Fidèle

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Publié par Accent

Temps de lecture : ~ 66 min

Certaines personnes ont le don de vous faire douter de tout. On doute de la parole publique, de l’utilité du masque pendant la pandémie, de la sincérité des élus, des promesses faites par les communicants ou de la véracité du contenu des publicités sur internet. On finit par douter de soi, de ses convictions ou de ses valeurs, des intentions des amis.  Bon on doute, c’est dommage, c’est gênant, ennuyeux ; passons, on verra bien…Mais quand on jette le doute sur la fidélité de votre conjoint ça blesse, ça meurtrit, ça révolte, ça vous fait vivre un enfer.

Luc, mon meilleur copain, un jour de déprime, m’a raconté qu’il exerçait une surveillance étroite sur les contacts et les déplacements de sa femme. Il avait entendu dire qu’au sortir du bureau de son entreprise « sa Janine » menait joyeuse vie, fréquentait les terrasses des bars proches de son lieu de travail avec un ou deux collègues de travail, toujours les mêmes, ce qui rendait cet extra d’autant plus suspect. Intrigué par ces bruits, le brave garçon décida d’épier son épouse à la sortie de l’entreprise.

– Tu sais, me dit-il, ce sont des conneries, des propos de mauvaises langues, d’envieux ou de crétins jaloux du bonheur des autres. Je me suis rendu à proximité, j’ai vu Janine accompagnée de deux hommes aller prendre un verre deux ou trois fois par semaine puis rentrer à la maison sagement. Généralement ils devisaient, buvaient et se quittaient comme des amis après une bise on ne peut plus normale. Chaque fois que je l’ai suivie de loin elle m’a ramené droit chez nous. Un jour je lui ai fait remarquer que je m’inquiétais de son retard, Janine a reconnu devoir son arrivée tardive au plaisir qu’elle avait pris à discuter avec Kevin et Alexandre sur une terrasse.

Cet aveu spontané m’a convaincu de son innocence. Coupable, elle aurait inventé des histoires, aurait prétexté une surcharge de travail par exemple. Au contraire elle profita de ma question pour m’inviter à me joindre à ce petit groupe, ce serait l’occasion de faire connaissance avec ces collègues fréquentés à longueur de journée. J’ai eu honte de l’espionnage auquel je m’étais livré et j’ai cessé d’être un mari bêtement méfiant. J’ai sympathisé avec ses amis.

L’exemple de Luc me réjouit. Puis-je cependant en tirer la conclusion qu’il n’y a pas de cocus ? Tout le monde mourrait de rire à l’énoncé d’une telle affirmation. Et s’il y en a, pourquoi ce mal ne m’atteindrait-il pas ? Sylvie ma femme serait incapable de me tromper, j’en suis certain. Nous nous sommes connus adolescents, nous nous sommes aimés longtemps avant de nous marier et jamais mon épouse ne m’a fourni une raison de douter de sa fidélité. Si je jouais à épier ses relations, je ne pourrais que constater son innocence. Le jeu me distrairait. Je mettrais mon imagination à l’épreuve. Une surveillance discrète ne crée pas l’erreur, l’écart, la faute, l’infidélité.

Quand et où Sylvie aurait-elle l’occasion de me tromper ? Elle est coiffeuse pour dames, dans un salon de bonne réputation, respecte des horaires réguliers sauf le vendredi. Les futures mariées préparent leur coiffure le vendredi, le plus tard possible et réclament un coup de peigne le samedi matin. Lorsqu’elle prévoit un dépassement d’horaire le vendredi soir, ma femme me prévient et apprécie que je vienne la chercher à l’heure convenue ou sur appel. Donc je peux exclure une surveillance le vendredi jour d’affluence au salon. Les autres jours de la semaine je suis à la maison quand elle revient, habituellement à l’heure. En cas de retard, elle me prévient par téléphone, m’annonce spontanément ce qui doit la retenir. Je pourrais contrôler de façon aléatoire si le motif invoqué est bien réel.

 Avant les confidences de Luc l’idée d’enquêter ne m’avait même pas effleuré. Depuis je me demande pourquoi je n’aboutirais pas au même résultat heureux que ce brave Luc. Je pourrais moi aussi me réjouir d’avoir épousé une fille irréprochable, en tirer satisfaction. Nous passons le dimanche ensemble. Finalement, seul le lundi offrirait une possibilité de rencontres adultères, car le lundi est jour de repos hebdomadaire et de fermeture pour la profession de Sylvie. Or le lundi, je fais mes huit heures de jour dans mon entreprise. Si je m’amuse à ce jeu d’espionnage conjugal, la joie jaillira de l’expérience, c’est certain. Pourquoi m’en priver ?

Aujourd’hui, lundi, j’ai posé un congé. Au lieu d’aller au boulot, j’ai discrètement pris place dans l’abri de jardin où je range habituellement ma bicyclette. A neuf heures arrive une femme, Louise, notre voisine. Un quart d’heure plus tard, elle n’a pas quitté la maison. Que font-elles ensemble ? Des bavardages ? Ou…j’ose difficilement imaginer les deux femmes en train de… Non, pas possible, Sylvie et Louise seraient gouines ? Elles s’embrasseraient, s’étreindraient, se frotteraient, se lécheraient l’abricot, se doigteraient le bouton ou se suceraient le clitoris avant de croiser leurs jambes pour appuyer leurs fentes l’une contre l’autre, pour se procurer un plaisir entre femmes. Aussi plaisante est l’évocation de ce genre de scène, autant il paraît impossible. Sylvie avec Louise ?

Pouha ! Quel mauvais goût. Supposition saugrenue, stupide ! Je devrais avoir honte de me laisser assaillir par des pensées indignes. Force est de constater que Luc m’a injecté le poison horrible du doute. Je me surprends tout à coup en train d’imaginer que ma femme se livrerait à des pratiques sexuelles hors mariage; avec une femme qui plus est. Louise a des moustaches, des seins en chute libre, rien pour attirer un homme depuis son veuvage. Aucun risque que Sylvie ressente de l’attirance pour cette voisine. Pourtant j’aimerais savoir ce qui peut nourrir un entretien aussi long entre les deux intéressées. Il faut que je sache.

Par la porte arrière, j’entre chez moi. J’ouvre la porte de séparation de la cave et de l’entrée. En haut, elles discutent. Leur conversation a pour sujet la coupe de cheveux, le choix de la teinte. Sylvie coiffe Louise à domicile. Je peux me retirer l’âme en paix, sans bruit, mais soudain une phrase de Louise me retient :

« Alors, quand te décideras-tu ? J’ai quelques bons coups en liste d’attente. »

Quels bons coups ? De quoi parlent-elles ? D’achats, de sorties, de réunions tupperware ? Ce qui m’alerte c’est la réponse de Sylvie :

« – Tu es folle. Ce qui est bon pour une femme seule, ne convient pas à une femme mariée heureuse en ménage. Non je ne peux pas faire ça à Jean. »

Me faire ça; me faire quoi ? Sans doute quelque chose qui me déplairait. Ah!

« – Que tu es gourde, ma chérie. Il serait temps de te dégourdir, si tu ne veux pas mourir idiote ! Quoi, tu pourrais te faire de l’oseille et en trouver un plaisir formidable que tu ignores sous prétexte de fidélité. Les préjugés ont toujours la peau dure. Voilà pourquoi tant de femmes passent à côté des plus merveilleux assouvissements d’une vie sexuelle accomplie. À table Il faut savoir changer de plats, d’ingrédients et de modes de cuisson pour conserver bon appétit, de même au lit faut-il pour entretenir un appétit sexuel solide et agréable plus de diversité dans le choix des partenaires, de sexes et du mode d’emploi. »

«  Selon toi, chère Louise, je devrais papillonner, aller d’un mâle à l’autre, tester le plus d’hommes possible ? »

« Mais oui, enfin tu saisis ! Car dans ces domaines essentiels au bien-être et à l’épanouissement, il te reste à découvrir des différences innombrables dans les dimensions des verges, mais aussi dans l’art de les utiliser. Du super-actif au mou et paresseux on peut rencontrer une gamme infinie d’acteurs plus ou moins fougueux. La femme qui sait goûter à un maximum d’amants est celle qui saura le mieux exploiter toutes les possibilités de sa sexualité. Par conséquent, elle sera la plus comblée, la plus heureuse. »

«  Comment réaliser en pratique tous ces essais quand on est mariée ? «

« L’idéal serait que les deux parties d’un couple partagent ces vues. Hélas c’est rarement le cas. Mais toi par exemple, compte tenu de tes horaires de travail et de ceux de ton époux, tu peux, en toute sécurité, connaître chaque lundi plusieurs clients. Jamais ton Jean n’en saura rien.

« -Cesse d’insister. Enfin Louise, c’est de la prostitution.  Un c’est interdit par la loi, deux c’est dangereux pour la santé : Je ne veux attraper ni syphilis ni sida. Trois je suis mariée et par-dessus tout j’aime mon mari. »

Que me faut-il de plus à moi, Jean ? Comment douter de l’amour de Sylvie après cette déclaration réconfortante. Quel bonheur d’entendre ces paroles spontanées de la bouche de ma chérie. Voilà qui met du baume au cœur. Le doute cède la place au réconfort: j’ai bien fait de venir en catimini aujourd’hui.

 » C’est parfait, Sylvie; ton mari mérite ton amour. Cela ne t’empêche pas de vivre des aventures passionnantes. Réfléchis à tous les avantages qui récompensent l’audace et le courage de celle qui ose ouvrir les yeux et entreprendre. Ni vue ni connue, tu enrichis tes relations, tu jouis avec des affamés de sexe et c’est très généreux. Enfin tu encaisses de quoi te payer des tenues, des vacances, de quoi aussi offrir des cadeaux à ton mari ! Oui, pense à lui, au confort à gagner pour ton chéri. Si ce n’est pas joindre l’utile à l’agréable !

 » Louise, je ne suis pas une putain…. »

« – Oh ! Tout de suite les grands mots. Des mecs pleins de fric ont envie de passer du bon temps avec une jolie femme. Tu es jolie, tout à fait dans le style qui plaît. J’en connais trois qui sont prêts à lâcher deux cents euros par rencontre pour te faire du bien. Ils te connaissent de vue. En t’organisant bien tu pourrais gagner 400 ou même 600 euros en une journée. Ou plus, j’ai des relations avec pas mal de types discrets et en bonne santé.

« – En bonne santé, heureusement. Enfin comment le vérifier? Discrets ? Tu es sûre ? »

Cette dernière question de Sylvie me stupéfie. Sylvie est en train de mordre à l’hameçon. La discrétion pour elle semble essentielle et tentante. Heureusement reste la question de vérifier la santé.

« Mais oui, discrétion assurée. Ils ont intérêt à ne rien révéler s’ils veulent conserver une chance de recommencer ou éviter de compliquer leur vie de famille dans certains cas. Ton mari , par ailleurs absent le lundi jour de réception, n’en saura donc rien. Quant au problème de santé, les uns admettent l’usage de protection, d’autres redoutent d’être contaminés et sont exigeants avec eux-mêmes. Et moi, cela va de soi, je veille au grain, je trie et j’obtiens des certificats médicaux récents. »

« – Mais Louise tu fais la mère maquerelle! Tu es vraiment organisée. Admirable et rassurant ! Oh la la ! »

« – Nécessairement, je suis sérieuse, c’est impératif dans mon activité. Maintenant voilà comment on procède. Je reçois les candidats, je sers de trésorière, ils me paient la rencontre, je te les amène. Tu es gentille avec eux, tu leur fais un petit striptease pour gagner du temps, tu les fiches à poil tout doucement: les hommes adorent qu’on les materne. Tu joues ton rôle de femme, tu te fais désirer par tes regards, tes gestes, les mouvements de ton corps, tes attitudes provocantes : tu sais bien comment on fait tourner la tête d’un mâle. Quelle nana n’est pas capable de les dominer ? »

« – Est-il indispensable de se déshabiller complètement ? «

 » – Évidemment. Pourquoi pas ? Serais-tu mal fichue ? As-tu un défaut à cacher ? Non, alors ?! Après l’oiseau bande, tu le branles, tu suces le gland décalotté par tes soins attentifs et délicats Tu n’es pas obligée d’avaler le sperme des éjaculateurs précoces, mais il n’y en a pas dans mes clients. Les miens sont costauds, vigoureux et endurants: je le sais par les femmes avec lesquelles j’établis les relations. Enfin vous baisez, plutôt avec capote bien entendu. Ils tirent leur coup et s’en vont à la fin de la demi-heure comme prévu. À toi de faire respecter la durée de la passe. En principe, pour pouvoir recommencer, la semaine suivante ou plus tard, ils se plient à la règle. Ne mélange jamais acte et sentiment amoureux, tu éviteras  complications et emmerdements. »

« – Si l’un refuse d’arrêter à l’heure, que faire ? »

C’est que Sylvie se laisse embobiner ! Elle réclame des conseils pour résoudre des cas concrets comme si elle avait l’intention de vivre l’événement, comme si la jouissance et le fric avaient pris tout à coup, à ses yeux, plus d’importance et d’attrait que la fidélité conjugale. Notion périmée !

« – Tu n’as rien à craindre, tu n’es pas seule, parce que je veille. Je les avertis et ils tiennent à continuer à bénéficier de mes services. Me désobéir c’est se condamner à sortir du circuit. Pour ta tranquillité, sache que j’exige régulièrement un certificat médical et un compte rendu d’activité. Ces crétins sont soumis. Alors ? Je vois que tu as envie d’essayer. Tiens, cet après-midi, trois lascars viennent voir si j’ai de la chair fraîche à présenter. Laisse-toi tenter, ça ne t’engage à rien. Je les installe dans mon salon. À quatorze heures tu viens chez moi, sans te faire remarquer, tu les observes sans être vue, tu choisis celui qui te plaît. Et en voiture Sylvie, tu te lances. Tu verras que la vie peut être belle»

« – Je pourrai vraiment choisir aujourd’hui ? Les autres lundis aussi ? »

« – N’en doute pas. Un client, pour la première fois, devrait suffire. Par la suite tu pourras en choisir plus. Est-ce que ça te va ? Allez, courage, pense au revenu facile à ramasser, pense au plaisir fantastique de tes sens, aux fabuleux orgasmes en rafales du lundi. Mais la variété en amour quand on y a goûté c’est extraordinaire et on ne peut plus s’en passer. Tu verras. »

« – Je ne sais pas. Il faut que je réfléchisse. Surtout je ne veux pas perdre Jean. Tu crois vraiment que c’est sans risques? J’hésite…mais… mon mari passe avant tout…pourtant… non… je ne sais pas. »

Hésiter, c’est presque accepter. A l’évidence, ce n’est pas « non ». C’est de la part de Sylvie attendre de Louise des encouragements. Osera-t-elle ? J’en sais assez et je retourne dans ma cache. Louise s’en va en chantonnant, elle a probablement obtenu gain de cause, engagé une gagneuse. J’enfourche ma bicyclette et je vais faire des courses : un peu gêné j’achète des objets inhabituels dans le sexe-shop de la ville. Par bonheur le vendeur est seul dans la boutique, il n’y a point de témoin. À quatorze heures je défendrai ma place s’il le faut.

A 14 heures justement, ponctuelle comme une horloge, Louise revient chez Sylvie. Dix minutes plus tard, les deux femmes sortent, se rendent dans la maison voisine. Je me glisse chez moi, je vais dans l’une des deux chambres inoccupées. Les événements se précipitent, Sylvie revient seule. Bientôt Louise réapparaît en compagnie d’un gaillard à la voix grave, le fait pénétrer, le confie chaleureusement à ma femme. J’entends Sylvie bredouiller des mots de bienvenue. L’homme s’étonne :

« – Au salon ? Nous serions mieux au lit.»

En voilà un qui n’est pas venu jouer aux cartes!

« – Pour la première fois, je préfère le canapé. Si, une prochaine fois, si … peut-être; »

La voix de ma traîtresse a retrouvé de l’assurance. Elle impose son choix. Tant mieux, il sera plus facile de les observer là; et là il sera plus facile de les surprendre. Quoique je compte les attraper au lit en cas de nécessité. Sylvie a un reste de respect pour le lit conjugal alors même qu’elle me trahit. Que c’est bizarre. Ce n’est pas trop cohérent. « Pas la première fois » a-t-elle dit. Cela sous-entend qu’elle prévoit des retrouvailles et pourquoi pas dans notre lit avec ce partenaire. Donc les autres fois elle sera moins regardante. Le client choisira, son assiduité sera récompensée. Si je tolère une deuxième trahison.

Là, je veux savoir de quoi ma femme est capable et sera coupable. Jusqu’où ira-t-elle, à quel point croira-t-elle possible de me cocufier sans réaction de ma part? Parce qu’elle me croit au travail, peut-elle sincèrement s’estimer honnête ou innocente ? Comment sa crédulité la soumet-elle aussi facilement au discours sournois d’une Louise? Un secret désir pervers n’a-t-il pas fait déjà le nid de l’adultère acceptable quand le mari l’ignore, n’en souffre pas et peut pécuniairement en profiter. Espère-t-elle se souiller et mépriser ma condition d’époux en toute impunité ? Assurément elle n’a plus de considération pour notre mariage. Si elle savait que je connais déjà ses intentions, persisterait-elle dans le stupre ?

Après, j’ai un plan et le matériel nécessaire pour l’appliquer, dès cet après-midi. Rira bien qui rira le dernier. Pour autant que la situation prête à rire.

Non, je ne suis pas le bon cocu soumis, silencieux, au sexe rikiki, mauvais ou piètre baiseur, éjaculateur précoce ou impuissant. Je ne suis pas le mari dont la femme doit compenser l’insuffisance sexuelle en multipliant les aventures amoureuses dans des relations secrètes, seraient-elles rémunérées. Je ne suis ni adepte du candaulisme ni défaitiste. Je ne suis pas Rocco Siffredi certes, je suis simplement un homme normal doté des attributs normaux.

Et pourtant… Sylvie accueille en ce moment un étranger qui vient dans le but précis de la baiser contre rémunération. Il va l’amuser, la caresser, l’enlacer, la couvrir, la pénétrer. Il va se la farcir pendant une demi-heure. Avec ou sans capote il visitera le vagin échauffé, s’y vautrera, s’y agitera avec complaisance ou violence, au ralenti ou à allure folle, avec douceur, délicatesse ou avec violence. Il la dominera, il lui imposera ses fantaisies. Elle constatera, acceptera. Dans son ventre le zizi incandescent déversera les flots brûlants de son plein de sperme. L’acheteur libidineux exigera éventuellement en supplément imprévu de forer et de plonger en force dans son « joli petit cul » resserré, sa bite adorée déchirera la muqueuse anale. Ainsi l’amant occasionnel doublera l’avantage de son statut de nouvel opérateur de la nouveauté d’une sodomie exubérante, fondatrice d’une ère nouvelle !.

Le glorieux élu arrachera à la putain novice volontaire et enchantée orgasmes puissants sur orgasmes délirants ou hurlements de douleur après gémissements lascifs. Tenue par la nécessité de plaire, la femelle soumise jouira du meilleur ou subira le pire avec un sourire obligatoire ou encore gémira pour flatter l’ego du baiseur-payeur.

Sylvie ne peut pas avoir pleinement conscience de l’abîme vers lequel elle se précipite. Elle me croit au boulot, elle se donnera librement, elle recherchera une jouissance nouvelle, plus intense forcément, voudra s’ouvrir des horizons rieurs pour s’épanouir sexuellement comme promis par l’entremetteuse. Au comble de la volupté, elle prendra la résolution de se faire du bien chaque lundi mais avec la certitude  de ne rien voler à son très cher mari, puisqu’il ignorera le trafic enrichissant de sa femme toujours amoureuse de lui. Se donner aux inconnus pour mieux aimer son époux sera sa devise. Avec ses amants, elle perfectionnera sa science de l’amour, connaîtra toutes les positions, toutes les astuces qui vous projettent au septième ciel. Qui plus que son Jean bien aimé bénéficiera de l’élargissement des connaissances et habitudes sexuelles supplémentaires acquises dans l’exercice varié, sans cesse répété, renouvelé avec de multiples partenaires enthousiastes du lundi. Sylvie agira pour mon bien !

J’avais envisagé de me prouver, au contraire, que l’épouse que j’aime et qui m’appelle « chéri » ou « mon amour » dans l’intimité comme en public, ne pouvait qu’être FIDELE. J’ai voulu en faire un jeu, j’ai mis au point une surveillance discrète dont le résultat, connu d’avance, confirmerait mes certitudes. Et pourtant… À quel incroyable hasard dois-je, dès la première fois, dès ma première veille, l’obligation d’admettre que je vis d’illusions, que je me repais de chimères d’un passé révolu, que je suis sur le point de devenir un cocu commun ? Ô désespoir ! Ô rage surtout !

Me voilà caché dans une chambre de notre maison. Dans mon cerveau se bousculent idées, images torrides, projections révoltantes. Insanités insupportables. Le dégoût pousse au triste désespoir puis à la révolte terrible. Je décide de mettre fin à la plus trahison honteuse de ma femme. Louise, notre voisine, vient de démontrer à Sylvie, qu’elle passe à côté du meilleur de la vraie vie en négligeant les plaisirs savoureux d’une vie sexuelle active, agrémentée de rapports extra-conjugaux avec des hommes fortunés, bien montés, en quête d’aventures et prêts à rémunérer généreusement les faveurs sexuelles de belles femmes.

La stupeur de cette découverte m’a paralysé. J’ai entendu les propositions de cette voisine pourrie, j’ai assisté à la victoire de Louise, j’ai été consterné par les hésitations de mon épouse et j’ai assisté, assommé par ma déconvenue, à sa reddition. J’aurais dû aussitôt me montrer, mettre Sylvie en garde et foutre l’entremetteuse à la porte avec un coup de pied au cul. Hélas je n’ai rien fait, je n’ai rien dit, parce que j’étais si décontenancé par l’écroulement du foyer que nous construisions. D’inimaginable le cocuage devenait possible, probable, proche, imminent, en cours. J’aurais dû lutter, crier, interdire et empêcher. Mais j’ai aussi eu peur du ridicule.

Des mots, des paroles, peut-être des plaisanteries ne constituent pas un crime. Sortir de l’ombre en hurlant et brandir des menaces avant les faits….. Les deux femmes auraient ri, se seraient moquées de moi, m’auraient démontré que j’étais bien puni d’écouter aux portes, m’auraient traité de mari paranoïaque, m’auraient fait passer pour maladivement jaloux, suspicieux sans raison puisque sans preuves. Louise était capable du pire et Sylvie sous influence pouvait me lâcher. Une épouse qui décide de se prostituer n’aime plus son époux. Elle peut l’accabler s’il contrarie ses projets.

Alors j’ai laissé faire. Louise partie en fixant un rendez-vous à ma femme pour le début d’après-midi. J’aurais dû aborder Sylvie, lui dire que j’avais tout entendu, menacer de la quitter si elle appliquait les consignes de cette salope de mère maquerelle. Elle m’aurait demandé ce que je faisais là au lieu d’être au travail, m’aurait accusé de ne pas lui faire confiance, de l’espionner de façon indigne et de prendre stupidement pour paroles d’évangile des propos égrillards tenus entre copines. Elle demanderait ironiquement :

« Veux-tu m’interdire de blaguer ? Tu manques d’humour, mon amour »

Quand elle est revenue après avoir choisi son client parmi les 3 candidats présents chez Louise, je n’étais pas mieux armé pour affronter l’enthousiasme de la femelle en attente d’un gain d’argent et d’une relation sexuelle prometteuse car attrayante, espérée, nécessaire ou indispensable pour son équilibre mental et physique peut-être, donc épanouissante certainement.J’avais encore une chance de m’interposer lorsque Louise a conduit l’étalon chez la putain qui souhaitait le connaître. J’aurais dû interdire l’entrée de ma maison au prétendant; toujours avec le risque de passer pour fou. Oui, j’aurais dû. Mais la peur du ridicule m’a retenu.:                                                                                                                                                                                « Un brave représentant chassé par un mari détraqué, tyran domestique insupportable ! »

clamerait-on avec des éclats de rire.

Ce commercial deviendrait victime de mon imagination gravement dérangée. Réduit au silence par la crainte du ridicule et la certitude de l’inutilité de protester avant le passage à l’acte répréhensible, j’attends.

Louise a introduit le matou, Sylvie est en train de minauder, ronronne, joue à la chatte accueillante, bien disposée, en chaleur. Elle tente d’apprivoiser ce sale type (pour moi) venu tirer son coup contre quelques billets. Il convoite une  presque quadragénaire bien conservée et annoncée en manque de sexe. Le chic garçon est réputé capable de fournir, mieux que le mari, par sa nouveauté et sa forme physique, une prestation de qualité supérieure. A la tiédeur des rapports conjugaux trop affadis par l’accoutumance va se substituer, grâce à l’ardeur amoureuse du nouvel assaillant, un enchantement qui ravira la femme libérée des préjugés démodés. Ce sera le prélude de ravissements nombreux, et de gains secrets appréciés. C’est Louise, l’intermédiaire diabolique; qui a enfoncé ces idées malsaines dans le crâne d’une femme avide d’améliorer son savoir jouir, ses performances amoureuses, en se surpassant sexuellement. Habilement la maquerelle a su faire miroiter l’association « orgasme et argent ».

 Selon l’entremetteuse la future putain aura le beurre et l’argent du beurre. Louise par cupidité embauche ma femme pour la débaucher. L’appât du gain est-il sa seule motivation ? Elle n’ignore pas le résultat fatal ordinaire du commerce de la chair pour les femmes qui l’exercent. Pourquoi compromettre sa voisine? Ma femme me sidère : Je ne comprends pas qu’un être habituellement raisonnable devienne aussi influençable. Jusqu’à ce jour je n’avais pas observé d’indice d’inconsistance chez ma compagne. Soudain elle court à la déchéance. J’ai le devoir de la mettre à l’abri des manigances de l’appareilleuse mal  intentionnée.

La distance entre le salon et mon refuge fait que je n’entends pas tout. Sylvie a un peu honte de la situation dans laquelle elle s’est fourrée. Elle est partagée entre le désir de sexe et le remords d’être une mauvaise épouse. Vouloir établir des comparaisons et savoir qu’on est aimée, craindre l’écart de conduite et s’interroger sur la suite, se savoir responsable de la situation et en même temps se deviner à la merci de Louise, tout cela contribue à étouffer sa voix. Je perçois un malaise dans certains trémolos. Quand l’homme lui demande si elle a pour habitude de faire commerce de son corps, elle proteste, avoue que c’est la première fois. Lui se rengorge, éclate de rire et explique à la naïve :

« La première fois, tant mieux, mais certainement pas la dernière, ma chère amie. Es-tu mariée? Oui ! Ton mari est-il au courant de tes débuts dans la profession ? Ah, non ! L’aimes-tu ? Un peu, beaucoup ? Non, bien sûr ; pas du tout, puisque tu le trompes. Apprendre que tu te vends lui ferait plaisir ? Est-il ton souteneur ? »

L’individu est méfiant, craint l’existence du souteneur qui pourrait nuire à sa réputation ou à ses intérêts. L’hôtesse le rassure :

« Ah ! Non. Il ne faut surtout pas qu’il l’apprenne, cela lui ferait trop de peine. Et puis je l’aime. J’arrêterai s’il manifeste un doute sur ma vertu. Lui je l’aime avec mon cœur. Avec toi, ce n’est que du sexe. Louise a été bien claire à ce propos. »

« On dit ça. Réfléchis. Louise fera désormais de toi ce qu’elle voudra. Elle se taira aussi longtemps que tu seras soumise. Si tu veux arrêter, elle menacera de te dénoncer à ton mari. Désormais tu devras travailler, écarter les cuisses, te laisser prendre. Mais une belle femme comme toi est un cadeau du ciel. »

L’animal prend des précautions. Il veut savoir si cette femme est consentante. Apparemment il ne veut pas être poursuivi pour viol. Il prend le risque de décourager la débutante en exposant des conséquences possibles de l’activité envisagée. Sans laisser le temps de l’hésitation, il enchaîne par une flatterie et une promesse alléchante :

« Tiens, tu me plais, déjà je tombe amoureux de toi. Je te vois, j’ai envie de toi, ma queue monte, se dresse toute raide. je vais prendre un abonnement hebdomadaire. Tu finiras par t’habituer à moi, qui sait à m’aimer. Chaque lundi je passerai te donner du plaisir. Chaque fois que ton bon à rien s’absentera je t’enfilerai, tu jouiras. Ensuite Louise t’imposera un ou deux autres clients, mais vite je deviendrai ton préféré. »

Dès lors, le gentil prétendant est rassuré par cette perspective enchanteresse, s’auto-stimule ,s’enhardit et change de ton, ordonne :

« Enlève donc ton soutien-gorge. »

« Louise m’a dit que ce n’est pas une obligation. Je peux, m’a-t-elle expliqué, garder mon soutien-gorge qui est une parure et qui protège mes seins des suçons indésirables chez une femme mariée. Imagine la tête de mon homme à la vue de traces sombres, que ce soit du rouge du vert-jaune ou du bleu sur la peau claire de mes seins. J’aurais du mal à lui indiquer deux fois leur origine, il n’est pas con. Résultat : ça mettrait fin à des relations souhaitées ; je ne pourrais plus revoir leur auteur. Je peux également refuser les baisers sur la bouche car je réserve ces baisers à mon mari. Cela figure dans l’accord, non? »

« Attends, j’ai payé 250 euros et je ne pourrai pas caresser tes lolos ou t’embrasser sur la bouche ? Tu te fous de moi. Peut-être refuseras-tu de baisser ta culotte? Elle est belle et tu la portes bien, mais, si tu ne te fous pas à poil illico presto, ton mari aura de mes nouvelles dès ce soir. Tu perdras le mari et tu auras    encore plus besoin de moi. Tu vois, tu n’as pas le choix. Allons retire le haut, donne… Oh ! Pourquoi cacher ces merveilles? Il faut que je les embrasse, ne pas le faire serait insulter la beauté. Laisse-toi faire. hum… Viens là que je fasse durcir ces tétons tout mignons. »

Ce débauché est aussi un maître chanteur. Il compte obtenir de la femme achetée entière soumission, il entre aussitôt en action. J’entends des rires et des gloussements. Je me déshabille et je décide de m’approcher, nu mais avec en main le grand couteau de boucher prélevé à la cuisine. Un nouvel ordre fuse dans le salon :

« – Donne ta culotte…montre ton minou. Oh ! Le joli buisson. Je touche, ne recule pas. Ne me dis pas que ton con est zone interdite. Il m’appartient pendant trente minutes. C’est ça l’accord. Tu sens mes doigts? Tu aimes mes caresses? Quoi, tu mouilles déjà. Ça promet, ma poule. Ce que tu es bonne, ma belle. »

Les gloussements de Sylvie reprennent, ponctués par les grognements gourmands. J’arrive à la porte. Le couple est sur la gauche, de l’autre côté du dos de canapé qui sépare le salon de la salle à manger, flanqué de ses deux fauteuils de cuir. Lui, le maître du moment, est de dos, cache en grande partie ma femme nue qu’il tripote allègrement de ses deux mains fouineuses. L’une tâte la croupe, l’autre empoigne les seins avant de titiller la vulve. Pour marquer son autorité, le payeur se penche sur Sylvie, la courbe et l’embrasse longuement sur la bouche. Il affiche son mépris de celle qui se vend à l’insu du mari. Il y a une faille dans l’engagement, il peut tout se permettre. Elle n’essaie plus de résister.

« Bien, tu as tout compris; je paie et tu obéis, ce n’est pas compliqué. Ta bouche est chaude, ton vagin trempé, tu es la femme idéale, parfaite, conforme à mes vœux. Cette fois je suis indulgent pour tenir compte de ton inexpérience. A l’avenir tu auras intérêt à ravaler tes observations. Tu baisses mon pantalon et mon slip. Je lève une jambe, l’autre. Alors que dis-tu du trésor que tu découvres. Ma queue te convient? Assez longue, de diamètre suffisant? Je ne mens pas quand je dis que je bande, que tu m’excites. T’en vois pas une comme ça tous les jours, hein ! Tu peux la toucher, elle est ferme, tu la sentiras passer celle-là. Allez, donne lui un bisou et tu la verras se développer encore. Tu as le droit de la lécher ? Héhé ! Mais si… entre les lèvres, va. Douce obligation, n’est-ce pas ? Louise ne t’a pas interdit de la prendre en bouche au moins ? Qu’est-ce que tu attends…mais, tu es douée, bravo, suce ! »

Sylvie se tait. Elle a compris, bouche pleine, que le type la tient et la fera chanter. Elle l’a compris trop tard. Et comment parler quand, pliée en deux, on a la verge dans la bouche jusqu’au fond, couilles collées au menton. Lui rit de satisfaction et enchaîne:

« – Louise a fixé la durée de notre rendez-vous à trente minutes. Ne perdons pas de temps, je me couche sur le dos et tu t’installes sur mon ventre, mais à l’envers. Tu sais ce qu’est un soixante-neuf ? Oui, alors en position, tu me branles la queue et tu me suces, moi je te lèche la moule, je te doigte et je te bouffe la chatte. Oui ! Comme ça… applique-toi..  Là, j’ai touché le fond vraiment… tu baves, cochonne ! »

Le dossier du canapé cache les deux corps, je peux m’approcher. Les fesses de Sylvie remuent au-dessus du visage inconnu et invisible sous la houle qui les secoue. À l’autre extrémité, sa tête, cachée par la chevelure, monte et descend autour de la hampe masculine. Ils bavent, grognent de satisfaction, s’encouragent, annoncent un plaisir proche. L’homme tient à en avoir pour son argent, réclame un changement de position.

« – Tu te lèves, tu me tournes le dos, tu recules en écartant les jambes et tu viens t’asseoir sur ma bite ? »

Il s’assied, lève les mains pour accompagner le mouvement de Sylvie. Les fesses abordent le gland, la cramouille le frôle timidement. Steph, comme il se fait appeler, se prend en main et promène l’extrémité de son sexe sur la ligne humide de la fente de ma femme. Elle envoie ses mains sur ses fesses, tire dessus vers l’extérieur pour élargir l’entrée de son vagin et elle demande nerveusement :

« – Viens, mais doucement au début, tu es épais. »

Cette fois ça suffit. Au moment où le gland cherche à s’ouvrir un chemin entre les grandes lèvres, juste avant leur franchissement, quand plus rien ne peut stopper la pénétration en cours, je hurle dans leurs oreilles:

« – Qu’est-ce qui se passe ici ? »

Sylvie bondit en avant, Steph tourne la tête, voit mon visage et mon torse nu. Il découvre surtout la lame de mon couteau, il s’immobilise, muet, figé comme dans l’attente de sa dernière heure.

« – Jean ! Mon Dieu, je te croyais au travail. Que fais-tu là ? » s’exclame Sylvie désarçonnée mais aussi tellement surprise, si effrayée certainement, avant d’éprouver de la déception.

La question s’impose! L’inconsciente me voudrait ailleurs, au boulot. Sa première réaction m’irrite et me rend moqueur :

« – J’observe ta manière d’occuper ton lundi. On dirait que tu es contente d’avoir déniché un travail plus à ta portée que la coiffure. Tu fais « non » de la tête. Oui, le lundi est ton jour de repos. Je devine, tu essaies un hobby original, un nouveau jeu ? Un conseiller t’explique les règles pour faciliter tes débuts. Comme la communication est plus directe quand on est nu, tu fais le nécessaire pour ne rien manquer de l’enseignement. Non aussi ? Plus probablement, tu entretiens ta forme physique, tu veux maintenir ta santé et me présenter un corps parfait ? Un entraîneur est indispensable. Sur les vases antiques, il y a plus de deux siècles les potiers représentaient les athlètes nus loisirs parce que ton mari te manque. Pardon de te déranger. Tu apprends. »

« – Oh ! Ce n’est pas ce que tu crois. C’est la première fois, tu sais. Oh! Mon Dieu, je…»

« – C’est Dieu qui t’a ordonné de faire ça ? Dieu t’a envoyé cet ange si bien membré pour te distraire? »

« – Non, c’est Louise. Tu sais, la voisine. »

Le pétrifié reprend vie. S’il n’est pas déjà mort sous les coups, il veut se donner une chance de continuer à vivre. De sa voix grave la plus douce, légèrement tremblante, le grossier séducteur s’excuse. Il n’a aucune volonté de détourner mon épouse. Il n’est pas là pour la séduire. C’est Louise qui lui a signalé la détresse d’une épouse délaissée et qui lui a recommandé de lui apporter du réconfort.

Je m’adresse à la malheureuse: insatisfaite :

« – Donc, Sylvie, tu as répandu le bruit que je te délaisse. Est-ce ce que tu ressens ? Depuis quand ? Tu racontes que je te néglige et ta bonne copine t’envoie des consolateurs. Est-ce vrai ? Suis-je un mauvais mari ? Ne pleure pas. Dis à ton amant que je te fais mal l’amour, dis-lui que j’ai une toute petite queue, dis-lui que je ne te fais pas bien jouir, dis-lui que tu ne m’aimes plus et que tu as un pressant besoin et une envie irrépressible de louer ton corps. »

« – Mais non, mon chéri. Je n’ai jamais dit ça. Ce sont des inventions de Louise. Viens, montre à Steph ta verge et tes couilles. Regarde, Steph. Mon mari a bien tout ce qu’il faut, n’est-ce pas ? J’ai été idiote d’écouter Louise. Quoi, Jean, tu ne me crois pas ? »

Le bavardage soulage sa terreur, retarde les coups de couteau, fait reculer l’échéance ? La logorrhée verbale sert de rempart. La coupable devient intarissable :

« Steph, me suis-je plainte de mon mari ? Non, hein. Oh ! Comme je suis malheureuse. Pardon, mon chéri. Laisse ce couteau. Il ne s’est presque rien passé. Par bonheur tu nous as arrêtés avant l’irréparable »

Tiens, elle sait la gravité de sa situation de femme surprise en flagrant délit d’adultère. Innocente en mon absence, en ma présence elle aurait commis l’irréparable. Elle essaie d’atténuer la faute en faisant valoir qu’il n’y a pas eu consommation. Après une demande de pardon pour elle, elle souhaite mon indulgence pour l’amant nu et confus mourant de frousse.

Plus jamais, je le jure ! Laisse partir ce jeune homme qui avait de bonnes intentions. Sois sûr que je ne cherchais pas à te tromper, mais Louise le décrivait comme déprimé et me conseillait de lui remonter le moral, par charité.

« – Parce que tu appelles ça “de bonnes intentions ?” Faut-il que je le félicite ou que je m’apitoie sur son sort ? Cesse de te payer ma tête ou de me prendre pour un con. Louise t’aurait invitée à être charitable ? Ce n’est pas exactement ce que j’ai entendu ce matin. A t’entendre, Louise par ci, Louise par là, Louise te conseille de guérir la dépression de Steph, Louise dénigre mes performances sexuelles et recommande à Steph de porter secours à ma femme en détresse sexuelle. Mais est-ce Louise qui vous a foutus à poil ? Je ne vois pas cette Louise que vous voulez utiliser comme bouclier ou paratonnerre. Vous n’avez pas eu besoin de Louise, toi pour prendre sa bite en main et en bouche, lui pour te filer la langue dans le trou du cul ou dans le sexe. Vous ne pouvez pas rejeter la responsabilité de vos actes sur cette absente, c’est vous que je vois en train de forniquer. »

« – Pardon, je reconnais que je suis coupable. Mais ce n’est pas dirigé contre toi. C’est un moment d’égarement personnel. Pardon, pardon. »

« – Aimes-tu cet homme avec lequel tu projetais de faire l’amour, de t envoyer en l’air avant de remettre le couvert avec les suivants ?

« – Non, il n’est pas question d’amour entre lui et moi. Il y a une heure je ne le connaissais même pas. »

« – Autrement dit, tu prends ton pied avec le premier venu. Tu décides, avec la complicité de ta voisine, de te livrer aux pires excès sexuels avec un connard quelconque s’il est friqué et bien monté. Tu me cocufies sans scrupules en calculant que je l’ignorerai puisque tu ne forniqueras que lorsque je serai au travail. Tu as même prévu de te faire posséder par tes amants successifs dans notre lit »

Cette longue dispute du couple redonne courage à ce salaud de Steph, il intervient :

« – Pas n’importe qui. J’ai payé 250 euros à Louise pour tirer un coup avec une belle femme. La vieille m’avait dit que c’était une femme seule. »

« – Il t’a plu de la croire immédiatement. Quand celle que tu as tripotée t’a parlé du mari auquel il ne fallait rien révéler tu as su la menacer de dénonciation au cocu. Vierge ou dépucelée, mariée ou célibataire tu t’en foutais. Quand on est assez dégueulasse pour recourir au chantage comme tu l’as fait, on évite de prononcer les mots amour, compassion, pitié. Alors, écrase, pourri ! Tu n’as rien d’un bienfaiteur. »

À la traitresse

« Voilà donc le nerf de la guerre, tu n’aimes pas ce type, tu aimes le fric, son fric. Enfin tu as trouvé un bon prétexte pour te débaucher, pour te faire tringler en douce. Tu es une salope doublée d’une putain. Manquons-nous d’argent ? Je sais, on en n’a jamais assez. Il y a d’autres façons d’en gagner, non ? Ce serait plus facile et plus plaisant avec le cul ? Tu avais oublié de me l’apprendre. Eh! Bien tout ça me déplaît et me fâche. Tu me dégoûtes »

« – Monsieur, excusez-moi, je ne chercherai plus à faire l’amour avec votre femme. Pas le couteau, pitié! »

« Monsieur ! » La lame de mon couteau me vaut des marques de respect que je ne rends pas  ce salopard. Je raille cruellement :

« – Il y a quelques minutes tu parlais de prendre un abonnement sur mes draps et dans ma femme. Ne te sens-tu pas floué, tu as payé, tu n’as pas vraiment pénétré le sexe de ma pouffiasse ? À ta place je serais furieux de casquer pour presque rien. Couillon ! »

L’imprudent se lâche :

« – Oui, mais je n’ai pas de couteau moi. Peut-être m’autoriserez-vous pour le prix à reprendre où nous nous sommes arrêtés. Ce serait justice. »

« – Ne te fous pas de ma gueule, crétin. Je suis en train de chercher une solution pour te dédommager et pour punir l’adultère de ma femme. Mais tout dépend d’elle désormais. Mettons-la à l’épreuve. Steph tu t’allonges sur le tapis. Bien. Sylvie suce la verge que tu préfères, tu as le choix, la sienne ou la mienne. »

Normalement la prostituée devrait accorder ses faveurs à celui qui a payé. Or elle tombe à mes genoux et saisit ma verge. Je la repousse et dis :

« – Ne me touche plus, putain. Ma queue ne te suffisait plus, il t’en fallait d’autres, affaire conclue. »

Elle éclate en sanglots, regarde la trique étrangère mais a perdu l’envie d’y goûter. Steph doit être déçu. Sylvie a joué la sécurité, par amour ou par peur du couteau ? J’énonce mes décisions :

« Voilà ce que j’exige. Tu appelles la fameuse Louise, tu lui dis que ça ne marche pas avec Steph, que vous ne vous accordez pas sexuellement, qu’il exige la restitution de ses 250 euros et menace de créer un scandale… Évite de parler de moi, si tu ne veux pas te retrouver nue dans la rue aussitôt. Ta réputation en prendrait un coup. Les uns seraient outrés, d’autres se diraient que tu es une femme facile disponible et dragueraient « la salope » sans crainte d’être repoussés. Qui ne risquerait pas 200 euros sur une femme vénale. Une belle putain vaut ça; n’est-ce pas ce que Steph a pensé ? Évidemment cela correspondrait peut-être à tes dispositions actuelles et faciliterait notre divorce. »

« – Oh ! Non, pardonne, pas le divorce. J’ai mal agi, mais c’est toi que j’aime. Demande ce que tu veux. J’appelle Louise tout de suite. Steph, je suis désolée, c’est une énorme erreur. Je me repens. »

« – À propos l’ami Steph, pourquoi avoir choisi Sylvie et pas une autre ? »

« – J’ai déjà répondu. Ma femme est malade, j’ai besoin de sexe. Louise, rencontrée dans un bar où elle recrute des clients, m’a proposé de m’aider à trouver une ou des femmes volages qu’elle connaît. Elle a un album de photos de celles qui sont susceptibles de vendre leurs charmes. Parmi ces photos, celle de Sylvie m’a semblé la plus belle. J’ai flashé sur elle. Louise m’a apitoyé sur son sort de femme négligée. »

« Donc tu es marié. Ta femme malade sait-elle comment tu soulages tes couilles avec des putes et à quel prix ? Tu lui racontes tes rencontres pour lui faire plaisir ? Elle t’encourage certainement à coucher avec des femmes mariées pour leur remonter le moral et contre 250 euros ? Tiens file-moi la veste que tu as posée sur ce fauteuil.»

« Pourquoi ? Ça fait désordre, pardon. J’étais pressé… oh, pardon Sylvie, je ne voulais pas t’offenser. Bon, voilà ma veste »

J’admire l’effet couteau sur ce séducteur pourtant musclé.

« – Ceci c’est ton portefeuille ? Oh, monsieur se trimbale avec 750 euros, il a de quoi se payer des putes. Non, vu le préjudice subi par le mari cocu, ces 750 euros me paieront en partie ta dette. Le solde sera liquidé par ta soumission à mes décisions. Essaie de te dérober, j’irai me présenter à l’adresse qui figure sur ta carte d’identité pour consoler ta femme. »

Le chantage d’ordinaire est horrible à mes yeux. Aujourd’hui je rends à Steph la monnaie de sa pièce avec délectation.

« – Oh ! Non, pas ça. Je jure de payer ma dette en me soumettant à tout. »

« – À tout, vraiment ? Par exemple, si je te dis « encule Sylvie », tu l’enculeras ? »

« – Si c’est un ordre…avec plaisir. Mais ce n’est pas sérieux? Il faut ? »

Sylvie blêmit, nous observe, incrédule. Elle se demande si je plaisante ou si je veux l’humilier en la faisant sodomiser devant moi. Elle doit mesurer la profondeur de ma blessure à la cruauté de cette menace de sodomie. Elle regarde Steph comme pour le supplier de refuser cette offre avilissante. Se faire posséder, être pénétrée et jouir devant moi lui paraît monstrueux. Alors être prise par derrière par Steph se faire percer la rondelle et devant moi ce doit être l’enfer. Je me reprends :

« – Je ne suis pas sérieux, rassurez-vous. C‘est une plaisanterie de mauvais goût que seules justifient les circonstances présentes. À la lumière de la réponse de Steph, tu peux, épouse infidèle, mesurer à quoi tu t’es exposée. Mon intervention te prive de la pratique de la sodomie ou t épargne ce traitement dégradant. A toi d’apprécier; à toi de fixer tes préférences. Selon tes dispositions et tes aspirations encouragées par Louise tu peux soit regretter soit applaudir le résultat de ma présence armée.. Tu devras choisir entre d’une part la continuation de la vie de couple avec moi et d’autre part la quête de relations sexuelles avec des partenaires variés, plus ou moins nombreux, mais sans moi. Que tu estimes pouvoir passer d’un amant à l’autre ou que tu cèdes à la tentation de la prostitution, j’accepterai de te délivrer du carcan du mariage puisqu’il te pèse. »

« Je veux rester avec toi ! C’est toi que j’aime ! »

«  Il faudra examiner la situation, débattre des conditions d’une vie conjugale confirmée ou d’un divorce. Mais j’ai une autre priorité, je veux punir l’inspiratrice du sinistre désordre. Quand et comment a-t-elle flairé un climat favorable à ton dévoiement et à ton recrutement. Je n’en sais rien, je n’ai rien vu venir. Je pourrais admirer sa force de persuasion si je n’étais pas victime de ses manigances. Elle a attenté à l’existence de notre foyer, a voulu me faire perdre mon épouse, elle doit y gagner une punition exemplaire, à la hauteur de ses méfaits. Vous en serez les artisans. Dès aujourd’hui. Allez, débauchée, téléphone. »

Louise palabre, crie dans son téléphone. Sylvie s’acharne, menace de rompre l’alliance. Louise revient à la raison et finit par accepter de mettre Steph au pas ; elle le prendra en main et lui rendra vigueur, bonnes manières et savoir-faire. Elle va arriver, le temps de remercier les deux prétendants que ma femme refuse d’échanger contre ce Steph si mauvais qui l’a trop énervée.

Cela me laisse le temps de mettre au point ce que je considérerai comme une punition suffisante pour  ma femme infidèle et pour ce type qui croit pouvoir tout acheter, tout toucher ou posséder y compris la vertu des épouses en pénétrant la chaleur de leur corps avec sa bite. Sa queue n’est pas plus en or que celle des autres hommes. Et serait-elle exceptionnelle, ce ne serait pas une raison de l’utiliser sur toutes les épouses comme un passe-partout. Quant à moi je bous d’une rage à la mesure des dommages imputables à la maquerelle, je suis déterminé, je veux venger mon honneur, Louise pâtira. Reste à régler le sort de notre couple. Survivra-t-il à l’événement ? Terrible dilemme. Les protestations d’amour de la coupable n’effacent pas la douleur et l’humiliation. Je me sens mentalement cocu. Sans les soupçons injustifiés de mon ami Luc, Mes cornes brilleraient au soleil

« – Si vous exécutez correctement mon plan, j’oublierai ce que j’ai vu. Mais ne vous avisez pas de ne pas vous conformer à mes ordres. N’oubliez pas que je suis en position de force, que j’ai de bonnes raisons d’être furibond, excité, hors de moi, et que ce genre de situation rend parfois fou, peut pousser au crime. Je pourrais bénéficier de circonstances atténuantes si j’utilisais cette arme contre une femme prise en flagrant délit d’adultère et contre son séducteur en train de la tringler. Sylvie tu te charges des préliminaires avec cette démoniaque maquerelle et Steph tu te paies sur la bête bien qu’elle ne soit plus     de première jeunesse. »

« Euh. Je devrai faire l’amour avec cette vieille ? »

-« Mais oui, c’est sans appel. Faire pénitence n’est que rarement très joyeux. Tu la pénètres, tu la conduis à l’orgasme. Je sais, la veuve n’est plus fraîche, tant pis pour vous. Dès son arrivée, foutez-la en tenue d’Eve; ensuite faites-lui sa fête pendant une heure et vous obtiendrez mon absolution. Pendant l’opération je guiderai vos actes, je rectifierai si besoin. Comptez sur moi pour en baver. C’est le prix à payer. »

Louise arrive, gravit l’escalier, se trouve en face du couple nu, examine Steph et rit:

« – Qu’est-ce qui t’arrive mon petit ? Tu ne bandes pas devant une aussi belle créature? Quoi, elle n’a que cinq ou six ans de plus que toi. C’est une créature encore très appétissante. Elle a la poitrine haute, bien accrochée. Vois son sexe, une touffe de poils, des grandes lèvres gonflées de sang : c’est de la femme à rêver et toi tu cales ? Viens je te fais dresser le sexe en quelques mouvements. Allez, approche. Sylvie il serait temps d’apprendre à exciter un homme. »

« – Louise, je sais, mais…

« Nunuche ! Tu es la première gourde à avoir besoin de mon aide pour raidir une queue et pour se faire défoncer. Tu te rends compte, tu n’es même pas capable de gagner tes 200 euros. Viens, regarde ce qu’il faut faire. T’es mariée depuis 17 ans ! Ce n’est pas croyable. Tu as de la chance de m’avoir pour conseillère. Ça pourra te servir avec ton cocu. Celui-là ne t’a donc rien enseigné ! Quel con, il mérite ses cornes. Mais, mais qu’est-ce qui me pique dans le dos ? Ciel, Jean? Tu es là, tu ne travailles pas ? Laisse ce couteau, tu pourrais blesser quelqu’un. J’en ai vu d’autres, tu ne m’intimides pas. Hé, vous deux attrapez cet impuissant qui veut retenir sa femme avec un couteau. Ce con n’a pas su l’attacher avec sa bite. Aie ! T’es fou, ça fait mal. »

« Tais-toi Louise. Il est temps de payer. Donne tous les euros que tu as reçus. »

« Ah ! Non. Il y a 50 euros pour mon service. C’est mon tarif. Voilà le reste, tu n’as qu’à ramasser. Aïe ! Ça va, je n’ai pas fait exprès, les billets m’ont échappé. Aïe, bon, je ramasse. »

 Elle se plie, tête basse, bras tendus vers les quatre billets éparpillés. Sur un signe Steph et Sylvie se jettent sur elle, la font tomber sur le tapis de laine épaisse. La surprise passée, elle hurle comme un cochon qu’on égorge. Je saisis le rouleau de scotch, j’en applique d’une oreille à l’autre un bout sur la bouche. Elle n’ameutera pas le voisinage, n’appellera plus à la rébellion et n’insultera plus personne. Elle est matée, comprend que ses complices ont des motifs de mécontentement assez forts pour me venger de sa mauvaise influence.

Elle roule des yeux effrayés quand j’approche la lame de son corsage. Je fais sauter les boutons, taille les tissus, cordons, bretelles, élastique de culotte. La terreur la paralyse. Je dois être le premier mari capable de folie qui ose attaquer sa personne et ses vêtements. Elle craint les coupures, ne bouge pas, se laisse dépouiller de sa lingerie intime. Je refuse de me laisser apitoyer par la vue de ce corps obèse, de ces seins en forme de gants de toilette vides, de ses cuisses énormes.

Pour moi l’offense est trop grande. Le mal fait à mon épouse est trop profond. Sylvie se remettra-t-elle de la honte d’avoir accepté une relation sexuelle extra-conjugale, se relèvera-t-elle d’avoir été surprise, dérangée en pleine action et finalement humiliée ? Bien que l’épouse défaillante ait pu être faible je me sens un cœur de pierre envers celle qui a servi de révélateur à d’éventuelles tendances muettes qui auraient sourdement couvé en Sylvie. J’ordonne:

« – Steph, sépare les pieds, écarte les cuisses. Sylvie lèche la vulve, mets un doigt dans la fente et titille son clitoris. »

Quelle différence avec ce que l’entremetteuse proposait à ses clients ? Pourquoi me gêner avec cette vieille peau.

La sexagénaire remue sa graisse, secoue ses bouées, agite ses fesses. Sylvie arrête, me regarde, implore pitié. Elle est dégoûtée de plonger sa langue entre les grandes lèvres. Je menace :

« – Ou tu t’appliques ou tu quittes cette maison à l’instant et pour toujours. Suce, fais la mouiller. »

Le spectacle dégoûtant ne suffit pas à calmer ma rage. Ces gens qui font l’amour sans s’aimer ne m’inspirent aucune pitié. Ce qu’ils m’ont fait mérite davantage.

« Stop ? Sylvie, assieds-toi sur le canapé, ouvre ton équerre, montre ta cramouille. Toi la vieille, à genoux devant le sexe que tu as vendu, occupe-toi de faire jouir cette malheureuse. Elle n’a pas reçu le plaisir que tu lui promettais. J’enlève le ruban. Si tu cries je le recolle et je t’enferme dans ma cave pendant huit jours. Allez, toi qui sais si bien, avec la langue et tes doigts fais la gémir et chanter le plaisir. Apprends-nous tes secrets de sorcière de l’amour. Lève tes fesses. Steph le moment est venu. Prends-la en levrette. Elle doit connaître l’orgasme. Tu n’as pas besoin de capote anglaise, tapisse lui les parois du vagin de ton sperme enfin libéré. Tu n’auras pas tout perdu. »

Sans enthousiasme mais contraint Steph prend place entre les lèvres ridées, flasques. Je lui accorde dix minutes. Si la salope jouit je rendrai les 200 euros il les aura mérités … Il peine, transpire, se dresse sur les orteils. Louise met un temps fou à lâcher ses premiers soupirs sur le sexe de Sylvie. Ma femme est toute rouge du front jusqu’à la limite des seins, elle se tord sous la bouche de Louise, sue, tantôt ferme les paupières, tantôt roule de grands yeux. Quand enfin Steph se raidit pour éjaculer en Louise et que Sylvie tremble de jouissance, je suis obligé de recourir à un dernier moyen de vaincre la résistance de Louise.

En un bond je cherche le sextoy télécommandé acheté au sexshop. Sylvie doit l’introduire dans le vagin récalcitrant. Je lui montre comment utiliser la télécommande. J’ordonne de pousser l’allure, Louise décolle, pleure, crie, supplie. On peut mettre fin à cette sinistre mise en scène. Louise épuisée peut se rhabiller et partir sous une menace. Son commerce sera surveillé et dénoncé à qui de droit s’il reprend.

À Steph sur le départ je donne un conseil :

« – Steph ne m’oblige jamais à rendre visite à ta femme. Reprends ton fric et fais en meilleur usage. »

« – À moi, tu ne dis rien ? « interroge timidement Sylvie arrivée à la porte.

« – J’attends de savoir ce que toi tu as à me dire. Pour l’instant nous ferons chambre à part, Je ne te veux plus dans mon lit. Va où tu veux. »

Le mardi, après les pleurs de la nuit, elle retourne au salon de coiffure. Je me dis que je ne jouerai plus à l’espionner. Si elle ne part pas d’elle-même, peut-être a-t-elle mesuré la gravité de sa faute et les conséquences qui en découlent. M’aime-t-elle assez pour continuer à vivre avec son écorché vif ? Si elle ne m’aime plus, qu’elle s’en aille. Que souhaiter ? La blessure est trop récente, pourrais-je encore lui faire l’amour ?

Steph ou un autre pourrait me débarrasser du problème, emporter au diable une épouse qui ne m’inspire plus confiance malgré ses déclarations. Si le désir de connaître une sexualité plus libre, plus riche en partenaires, plus variée en méthodes la taraude en sourdine je ne connais pas de moyen de lutter. Un jour ou l’autre ses promesses s’envoleront en fumée, l’instinct discret l’emportera, elle succombera à la douce musique de l’appel des sens ou se fera berner par une autre Louise. A quoi bon garder par pitié celle que l’amour n’a pas mise à l’abri de la tentation?

« Divorce, chasse l’indigne » me souffle une voix. « Souviens-toi des joies de votre amour, des années heureuses »répond une autre voix. À « Remplace l’infidèle » s’oppose « Méfie-toi, elles se valent toutes, toutes des salopes ». Le ver est dans le fruit, le doute dans ma tête. L’amour n’est-il qu’illusion ? 

La séparation m’enlèverait le souci d’inventer une punition à la hauteur du manquement de l’infidèle. Car comment punir l’adultère entrepris ? L’essai n’a pas complètement abouti à cause de mon intervention et non par choix de l’une ou de l’autre. La bite frôlait la figue, la figue fabriquait son lait qui devait faciliter la pénétration ; ce lubrifiant né des préliminaires rendait agréables les frottements des sexes. L’interruption n’enlevait rien à l’intention coupable à mes yeux mais acceptée comme un bienfait par les deux acteurs.

Comment avait-elle l’audace de m’aimer toujours après cet accroc ? Les tourments troublaient mon sommeil. Que faire ?

Sylvie prenant conscience de la gravité de la trahison pourrait fort bien avoir peur de m’affronter et d’entendre de ma bouche des reproches amers bien mérités. Elle entendrait avec joie l’invitation du jeune homme à reprendre leurs ébats loin de moi, dans une chambre d’hôtel par exemple. Steph ravissant l’indigne me rendrait un immense service. Que faire d’une femme prête à contenter n’importe quel mâle ?

Mais ce mardi soir j’entends ses pas, elle revient du travail. J’avais oublié que Steph a une femme. Il n’a pas cru bon de relancer la mienne, la mésaventure lui a ouvert les yeux. Il cessera de désirer Sylvie, s’assagira ou ira chasser ailleurs. Ou bien ils viennent d’avoir le temps de combiner des retrouvailles quand l’orage sera passé. L’hypothèse ne me paraît pas stupide. La prochaine fois, s’il doit y en avoir une, ils seront plus malins, mieux organisés, personne ne les dérangera. Il serait téméraire de croire avoir définitivement écarté la tentation, Steph ne renoncera peut-être pas à provoquer une répétition heureuse jusqu’au point d’orgue final.

Quand on a fricoté, quand tous les sens se sont tendus dans l’attente de l’union charnelle imminente, avec l’espoir d’explosion de plaisir inégalée, quand l’intromission commençait, que la verge déjà refoulait les chairs femelles échauffées, écartait les grandes lèvres gonflées par l’afflux de sang, les deux protagonistes ont été trop intimes pour pouvoir oublier l’intensité des frissons de l’acte. C’était ça l’amour ? La sexualité contrariée criera vengeance. Quelle que soit la suite ni la femme ni le client ne pourront étouffer l’envie de conclure un jour, de « faire l’amour.» . Voilà les pensées qui hantent ma journée, gâchent ma vie.

Louise a perdu un client. Louise craindra une possible dénonciation. Ce type s’est vengé méchamment sur elle, l’a défoncée avec la rage de celui qui a payé et qui n’a pas obtenu ce qu’il espérait. Il a limé la matrone avec fureur, brutalement, aidé par Sylvie furieuse de s’être fourrée dans une mauvaise passe. Je me souviens des efforts de l’amant frustré pour relever les grosses cuisses ridées de ma voisine. Il avait réussi à rabattre les genoux noueux de l’entremetteuse sur ses épaules et avait alors fait des bonds incroyables pour enfoncer sa trique jusqu’à l’entrée de l’utérus hors d’usage. La figue ridée par l’usage et le temps avait été foulée, tassée, écrasée avec le concours malsain de Sylvie. Je me suis moi-même avili en voulant laver la tâche.

Steph ne s’était pas contenté d’un orgasme imperceptible et avait cruellement utilisé la télécommande de l’énorme sextoy pour faire monter en Louise l’intensité des vibrations jusqu’à la faire gueuler. Indubitablement sa victime expiatoire ne voudra plus de ce client. Il est grillé chez Louise. Il a déçu Sylvie en capitulant devant moi, vaincu avant de s’être battu

Quand Sylvie revient, seule, elle me trouve occupé à transporter mes affaires de notre chambre à coucher dans la chambre d’amis. Les yeux baissés, elle m’interpelle :

« – Jean, que fais-tu. Parle, crie mais ne reste pas muet. »

« – C’est plutôt à toi de parler, de m’expliquer quelle mouche t’a piquée. »

« – Jean, je suis vraiment désolée. »

« – Désolée de quoi ? D’avoir été vue sur le point de te faire caramboler? Ça c’est con, hein ! Désolée de ne pas avoir éprouvé pleinement les plaisirs de l’adultère, désolée de ne pas avoir consommé entièrement l’union avec ton étalon ou, encore, d’avoir compromis les rencontres prévues avec d’autres clients ? Désolée de perdre une source de revenus parce que tu sais que je refuse de devenir ton proxénète ? »

« – Mais non, je suis désolée d’avoir été idiote, d’avoir cru les promesses de Louise et surtout de t’avoir infligé une aussi grande déception, tellement de peine et de colère froide. Bats-moi, insulte-moi, fais quelque chose, venge-toi, punis-moi. N’oublie pas tout l’amour que nous avons partagé, tout l’amour qui nous unira encore. »

« – Puisque tu demandes ta punition, sache ce que j’ai imaginé. Comme tu le constates, nous ferons chambre à part. Pendant les trois prochains mois, je n’aurai plus de rapports sexuels avec toi. Pendant cette période d’abstinence pour moi, je t’accorderai la plus complète liberté. Rencontre qui te plaira, noue des liens avec d’autres hommes si ta libido le commande. Au terme de ce temps de probation, tu feras le point et tu me feras savoir si tu souhaites divorcer pour rejoindre un amant que tu me préfères ou si tu as réussi à t’imposer une discipline d’épouse fidèle. »

« – La période probatoire terminée, voudras-tu encore de moi ? Pour te reconquérir je jure de ne plus fréquenter d’hommes. Je ne veux pas divorcer. Tu es mon unique amour. J’ai commis une grosse bêtise, je veux me racheter, obtenir ton pardon et reprendre ensuite la vie commune. »

« – Tu t’engages trop vite. Il faut savoir aussi que bien que vivant sous le même toit, nous n’aurons plus de contacts. Je mangerai au self le midi, au restaurant le soir, jamais avec toi.

« – Tu ne tiendras pas le coup. Avec qui feras-tu l’amour ? Je te connais trop bien, ta libido est aussi ou plus exigeante que la mienne. Encore une fois, je regrette ma conduite scandaleuse. J’ai péché une fois, une seule fois. Pourquoi nous punir, toi et moi ? La vie est courte, ne gaspillons pas le temps qui nous reste à vivre. Je prends une douche et nous allons nous réconcilier sur l’oreiller. Oublie ton déménagement, continue à partager notre lit.

« – Tu me crois donc capable de terminer à la place de Steph ce qu’il avait commencé. Je placerais entre tes lèvres mon sexe à la place de celui que tu espérais. Je mélangerais dans ta bouche l’odeur de ma queue aux effluves de cet étranger ? Je chercherais à enfoncer mon gland dans ta gorge plus loin que le sien n’est allé. Tu baverais ta salive sur mon scrotum comme tu l’as déversée sur ses couilles. Ce n’est pas possible. Comment imaginer qu’après ce concurrent, je puisse porter mes lèvres ou ma langue sur l’abricot qu’il a fait juter cet après-midi, que je glisse un doigt dans le vagin ravagé il y a peu par ses doigts. Et mon gland succéderait dans le vestibule de ton sexe à sa tige raidie par tes soins ? Non, c’est plus fort que moi. Tout au plus puis-je espérer vaincre mon dégoût avec le temps. Rien n’est moins sûr. »

«  Tu ne m’aimes plus ? À cause de ça ? Que je suis malheureuse. Tu veux me faire mourir de chagrin. Regarde, à genoux, j’implore ton pardon. Souviens-toi de nos années de bonheur. Elles ont existé. »

« – Y pensais-tu quand Steph te broutait le minou, quand tu aspirais son sperme avec ta bouche ? Tu t’accordais plutôt un bonheur supérieur au nôtre. Ce bonheur nouveau à créer anéantissait alors le souvenir du nôtre. Comment expliquer sinon que tu aies tendu ta chatte pour la faire remplir par une bite étrangère et  souhaitée différente? Tu attendais bien des sensations meilleures que celles de nos amours ? Ne me demande pas l’impossible après m’avoir offert le spectacle de votre relation voulue exceptionnelle, tellement neuve qu’elle en appellerait d’autres selon ta conseillère? »

« – Tu exagères, c’était correct sans plus et tu ne peux pas plus que moi juger un rapport inachevé. Je te remercie de l’avoir arrêté. Alors une punition disproportionnée nuirait à notre amour. Seule la voisine maudite triompherait de notre discorde. Jalouse de notre bonheur, elle aura réussi à le détruire si nous entrons dans son jeu. Par pitié ne lui donne pas cette satisfaction. Par amour accorde-moi ton pardon . »

« – Trop facile. Non, tu dois subir la juste punition telle que je la pense nécessaire. Reprendre comme s’il ne s’était rien passé est impensable. Tu crois m’aimer ? Tu vas avoir l’occasion de te prouver à toi-même que tu m’aimes effectivement. Ou tu vaincs les tentations, ton amour est assez fort pour rester fidèle, ou tu prends excuse de l’abstinence pour coucher avec n’importe quel séducteur ou riche client, pourquoi pas avec ce Steph qui connaît ton corps nu et l’efficacité de ta passion amoureuse. »

« – Jamais je n’adresserai la parole à ce pleutre, de ce côté-là tu peux être rassuré »

« – Pleutre ? Tu aurais aimé qu’il se batte pour toi et qu’il me terrasse. Il t’a déçue en ne me fichant pas une raclée ? Vous auriez pu terminer l’exercice. J’en conclus que tu n’es pas guérie, que tu nourris des regrets. C’est à l’opposé d’un amour sincère pour ton mari. Je passe à l’application, je déménage et j’éviterai de te rencontrer même si nous demeurons tous deux dans cette maison. Ne reviens pas sur cette décision, elle est à la mesure de ton égarement donc irrévocable. C’est à prendre ou à laisser. Tu acceptes ou tu divorces. »

Trois mois d’abstinence c’est long, c’est inhumain. La punition de Sylvie est aussi la mienne bien que je n’aie pas fauté. Se voir, refuser de se parler, ignorer la tendresse, se priver de caresses quand on est innocent c’est dur, très dur.

Dans les premiers temps Sylvie a négligé son apparence physique, comme une pénitente des siècles passés. Peu à peu, elle est redevenue coquette. Je n’ai pas cherché à savoir à qui elle voulait plaire. Je n’étais pas insensible à ses efforts, à ses soins de beauté. Un autre peut-être appréciait ses progrès, chantait ses louanges et recevait ses faveurs. Va savoir. Je doutais.

Trois mois sont passés. Demain mon supplice prend fin. J’ai prévu et préparé un programme spécial. J’inviterai Sylvie au restaurant, nous évaluerons ensemble la situation. Comme mon épouse ne m’a pas annoncé un possible divorce, comme elle est de nouveau souriante, comme surtout elle reste seule, ne me présente pas de »petit ami », j’ai bon espoir de rétablir notre lien, un lien fortifié par l’épreuve. Après le restaurant, pour marquer le retour à la normale, exceptionnellement j’ai loué une chambre dans un hôtel. En terrain neutre nous ferons l’amour paisiblement, nous ne serons pas troublés par la résurgence du souvenir du jour malheureux où…

J’ai pris congé, j’ai remis en place mes affaires dans la chambre conjugale. J’ai poussé le souci jusqu’à changer les fauteuils et le canapé du salon, à l’insu de Sylvie, histoire de redémarrer sur du neuf. Fini de se couvrir de cendres, fêtons. Comme décidé le jour de la désolation, je n’ai jamais épié ma femme afin de lui laisser la liberté de fréquenter un autre homme. Pour une fois je stationne à proximité du salon de coiffure une demi-heure avant la fermeture. Je tiens absolument à surprendre mon épouse retrouvée à la sortie du travail.

Ah ! Un type est debout devant la vitrine, semble s’intéresser aux publicités de shampooings et de produits de beauté. Sa silhouette … mais oui, c’est Steph. Inutile de se demander qui il attend. Est-ce une habitude ou un hasard ? La cloche sonne 19 heures, trois femmes quittent le salon. Steph pose la main sur l’épaule de Sylvie. Elle se retourne, paraît surprise. Le gars parle, gesticule, prend la main de ma femme et l’entraîne à quelques pas de là. Aïe il s’efface pour faire entrer la belle dans un bar.

Ce n’est pas un bar quelconque. Il passe depuis toujours pour un lieu malfamé. Quand j’étais jeune célibataire on le désignait avec dédain « le bar à putes ». Chacun devait y faire un tour. On savait qu’il fallait aller tout au fond de ce couloir peu large, prendre place à l’extrémité du zinc, poser un billet sur le comptoir pour recevoir une clé. La clé en main, on faisait signe à l’une des filles, on ouvrait la porte de droite, on se trouvait au pied de l’escalier qui menait aux chambres de l’étage. Vous imaginez la suite.

Que va faire Sylvie dans ce bouge avec celui qui a été à l’origine de nos douleurs. Je veux savoir. Sont-ils amants et jugent-ils nécessaire de cacher leur liaison à l’étage. J’ai remarqué les hésitations de ma femme avant de marcher à côté du possible amant et encore avant de franchir le seuil du local. Si c’était une habitude elle se serait plutôt précipitée dans l’établissement en question, dont elle ne peut ignorer la mauvaise réputation en raison de sa proximité avec l’endroit où elle travaille depuis des années.

A mon tour, j’entre, je jette un regard et j’aperçois Steph tout au bout, à l’extrémité du comptoir, debout devant un billet de banque. Le barman est retenu par un client au milieu. Je marche vite vers la fameuse porte. Au moment où je dépasse Steph et sa compagne, il reçoit la clé. Au passage, j’ai volontairement mis la main aux fesses de Sylvie. Elle me voit, me reconnaît évidemment, se mord les lèvres et pâlit. Je peux quitter ce bar, le cœur brisé.

Je marche vers ma voiture. Derrière moi j’entends claquer des talons d’escarpins et l’appel vibrant:

« – Jean, attends-moi. »

Plus forte résonne la voix de Steph

« – Mais Sylvie, reviens, je t’aime ! »

« – Il est fou, écoute-moi. Il est venu m’apprendre que sa femme est décédée. Il veut m’épouser. »

« – C’est parfait. Cependant ne prétends pas que vous ne vouliez monter à l’étage pour célébrer vos épousailles. Il détenait déjà la clé. Tu sais ce qui se passe dans les chambres. Tu n’es pas la seule femme de la ville à ignorer le surnom de ce bar ? Tu as certainement compris que le billet de cinquante euros donnait accès à une chambre avec lit et douche. On ne va pas dans un bordel comme à l’hôtel de ville ou chez le notaire. Bon, sois heureuse, je t’accorde le divorce par consentement mutuel. »

« – Ah ! Non, pas aujourd’hui ! Steph voulait juste me parler de ses intentions. Aujourd’hui c’est la fin du trimestre de punition. J’avais l’intention de te le rappeler ce soir, si tu l’avais oublié. Tu n’as pas le droit de soupçonner que lui et moi sommes amants. C’est la première fois que je le revois depuis de mon malheur. Son deuil m’a peiné, j’ai accepté de l’entendre par pitié. Mais tu vois j’ai le choix : en te quittant je ne me retrouverais pas seule, Steph m’épouserait. Mais c’est toi mon seul amour. Je vois que tu doutes, je suis maudite. »

Un rire dans mon dos attire mon attention :

« – Cocu un jour, cocu toujours. Ta coquine passe plus de temps dans ce bar qu’au salon de coiffure. Elle est à moi désormais. Tu sais certainement ce qu’on fait à l’étage ? »

« – Menteur, c’est faux. Jean, il veut ma perte. Ma patronne te dira que je travaille régulièrement. C’est facile à contrôler, viens, elle est encore en train de faire sa caisse. »

« –  Putain, c’est toi qui mens » ricane Steph, avant d’encaisser mon poing sur le tarin. Je lui jette un paquet de mouchoirs en papier pour qu’il puisse éponger son sang. Sylvie me saute au cou. Je préfère sa parole à celle du séducteur sans scrupule.

Faut-il vous décrire les retrouvailles de deux époux après le doute, après la souffrance de la punition difficilement vécue ? Voulez-vous des détails sur ce qui s’est dit au restaurant, sur ce qui s’est fait à l’hôtel et sur le bonheur de découvrir ensemble un salon tout neuf ? Nous avons mangé et dégusté les meilleurs plats du restaurant. On dort très bien sur le matelas de l’hôtel après avoir fait l’amour Vous voulez plus  de détails ? Faites preuve d’imagination ! Nous sommes si heureux, partagez notre joie

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