L’immeuble de la rue Pasteur 2 – Madame Duchênais

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Publié par Mathusalem

Temps de lecture : ~ 13 min

2 – Madame Duchênais

Madame Duchênais faisait partie des plus anciens occupants de l’immeuble. C’était une élégante sexagénaire aux cheveux blancs et petites lunettes qui lui donnaient un air sévère, retraitée de je ne sais quelle administration, veuve depuis plusieurs années d’un haut fonctionnaire qui ne l’avait pas laissée dans le besoin. Enfant, elle m’impressionnait et me faisait un peu peur. Elle était pourtant aimable et maman admirait sa distinction.

Ce jour-là je croisai madame Duchênais dans le hall, chargée de nombreux sacs.
« Bonjour madame Duchênais, l’ascenseur est en dérangement. Je viens de mettre un panneau mais j’ai fait le nécessaire ; le dépanneur va passer et ça devrait rentrer dans l’ordre d’ici ce soir.
Mais je vais vous aider, vous êtes très chargée.
– Je te remercie, mon petit. J’ai fats des emplettes, ce n’est pas lourd mais c’est encombrant. »


Au quatrième étage, elle me fait entrer dans un salon cossu, me débarrasse des sacs, me remercie et me propose… une tasse de thé. A croire que l’immeuble s’est ligué pour me faire boire du thé ! Et comme un idiot, je n’ose pas refuser. Nous parlons de choses et d’autres, madame Duchênais me demande si ma mère sera bientôt de retour, pus elle passe du coq à l’âne :
« Puisque tu es là veux-tu me rendre un service ? Ma lampe de chevet ne fonctionne plus. J’ai changé l’ampoule sans résultat et mes compétences s’arrêtent là. Tu veux bien y jeter un coup d’œil ? »
Nous passons dans sa chambre. La prise de courant est dotée d’un fusible et je constate qu’il est grillé. Je pense en avoir un qui convient et dis à madame Duchênais que je vais le chercher.
En me redressant, je remarque au-dessus du lit un tableau, un nu féminin très réaliste. Madame Duchênais a suivi mon regard, un léger sourire se dessine sur ses lèvres.

Je reviens peu après et remplace le fusible. La lampe de chevet s’allume. Madame Duchênais me remercie. Pendant ma courte absence elle s’est changée, troquant son tailleur pour une tenue d’intérieur aussi élégante mais plus décontractée, ample pantalon noir et kimono coloré. Je jette encore un coup d’œil intrigué au tableau et nous regagnons le salon. Je dois encore accepter une tasse de thé mais quelque chose me chiffonne. Je me lance :
« Madame Duchênais, je trouve le tableau dans votre chambre très beau. Et je trouve que le visage de cette femme a une ressemblance avec le vôtre.
– Ah, tu as remarqué ça, mon petit. Le visage, oui… Pour le corps ce serait une autre affaire ! (Elle a un petit rire) C’est bien moi en effet… avec quelques années de moins, bien entendu. Etudiante, j’ai posée quelques fois pour ce peintre. Cette toile est un cadeau de l’artiste auquel je tiens beaucoup et je suis touchée que tu l’ais remarqué. Ainsi que la ressemblance. Je crois que j’étais assez jolie à cette époque. »

Elle semble perdue dans ses pensées. Je dis maladroitement :
« Mais vous êtes toujours très belle.
– Tu es gentil, mon petit, mais je me sens parfois bien vieille.
– Mais non, vraiment, madame Duchênais il ne faut pas dire ça ! »

Elle se lève brusquement, tire d’un meuble un album photo et me le présente. Je découvre des photos d’elle, jeune et très belle en effet. Elle reprend :
« Grâce à ce peintre, j’ai côtoyée… (elle rit encore et ajoute) enfin, côtoyée d’assez près des artistes, un musicien, un photographe… »
Elle s’interrompt, va chercher un album plus petit. Les photos d’elle y sont beaucoup plus érotiques et suggestives.
Elle semble m’avoir oublié, perdue dans ses pensées.
« J’aimerais parfois revenir à cette époque où je plaisais beaucoup.
– Mais vous pouvez encore plaire, madame Duchênais ! »

J’ai dit cela sans réfléchir tant il est vrai que ses photos avaient éveillé en moi quelque chose de troublant. Elle me fixa avec un air étrange.
« Vraiment ? Mais à qui ? »
Un sourire malicieux apparait sur son visage brusquement rajeuni. Elle plonge son regard dans le mien, pose une main sur ma cuisse et poursuit :
« A toi, par exemple ? Eh bien voyons ça. »
Nos bouches se rejoignent pour un baiser inattendu mais de plus en plus passionné.

L’instant d’après je suis de nouveau dans la chambre de madame Duchênais mais cette fois sur son lit et tous deux dans la plus complète nudité. J’admire son corps certes plus marqué par l’âge que celui du tableau et cependant toujours très désirable. Ses seins, de taille moyenne, sont fermes et à peine relâchés, son ventre plat, ses cuisses rondes. Une courte toison blanche parfaitement taillée couvre son pubis jusqu’au bord de sa vulve aux lèvres aux replis ocre rose. Son clitoris est comme une perle nacrée posée sur son écrin rose pâle. Elle m’attire à elle et je la pénètre doucement. Ma bite glisse lentement dans la chaleur moite de son vagin. Madame Duchênais accompagne mes va-et-vient de légers mouvements du bassin en psalmodiant « Ah, mon petit… mon petit… » Sa respiration se fait plus rapide, plus saccadée, elle se cambre sous moi en poussant un cri allant crescendo puis se laisse retomber, terrassée par l’orgasme. Je n’ai pas encore joui, je me retire brièvement puis la reprend ; je donne encore quelques coups de rein énergiques qui lui procurent un second orgasme tandis que j’éjacule dans sa chatte secouée de contractions.
Elle me repousse doucement pour se libérer de mon poids.
« Oh, merci mon petit, tu m’as donné un tel plaisir !
– Mais vous aussi, madame Duchênais.
– Cesse de me donner du Madame et appelle-moi Elisabeth… ou Betty, c’est ainsi que m’appelaient mes amants, dans ma jeunesse. »


Elle enfile son kimono, je me rhabille et nous repassons au salon. Je crains un instant de devoir reboire du thé mais Betty prend deux verres et une bouteille dans un meuble bas.
« Je crois qu’un peu d’armagnac s’impose à ce stade. Mon mari était amateur d’armagnac. »
Nous buvons en silence. Je n’ai pas l’habitude des boissons fortes mais après ces émotion l’alcool me fait du bien. J’essaie de comprendre comment je me suis retrouvé à faire l’amour avec cette femme qui m’impressionnait tant jusque-là et qui aurait pu être ma grand-mère.
Elle me tire de mes réflexions :
« Est-ce que je peux encore te demander quelque chose, mon petit ?
– Bien sûr, Elisabeth.
– Surtout ne te crois pas obligé d’accepter, je comprendrais parfaitement un refus. Est-ce que tu veux bien revenir me voir ce soir ? J’aimerais que nous passions la nuit ensemble, ça me ferait extrêmement plaisir.
– Oh, à moi aussi, mada… Elisabeth. »

J’ai répondu spontanément : elle sourit.
« C’est très bien. Alors à ce soir, mon petit.
– Mais j’ai chaque soir un appel de ma mère à 9 heure. Je viendrai aussitôt après.
– C’est parfait.

Ah, une chose encore. Je compte sur ton entière discrétion. Je veux bien être une vieille dame indigne, mais je tiens à conserver ma réputation ! »
Nous rions tous les deux et je l’assure qu’elle peut compter sur moi.

J’attends la fin de journée dans une grande excitation et avec impatience. Les quelques relations que j’ai eues ne m’ont encore jamais amené à passer une nuit avec une fille. A 21 heure maman m’informe que la santé de mamie s’améliore mais qu’elle a encore besoin de sa présence et me demande si tout va bien dans l’immeuble. Je lui dis que je vais prendre une douche et me coucher aussitôt après son coup de fil. Je ne précise évidemment pas que ce sera avec la très distinguée madame Duchênais.

Elisabeth m’accueille cette fois dans un ensemble kimono et pantalon bleu de Chine. Elle me demande si je veux boire quelque chose. Je décline l’invitation.
« Alors passons dans ma chambre si tu veux bien.
Il faut que je te dise que je n’ai partagé mon lit avec personne depuis que mon mari est parti. Tu es le premier avec lequel j’aie refais l’amour, Denis mon petit. »

Je remarque que c’est la première fois qu’elle me donne mon prénom.
– Elisabeth, moi aussi je dois vous dire…
– Te dire, Denis, te dire ! Tu peux me tutoyer, s’il te plait.
– Te dire que je n’ai jamais passé la nuit avec une femme. Ce sera la première fois.
– Oh, mais c’est une grosse responsabilité qui m’incombe ! Il faudra que tu gardes un bon souvenir de cette nuit ! »

Nous gagnons la chambre. Elisabeth allume la lampe de chevet et feint de constater :
« Le réparateur a été parfait ! »
Nous rions et roulons sur le lit. Nous échangeons un long baiser, nous déshabillons en hâte et nous étreignons. Elle égraine ensuite une succession de petits baisers sur ma poitrine, sur mon ventre, descend encore. Ce peut-il qu’elle veuille… Immobile, je retiens mon souffle. Je suis au paroxysme de l’érection lorsqu’elle dépose un baiser sur mon gland. Elle le prend dans la bouche tandis que sa main glisse le long de ma verge. Jusqu’à ce jour comment aurais-je pu imaginer, même dans mes fantasmes adolescents, me faire sucer par la très distinguée madame Duchênais ? Je suis dans tous mes états. Mais cela me donne de l’assurance, et je veux me ménager pour tenir toute la nuit durant. Sentant venir l’éjaculation j’interrompt délicatement Elisabeth, la fait basculer et je me penche à mon tour sur son pubis. Comprenant mes intentions elle réagit :
« Oh, Denis, tu veux vraiment… »
Je ne lui laisse pas le temps d’achever sa phrase. Ma bouche se pose sur sa vulve. Elle écarte les cuisses, plie les genoux et s’offre à mon cunnilingus. L’odeur de sa chatte est grisante, un peu marine et se mêle à un parfum de sa toison blanche que j’identifierai plus tard comme le mythique N°5 de Chanel, parfum qui demeurera toujours pour moi associé au sexe de Betty. Ma langue explore son vagin, en fouille l’intimité, atteint le clitoris. Elisabeth est parcourue de frissons, elle se cambre, se tortille sous l’effet de ce cunni. Elle atteint l’orgasme dans un cri perçant, se détend en gémissant « Oooh, Denis… »
A présent j’ai hâte de jouir à mon tour. A genoux entre ses jambes je saisis Elisabeth par les hanches, l’attire à moi et la pénètre. Elle me saisit la taille, mains crispées. Je n’ai à donner que quelques coups de reins pour qu’elle ait un nouvel orgasme alors que je déverse mon sperme dans son vagin trempé de cyprine.
Nous jouons encore un peu, caresses, doigtage, branlette… Nous baisons à nouveau, cette fois c’est elle qui me chevauche. Mais nous finissons par nous endormir dans les bras l’un de l’autre.

Je me réveille. La pendulette près de la lampe de chevet indique 4 heure 50. Betty dort contre moi. Je revois tout ce qui s’est passé depuis qu’hier j’ai changé ce fusible. Je n’y croirais pas si Betty n’était pas là, dans le lit, plus qu’à demi découverte. Et tout ce que nous avons fait sans retenue. Une idée folle me vient à l’esprit : il t a une chose que je n’ai jamais osé faire, je n’ai jamais sodomisé une fille. Au point où nous en sommes, ne serait-il pas possible d’essayer ? Je n’arrive plus à m’ôter cette idée de la tête. Elisabeth change de position, couchée sur le flanc elle me tourne le dos. Je repousse la couette, découvre ses fesses. Je les caresse délicatement, je suis du doigt la raie, j’atteins la rosette serrée, la titille, accentue la pression. Elisabeth bouge un peu, se réveille, réalise ce que j’ai l’intention de faire.
« Tu ne dors pas ? Et tu veux me…
Tu sais, il y a si longtemps qu’on ne m’a pas fait ça. Gilbert, mon mari, n’appréciait pas cette pratique. Tu veux vraiment ?
– Je ne l’ai jamais fait…
– (Elle rit) Eh bien décidément c’est le jour des grandes premières !
Mais attends une minute. »

Elle se lève vivement, va dans la salle de bain et revient avec un petit pot en verre.
« Cette crème cosmétique fera l’affaire. Une lubrification est préférable pour plus de confort. »
Avec naturel elle s’applique elle-même le produit, m’en passe sur le sexe et se remet sur le flanc pour me présenter ses fesses.
« Fais très doucement, s’il te plaît, je n’ai plus l’habitude. »
Je viens mettre ma bite au contact de son anus. J’hésite ; j’ai le trac. Ma verge en érection va-t-elle entrer dans un si petit orifice ? Je la tiens fermement et exerce une pression. Mon gland pénètre et j’accentue un peu la poussée. Mon membre pénètre lentement dans l’étroit conduit qui l’étreint, y disparait ; mon ventre est collé contre les fesses d’Elisabeth qui respire fortement. Surpris de m’être introduit en elle si aisément je reste immobile. Elle m’encourage d’une voix étouffée :
« C’est bien, mon petit, continue. »
Allongé derrière elle, j’entame un va-et-vient régulier, ma bite glisse sans difficulté, beaucoup plus serrée que dans une chatte. La sensation en est un peu différente mais j’aboutis bientôt au même résultat, une abondante éjaculation. Betty a joui aussi mais moins violemment qu’auparavant, me semble-t-il.
« Ah Denis, tu m’as fait ressentir des sensations oubliées depuis longtemps ! Et toi, es-tu satisfait ?
– Oh oui, Betty, je suis si content !  Merci. »


Au réveil nous refaisons l’amour puis Elisabeth nous prépare du café.
« Tu sais, Denis, tu m’as fait vivre une nuit très agréable. Je ne pensais plus retrouver un tel plaisir.
Et j’espère que toi, tu n’oublieras pas cette première nuit.
– Oh non, je ne risque pas de l’oublier !
– Pour moi ce fut avec le peintre du tableau. J’étais jeune. Et vierge. »
ajoute-t-elle rêveuse.

Au moment de nous quitter elle me dit qu’elle sera très heureuse si j’ai envie de passer quelquefois la nuit avec elle. Je l’assure que c’est réciproque. Je m’apprête à sortir quand nous entendons le voisin, un homme âgé, fermer sa porte à clé et se diriger vers l’ascenseur en parlant à son chien. Nous attendons qu’il ait disparu, Betty me dit à mi-voix :
« Bonne journée, mon petit.
-A vous aussi, madame Duchênais »
dis-je et nous échangeons un clin d’œil complice.

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