient vers l’« autel », une table robuste sur laquelle le prêtre avait dit sa curieuse messe ; elles la couchèrent dessus, de façon à ce que son bassin repose à une des extrémités et lui écartèrent les jambes presque à l’équerre. Le Grand Satan s’approchait, ouvrant sa soutane… Car c’était bien le prêtre, avec cet énorme masque qui le faisait paraître si grand ! Il exhibait un sexe monstrueux, tordu comme un pied de vigne, un véritable organe artificiel venu tout droit des régions infernales ! De 40 centimètres de long sur 8 de diamètre, muni d’excroissances, de pustules… Il le dirigea vers la vulve de la dame, en frotta l’extrémité entre les grands lèvres, les petites ; puis il s’enfonça d’une poussée dans le vagin, déchirant les muqueuses jusqu’au col de l’utérus… Causant une terrible souffrance à la malheureuse qui se mit à hurler, hurler… Tandis qu’autour d’elle les autres femmes se prêtaient de bonne grâce aux coïts de ces hommes surexcités par le produit ingéré ! De sa position, coincée entre ces deux mâles qui la pilonnaient rudement, l’ami qui l’avait amenée là gémit :

– Profite de la chance que tu as… Le Grand Satan lui-même… Aaah… Aaah… Profite ! Profite…

Le prêtre la besognait, s’enfonçant toujours plus en elle, déchirant le bas-ventre jusqu’au nombril et à l’anus ! Faisant jaillir les organes internes à l’extérieur de ce pauvre corps torturé… Et cet homme qui se faisait appeler le Grand Satan de continuer imperturbable à aller et venir en elle !

L’orgie dura de longues heures, petit à petit ces hommes et ces femmes reprenaient totalement conscience et se relevaient en titubant… L’amie de la dame torturée à mort battit des mains pour montrer son contentement ! Tandis que le prêtre se retirait du cadavre, quittant son lourd masque de cerf, un grand sourire là sur ses lèvres… Il murmura :

– La cérémonie était très réussie… Nous recommencerons mardi prochain… Sans faute, je compte sur tout le monde !

Il regagnait la petite pièce, en montrant d’un geste de la main le corps dans vie de la pauvre femme éventrée ; et aussitôt les dames qui l’assistaient de prendre à part certain hommes qui se rajustaient en se frottant les yeux : Le responsable de la police, celui de la sécurité intérieure du pays… On montrait le cadavre et on prenait les disposions nécessaire à ce qu’une enquête classe cette affaire en accident ! Puis tout le monde repartit et le prêtre de les suivre à la porte en leur souhaitant une bonne nuit… De sa voix douce et posée :

– Le Grand Satan vous accompagne dans un sommeil bien mérité ! Ces dames vont être satisfaites pour un moment, j’espère… Et ces messieurs aussi ! Allons…

L’amie qui avait amené là la nouvelle le prit à part et murmura, un peu gênée :

– Mais… Est ce que… Enfin… Celle que vous avez choisi… Elle ne vient pas ?

Le prêtre, ses mains toujours jointes, répondit de sa voix la plus onctueuse :

– Un accident regrettable ! Votre amie a eu un accident, malheureusement ! Cela arrive, parfois… Allons, rentrez chez vous et surtout taisez-vous ! Le Grand Satan n’aime ni les commères ni les fouineuses ! Et puis… Si vous vous comportez bien, la prochaine fois c’est peut-être vous qui serez choisie, ne l’oubliez pas !

Transfigurée par cette promesse, son interlocutrice bégayait :

– Oui… Oui… Grand Satan ! Je veux être choisie ! Être l’élue d’une soirée ! Oui…

Et le prêtre de murmurer à l’oreille d’une de ses aides :

– Notez son nom sur vos tablettes ! Mardi prochain, elle y passe ! Je sens qu’elle ne pourra tenir sa langue très longtemps !

Image placeholder

Votes des lecteurs : Pas convaincu(e)J'ai moyennement apprécié le récitJ'ai aimé l'histoireJ'ai adoré, un véritable fantasmeOrgasmique ! (2 vote(s), moyenne : 4,00 sur 5)

Laisser un commentaire

Avertissement

La consultation de ce site est réservé à un public majeur et averti.

Veuillez confirmer votre majorité (18 ans et plus en France) ou quitter le site.