Raquel à la féria de Nîmes

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Publié par Nimes

Temps de lecture : ~ 11 min

« Mes écrits puisent sa matière dans des événements réels et des lieux bien tangibles. Rien n’y est fictif, à l’exception des prénoms des protagonistes, modifiés comme un léger voile posé entre la sphère intime et le regard public. »

Les histoires que je vais vous raconter avec Raquel et Laura sont-elles réelles ?
À travers ces lignes, je livre une part de réponse.
— Une nuit folle avec Raquel à la féria de Nîmes
— Rencontre sur une plage naturiste (9 chapitres à venir)
— Laura et moi (8 chapitres à venir)

Voici la synthèse de ces fragments de vie.



Lors de la féria de Nîmes, entre musique, ferveur et ivresse des corps, une rencontre imprévue vient bouleverser mes certitudes. Raquel apparaît comme une évidence troublante, réveillant en moi un désir longtemps enfoui. Cette nuit d’adultère devient alors le point de rupture d’une existence jusque-là bien tracée.

S’ensuit un divorce apaisé, sans fracas, mais lourd de sens.

Puis le hasard place Laura sur mon chemin, sur une plage naturiste du Grau-du-Roi. Derrière son apparente liberté se cache une femme enfermée dans une vie devenue trop étroite. Ensemble, nous découvrons un univers nouveau où les codes se redéfinissent, entre sensualité, liberté et quête d’authenticité.

Ce qui ne devait être qu’une parenthèse estivale évolue peu à peu en une relation profonde et sincère. Jusqu’au jour où Laura décide de quitter Angers pour venir me rejoindre à Nîmes.

Dans cette ville baignée de lumière, nous réinventons ensemble notre manière d’aimer, loin des cadres traditionnels, entre passion, complicité et liberté assumée.

Au fond, c’est l’histoire de choix qui bouleversent une vie… et de chemins que l’on n’avait jamais imaginé emprunter.

Le début du récit.

La Féria de Nîmes vibrait encore. Il était environ 23 heures, le parvis des Arènes était encombré de stands et de nombreuses personnes dansaient aux rythmes de la Peña dans la chaleur de cette soirée du début du mois de juin.

J’étais affecté au véhicule incendie devant le toril. Je prenais plaisir à voir toute cette animation joyeuse et bon enfant, encore à cette heure-là.

En uniforme, posté près de mon véhicule, j’étais là pour prévenir le pire, mais pas pour me laisser distraire malgré les jolis sourires de certaines femmes coquines ou simplement enivrées.

Pompier depuis plusieurs années déjà, je connaissais cette ambiance, mais il ne fallait pas trop me laisser distraire, même quand tout semblait aller bien, et surtout pendant cette grande fête incontournable.

C’est à ce moment-là que je la remarquai.

Elle se tenait seule, légèrement en retrait de la foule, non loin de moi, adossée aux grilles du cirque romain –  comme si le spectacle n’avait jamais été qu’un alibi. Les sourires incendiaires qu’elle m’adressait, l’éclat de ses yeux, trahissaient une impatience douce, presque périlleuse : celle de quelqu’un qui attendait de la nuit davantage que de la musique.

Quand nos regards se croisèrent, quelque chose s’alluma –  bref, violent, irrévocable.

La conversation ne naquit pas immédiatement.

D’abord, il y eut les silences. Les regards qui s’effleuraient puis s’évitaient. La perception forte de l’autre, trop proche, trop réelle.

Elle était petite, avec un regard noir, brune, les cheveux mi-longs, vêtue d’un pantalon noir moulant faisant ressortir un joli fessier et d’une légère chemisette aux couleurs de la Camargue. Belle et séduisante, elle était là.

Je sentais mon attirance envers elle ; elle, celle de ses envies d’évasion, d’un instant volé à la routine. Deux mondes qui n’auraient pas dû se frôler.

Mon envie de la connaître davantage me rapprocha enfin d’elle. Quelques mots banals furent échangés à voix haute à cause du bruit de la fête. Mon cœur battait la chamade. Je lui dis, avec une retenue qui masquait mal le trouble que je ressentais, qu’elle était envoûtante et sentait bon le printemps. Elle me remercia avec un sourire toujours aussi ravageur.

Mon excitation était à son comble, mais j’étais tiraillé par la culpabilité de tromper mon épouse, parce que je savais qu’elle était là pour se faire plaisir et pas pour autre chose. Je l’invitai à se rapprocher du fourgon. J’ouvris la porte arrière pour nous cacher un peu de la foule et nous commençâmes à nous embrasser à pleine bouche, mélangeant nos langues avec frénésie. Je ne savais pas si l’on nous voyait, mais c’était le dernier de mes soucis.

Elle était pressante et j’étais en poste jusqu’à une heure du matin… Elle fut déçue, voire même attristée, mais je lui dis, en l’embrassant tendrement dans le cou, que si elle était toujours partante, nous passerions le reste de la nuit ensemble. Sa réaction ne se fit pas attendre : elle se saisit à pleines mains de mon sexe bandé dans mon pantalon aux liserés rouges tout en me disant qu’elle mouillait depuis l’instant où son regard s’était posé sur moi.

Nous fîmes passer le temps restant par des caresses. Elle entra dans le fourgon. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, elle enleva son soutien-gorge. Ses seins étaient fermes et pointaient vers le haut. J’étais sous le charme de ma groupie.

Elle remit sa chemisette en me disant qu’elle sentirait mieux mes caresses. Je lui pétrissais les seins et le tissu de sa chemise me donnait une sensation de glisse et de chaleur.

–  Oh oui, c’est bon… continue… ne t’arrête pas… Tu vas me faire jouir…

Et la voilà partie dans un orgasme incontrôlé. J’étais à la fois surpris et intrigué de cette rapidité. Simulait-elle ?

La garde se finit. Je lui donnai rendez-vous devant la gare ferroviaire, le temps pour moi de rentrer avec mes collègues à la caserne remiser le fourgon incendie. Mes collègues, non loin, étaient intrigués par la présence de cette jeune femme de compagnie, mais je ne m’attardai pas sur le sujet.

Je retrouvai cette fille excitante au parfum de printemps m’attendant gentiment au lieu prévu. Son sourire, en me voyant lui faire des appels de phares, s’illumina.

Elle sauta dans la voiture et me dit :

–  On va chez toi ou à l’hôtel ?

–  Aucun des deux, lui dis-je. Allons jouer sous les étoiles.

Surprise, elle me prit la main et la posa entre ses jambes en me disant que sa minette n’en pouvait plus de m’attendre.

Je démarrai aussitôt, faisant craquer la vitesse, car elle me déboutonnait déjà le pantalon pour me saisir l’autre levier. C’était à la fois agréable et libérateur. Mon sexe bandé sortit comme un ressort et elle se mit à me caresser délicatement en me regardant.

Pendant le court trajet, elle ôta sa chemisette et me reprit en main tout en caressant ses seins avec l’autre main. Elle était enivrante et belle. Ma culpabilité s’était envolée. Mon désir de lui faire l’amour l’avait emporté.

Nous arrivâmes au Mazet familial dans la garrigue proche de Nîmes. Elle sortit telle une déesse céleste. Elle regarda autour d’elle en se touchant. J’étais admiratif et un sentiment étrange m’envahit. Mon cœur battait tellement fort que je n’avais qu’une envie : me débarrasser de mon uniforme.

Je passai devant la voiture et me présentai à elle, nu et bien bandé. Son regard se posa sur moi avec la même flamme dans les yeux que lors de notre rencontre.

Je m’approchai et nous nous enlaçâmes. Je l’embrassai fougueusement, nos langues s’entremêlant sans répit. Je posai ma main sur elle. Je m’empressai de lui défaire sa ceinture et, en glissant son élégant pantalon noir, je m’aperçus qu’elle n’avait pas de culotte. Je rigolai à voix haute et, tout timidement, elle me dit :

–  Ne te moque pas

Étant à genoux, je commençai à lui donner du plaisir. Elle se caressait les seins, se pinçait les tétons, levait la tête vers les étoiles et commença, avec un souffle court, à gémir sans retenue :

–  Oh putain, c’est bon… oui… oui… continue… ne t’arrête pas… oui… je vais jouir… aaahhhh… quel pied… oui… oui…

Et elle cria sans retenue qu’elle jouissait, comme si elle était en transe.

Elle ondulait, m’attrapait par les cheveux et me plaquait contre sa fente tout en gémissant.

–  Oh ouiiiii… je… je repars…

Dans un râle doux mais puissant, elle me gicla sa cyprine en pleine bouche. J’avalai sa substance divine et enfonçai ma langue le plus profondément possible tout en lui tenant ses fesses douces. Elle gémissait de plus en plus fort et referma ses cuisses sur moi, continuant ses gémissements de plus belle. Sa minette était délicieuse ; elle était en train d’avoir un troisième et puissant orgasme.

La nuit était un peu fraîche en ce début du mois de juin. Il était temps de rentrer dans le Mazet. Je lui posai ma veste sur les épaules et lui demandai de s’asseoir dans la voiture le temps que je prépare notre petit nid d’amour. J’allumai deux bougies et déplaçai la table pour faire de l’espace. J’installai un matelas et deux couvertures.

Elle entra et dit :

–  C’est trop mignon…

Toujours avec son sourire d’ange.

Elle m’invita à m’allonger. Elle m’enjamba et m’embrassa dans le cou en me chuchotant :

–  À ton tour, mon vaillant pompier…

Elle m’embrassa avec fougue tout en frottant son petit cul bien ferme sur ma queue. Puis, sentant mon érection, elle descendit doucement, me couvrant de baisers sur le torse, les tétons, le ventre, puis ouvrit la bouche et prit mon gland entre ses lèvres en exerçant de petites succions.

Mon excitation était puissante. Sa langue baladeuse explorait toute ma queue puis elle se mit à resserrer son étreinte sur ma bite et commença à accélérer en l’avalant tout entière tout en me caressant les testicules. Mon plaisir était décuplé par son regard noir profond qui me fixait…

Je sentais que mon orgasme était proche. Il montait lentement mais puissamment. Tous mes sens étaient en alerte. J’allais jouir. Je la prévins, mais elle posa aussitôt sa main sur ma poitrine, comme pour me dire :

–  Ne bouge pas…

Et ce geste me fit éjaculer dans cette bouche chaude et humide. J’avais l’impression que je la remplissais. Puis un deuxième jets, et elle prit tout, ne perdant rien, avalant sans hésitation…

Elle se redressa, ouvrit la bouche pour me montrer qu’il ne restait rien, ou presque rien, de mon sperme puis m’embrassa, mélangeant nos salives et ma semence. C’était une première pour moi et je devais avouer que j’avais aimé.

Nous nous allongeâmes face à face, les yeux dans les yeux, sa main me caressant tendrement l’intimité. Je réalisai honteusement que je ne savais rien d’elle, même pas son prénom. Sans me démonter, je lui dis :

–  Enchanté beauté, je me présente, moi c’est Richard… et à qui ai-je l’honneur ?

Elle éclata de rire en me disant :

–  T’es un comique en plus ! Ben… moi, je suis Raquel.

Je m’en doutais. Une belle petite Espagnole bien typée, lui répondis-je en l’embrassant.

Puis, tout doucement, nous fîmes l’amour encore et encore, tendrement, fusionnellement, en anticipant le désir de l’autre. Nos corps se mêlaient, se caressaient, s’enivraient de cette douceur qui se dégageait de cette rencontre à peine permise. Nous avions l’impression d’être en parfaite phase sexuellement.

Au petit matin, nous fîmes une fois de plus l’amour et ce fut avec une certaine obligation que nous rentrâmes sur Nîmes. Je lui offris un petit déjeuner sur l’avenue Feuchères.

Nous retournâmes à la voiture pour prendre ses affaires et, curieusement, elle ouvrit la boîte à gants et en sortit une petite culotte qu’elle me tendit en me disant, avec son sourire toujours ravageur :

–  Comme tu es marié, je ne te donne pas mon numéro de téléphone… mais tu auras un souvenir de Raquel…

Je la portai instinctivement à mon visage pour sentir son odeur printanière.

Des regards prolongés, un dernier baiser. Je passai ma main dans ses cheveux en lui souhaitant beaucoup de bonheur. Nos mains se lâchèrent.

La certitude troublante que certaines rencontres, brûlantes et brèves, n’avaient pas besoin de promesses pour s’inscrire à jamais dans le corps et la mémoire. 

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